3.1 Eaux usées#
- Le raccordement au réseau public est obligatoire par un dispositif de type séparatif même si le réseau est unitaire.
- En as d’a se e de réseau collectif, un dispositif autonome devra être installé, conformément à la réglementation en vigueur.
3.2 Eaux pluviales et ruissellement#
- Les eaux pluviales doivent être récupérées ;
- La récupération et la réutilisation des eaux pluviales pour des usages non domestiques est autorisée ;
- Les eaux pluviales doivent être absorbées en totalité par le terrain, si la perméabilité est suffisante ;
- E as d’i possi ilit d’i filt atio , tout p ojet ett a e œuv e u e up ation, une rétention et une régulation des eaux pluviales ; le ejet des eau pluviales s’effe tue a de préférence vers le milieu naturel ; e as d’i possi ilit , les eau pluviales seront orientées, après régulation, sous réserve d’a o d de la olle tivit , vers un réseau séparatif des eaux pluviales et en dernier ressors et gale e t sous se ve d’a cord de la collectivité dans un réseau unitaire ;
- Le raccordement au réseau public est obligatoire par un dispositif de type séparatif ;
- Les aménagements nécessaires sont à la charge des constructeurs ; Si essai e l’ va uatio des eau doit t e asso tie d’un pré traitement.
4. RESEAUX SECS, TELECOMS ET AMENAGEMENT NUMERIQUE Les réseaux et branchements de réseaux doivent être, autant que possible, établis en souterrain.
Annexes#
Annexe 1 : lexique#
Règlement – Ela oratio du PLU d’Ar e a t
AFFOUILLEMENT ET EXHAUSSEMENT Travaux consistant à creuser ou à remblayer le sol. Ils ne sont soumis à aucune autorisation, sauf s'ils affectent une surface supérieure à 100 m² et un niveau (en profondeur ou en hauteur) de plus de 2 mètres.
ALIGNEMENT L'alignement est la procédure par laquelle l'autorité administrative fixe la limite du domaine public routier, au droit des propriétés riveraines. Il a pour objet à la fois de protéger le domaine public contre les empiétements des particuliers et de modifier unilatéralement les limites existantes des voies. Il est réglementé par les articles L.112-1 et suivants du Code de la voirie routière.
AMENAGEUR A teu de l’i o ilie , de statut pu li ou privé, dont la fonctio est d’a hete des te ains à urbaniser ou à ré u a ise , d’e est u turer le parcellaire et d’ éaliser les équipements, en particulier la viabilisation, pour les revendre comme terrain à bâtir.
BATIMENT ANNEXE Est considéré comme bâtiment annexe, toute construction dépendant du bâtiment principal, qui lui est ou non accolé (exemple pour la fonctio d’ha itat : les pis i es, ga ages et a is… .
BADIGEON M la ge à ase de hau atu elle dilu e à l’eau ou lait de hau ui sert comme peinture de finition extérieure des maçonneries. Le badigeon peut être coloré avec des terres naturelles. Sa fonction est de p ot ge l’e duit pou u effet d oratif.
BARDAGE Revêtement d'un mur, réalisé en matériaux minces de charpente (bois), de couverture (tuiles, ardoises) ou métallique.
Certificat d'urbanisme#
Le certificat d'urbanisme indique les dispositions d'urbanisme et les limitations administratives au droit de propriété et le régime des taxes et participations d'urbanisme applicables à un terrain ainsi que l'état des équipements publics existants ou prévus. Lorsque la demande précise l'opération projetée, en indiquant notamment la destination des bâtiments projetés et leur superficie de plancher, le certificat d'urbanisme précise si le terrain peut être utilisé pour la réalisation de cette opération.
La localisation approximative du projet dans l’u it fo i e doit t e i di u e o fo du ode de l’u a is e .
e t à l’a ticle R.410-
Certificat d'alignement#
Le certificat d'alignement est l'acte par lequel l'administration indique à un propriétaire riverain les limites précises de la voie publique par rapport à sa propriété.
CHAUX Liant obtenu par la calcination de calcaires plus ou moins siliceux.
COEFFICIENT D’EMPRISE AU SOL (CES) Rapport entre la surface occupée par la construction et la surface de la parcelle.
CONSTRUCTIONS LEGERES La construction légère est une construction réalisée de manière à être démontable ou transportable.
Document qui permet de signaler à l'administration l'achèvement des travaux et la conformité de la construction par rapport à l'autorisation d'urbanisme accordée. Elle doit obligatoirement être effectuée une fois que les travaux sont terminés.
Déclaration prealable de travaux#
Formalité s'imposant aux travaux de faible importance réalisés sur ou dans un bâtiment.
Les travaux, installations et a age e ts ui doive t t e p pa l’a ti le R.421- du ode de l’u anisme.
d s d’u e d la atio p ala le so t définis
Destination et sous-destinations#
L’a ticle R.151-27 du code de l’urbanisme fixe les nouvelles destinations des constructions (le règlement du PLU a été rédigé sur la base des nouvelles destinations et non en référence à l’a ie a ti le R. -9 du code de l’u a is e :
- 1° Exploitation agricole et forestière ; - 2° Habitation ; - 3° Commerce et activités de service ; - 4° Equipements d'intérêt collectif et services publics ; - 5° Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire.
Afi d’app ie s’il y a ou non un changement de destination, il co vie t d’a o d d’e a iner la destination de la construction puis de qualifier la desti atio du p ojet. Il a ha ge e t de desti atio lo s u’u âti e t existant passe d’u e des catégories à une autre de ces catégories.
L’a ti le R. -28 fixe les nouvelles sous-destinations des desti atio s de o st u tio s p vues à l’a ti le R.151-27 :
- 1° Pour la destination " exploitation agricole et forestière " : exploitation agricole, exploitation forestière ;
- 2° Pour la destination " habitation " : logement, hébergement ; - 3° Pour la destination " commerce et activités de service " : artisanat et commerce de détail, restauration, commerce de gros, activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle, hébergement hôtelier et touristique, cinéma ; - 4° Pour la destination " équipements d'intérêt collectif et services publics " : locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés, locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés, établissements d'enseignement, de santé et d'action sociale, salles d'art et de spectacles, équipements sportifs, autres équipements recevant du public ; - 5° Pour la destination " autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire " : industrie, entrepôt, bureau, centre de congrès et d'exposition.
Les locaux accessoires sont réputés avoir la même destination et sous-destination que le local principal (R.15129 du code de l’u a is e).
Égout du toit#
Limite basse d'un pan de couverture, vers laquelle ruissellent les eaux de pluie.
EMPRISE AU SOL L’e p ise au sol est d fi ie pa l’a ti le R. -1 du code de l’u a is e : L'e p ise au sol […] est la p oje tio ve ti ale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements.
ENDUIT Revêtement superficiel (environ 2 cm pour les enduits traditionnels) constitué de ciment et/ou de chaux hydraulique, destiné à recouvrir une paroi, afin d'en homogénéiser la surface et de l'imperméabiliser.
ESSENCES LOCALES OU INDIGENES Les essences locales ou indigènes correspondent aux espèces de pla tes a ustes et a es ue l’o t ouve à l’ tat naturel, ou dans les haies o ag es lo ales. Elles o t l’ava tage d’ t e très adaptées aux conditions édaphiques (caractéristiques des sols) et climatiques du territoire.
- Voir la liste des essences indigènes en annexe.
FAITAGE Arrête horizontale formée par la jonction supérieure de deux pans de toiture.
HAUTEUR DE CONSTRUCTION Dimension verticale limite que doivent respecter les constructions, elle est exprimée en mètre.
LIMITES SÉPARATIVES Limites autres que l'alignement d'une voie et séparant une unité foncière de sa voisine.
PAREMENT Face d'un élément de construction conçue pour rester apparente, le parement assure la finition de la paroi.
PERMIS DE CONSTRUIRE Le permis de construire est l’a te ad i ist atif i dividuel pa le uel l’autorité administrative autorise une o st u tio ap s avoi v ifi u’elle espe te les gles d’u a is e appli a les au lieu p vu pou so implantation. Il est généralement exigé pour tous les travaux de grande ampleur.
Permis de démolir#
Le permis de démolir est une autorisation administrative qui doit être obtenue préalablement à la démolition partielle ou totale de tout bâtiment. Toutefois, certaines démolitions peuvent être réalisées sans l'octroi du permis de démolir.
Permis d’amenager#
Les articles R.421-19 et suivants du ode de l’u a is e d fi isse t les travaux, installations et aménagements sou is à pe is d’a age . Il s’agit ota e t des lotissements qui prévoient la création ou l'aménagement de voies, d'espaces ou d'équipements communs internes au lotissement ou qui sont situés dans un site classé ou dans un secteur sauvegardé (non exhaustif).
Servitude d’utilité publique#
Fondées sur la préservation de l’i t t général, les servitudes d’utilit pu li ues vie e t li ite l’e e i e du droit de propriété. Elles o t pou o je tif, soit de ga a ti la p e it , l’e t etien, le fonctionnement, l’e ploitatio d’u e i stallatio d’i t t g al (faisceaux hertziens, ol odu s, … , soit de p otéger un espace particulièrement précieux pour la collectivité (réserves natu elles, sites lass s, o u e ts histo i ues… .
Surface de plancher#
La surface de plancher de la construction est définie par l’a ti le R.111-22 du code de l’u a is e. Elle se substitue aux notions de SHOB et SHON.
Elle est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction :
1° Des surfaces correspondant à l'épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ;
2° Des vides et des trémies afférentes aux escaliers et ascenseurs ;
3° Des surfaces de plancher d'une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 mètre ;
4° Des surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d'a s et les ai es de a œuv es ;
5° Des surfaces de plancher des combles non aménageables pour l'habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial ;
6° Des surfaces de plancher des locaux techniques nécessaires au fonctionnement d'un groupe de bâtiments ou d'un immeuble autre qu'une maison individuelle au sens de l'article L. 231-1 du code de la construction et de l'habitation, y compris les locaux de stockage des déchets ;
7° Des surfaces de plancher des caves ou des celliers, annexes à des logements, dès lors que ces locaux sont desservis uniquement par une partie commune ;
8° D'une surface égale à 10 % des surfaces de plancher affectées à l'habitation telles qu'elles résultent le cas échéant de l'application des alinéas précédents, dès lors que les logements sont desservis par des parties communes intérieures.
Annexe 2 : liste indicative des especes d’arbustes et arbres indigenes#
(recherche par commune des espèces spontanées – Conservatoire Botanique national du bassin parisien)
Liste des arbustes aubépine monogyne bois de Sainte-Lucie buis piquant charmille chèvrefeuille des haies cornouiller mâle cornouiller sanguin cytise épine-noire ou prunellier épine-vinette fusain d'Europe genévrier commun groseillier des Alpes groseillier à maquereau houx nerprun des Alpes nerprun purgatif noisetier rosier des champs rosier rude sureau noir troëne viorne mancienne viorne obier
Liste des arbres alouchier charme chêne pédonculé chêne pubescent chêne sessile cormier a le à feuille d’o ie érable champêtre érable plane érable sycomore frêne élevé frêne orne (à fleurs) hêtre petit orme pommier sauvage robinier faux-acacia saule blanc saule marsault sorbier alisier tilleul à petites feuilles tilleul à grandes feuilles
Annexe 3 : nuancier#
Ce nuancier est destiné à orienter les choix de couleurs pour les façades sur le territoire de la commune d’ARCENANT. Il est applicable pour toutes les zones du PLU et concerne aussi bien les constructions neuves, que les rénovations et réhabilitations.
L’ide tité du village d’Ar e a t Rappelons que la commune d’A e a t se situe sur le plateau bourguignon, à la charnière entre la montagne et les Hautes-Côtes. La pierre calcaire est particulièrement utilisée dans le bâti traditionnel. Les pierres sont souvent apparentes.
Choix des matériaux et des couleurs
1. La prise en compte de l'environnement L'observation et la prise en compte des éléments du paysage et des édifices voisins est nécessaire pour un choix cohérent des couleurs et des matériaux.
2. La composition globale de la façade Une chronologie est à respecter dans le choix des couleurs, d'abord celle de la toiture choisie au regard des toitures alentours. On définit ensuite les matériaux et couleurs de la façade et des modénatures et enfin les couleurs des menuiseries et ferronneries. Le soubassement peut être coloré dans une teinte plus soutenue que le reste de la façade (salissures). L'encadrement, à l'inverse, peut être coloré dans une teinte plus claire.
3. Les associations de couleurs Les choix de couleurs peuvent se construire sur le principe du d g ad d’u e ou de deu tei tes Dans tous les cas, les associations de couleurs doivent être harmonieuses.
ai u .
Exemple d'association de couleurs
4. La perception de la couleur La couleur apparaît différemment selon la technique utilisée pour colorer la façade (enduits et badigeons) et selon le support. En effet, une surface lisse réfléchit plus fortement la lumière, donc a tendance à éclaircir la couleur, alors qu'une surface structurée ou rugueuse a tendance à la foncer. De même, l'orientation du bâti à la lumière est à prendre en compte. Une même couleur apparaîtra plus claire sur une surface exposée plein sud.
Nuancier façades
Les échantillons de cette fiche sont produits à titre indicatif. Il faudra impérativement se rapporter aux couleurs du nuancier RAL normalisé.
Cette palette concerne les couleurs des murs (enduits, badigeons, bardages) et de toutes les parties maçonnées. Elle est applicable pour toutes les zones du PLU.
Les références RAL sont les teintes de base autorisées à être utilisées pour les mélanges et dégradés composant les couleurs des façades.
Les couleurs vives et foncées pures ne pourront pas être ises e œuv e telles uelles. D’u e a i e générale les tons de blanc, beige, ocre, jaune, orange et gris rappelant les teintes naturelles de pierres sont autorisées. Toutefois, les blancs purs sont interdits.
En zone agricole (A), les bardages des bâtiments agricoles pourront en outre présenter les couleurs suivantes :
(RAL 7030) (RAL 7031) (RAL 7032) (RAL 7033)#
Lexique nuancier
Badigeon : M la ge à ase de hau atu elle dilu e à l’eau ou lait de hau ui sert comme peinture de finition extérieure des maçonneries. Le badigeon peut être coloré avec des terres naturelles. Sa fonction est de p ot ge l’e duit pou u effet d o atif.
Bardage : Rev te e t d’u u e t ieu e at iau de ouve tu e ois ou tôle) généralement mis en place par fixation mécanique sur ossature bois ou métallique.
Enduit (extérieur ou de façade) : Mortier avec lequel on recouvre une paroi de maçonnerie brute, appelée suppo t. Il a plusieu s fo tio s, telles ue l’u ifo isation et la planéité des parois de maçonnerie ou encore la fi itio esth ti ue de la façade. L’e duit à base de ciment imperméabilise le mur. A contrario, un enduit à base de chaux assu e u e pe a ilit et ga a tit les ha ges d’ai . Il est de fait e ommandé pour enduire les bâtiments traditionnels.
Ferronnerie : Ouvrage en fer ou autres métaux (grilles, ferrures, balustres et a pes…
Modénature : Ensemble des éléments architecturaux et des proportions qui composent et animent la façade : corniche, encadrements, appui de baie, éléments en relief...
Annexe 4 : elements de cadrage pour la prise en comtpe de la connaissance du risque des mouvements de terrains#
Voir document joint, en particulier les objectifs et exige es de l’ tude g ote h i ue, donnés en annexe 1 et 3 du document.
Juin 2019
ATLAS DES MOUVEMENTS DE TERRAINS DE LA CÔTE-D’OR Éléments de cadrage pour la prise en compte de la connaissance du risque des mouvements de terrains aux décisions individuelles d’urbanisme (application de l’article R.111-2 du code de l’urbanisme)
Introduction
Les mouvements de terrains présentés dans le rapport technique du CEREMA sont des phénomènes naturels, dont la probabilité d’occurrence et l’intensité sont difficiles à réduire. Afin de limiter les risques, il convient donc d’agir le plus en amont possible sur les enjeux et leur développement.
Dans ce cadre, les services de la Direction Départementale des Territoires de la Côte-d’Or ont défini des mesures de prévention pour l’urbanisme, adaptées à ces phénomènes naturels et à leur niveau d’aléa.
Ces mesures permettent d’éclairer les autorités compétentes en matière d’aménagement du territoire, mais également l’ensemble des citoyens, dans leurs projets d’aménagement, afin de prendre en compte les spécificités du milieu naturel.
Lorsqu’un projet se situe dans une zone à risque de mouvements de terrain, il devra donc être fait application de l’article R.111-2 du code de l’urbanisme en s’appuyant sur les mesures adaptées et définies dans le présent document.
Pour des raisons de facilité d’usage, le présent document est rédigé selon une syntaxe qui pourrait être perçue comme prescriptive. Il n’en est rien puisque ce document n’est pas juridiquement opposable. En effet, il a pour seule vocation de faciliter la prise en compte des risques par les territoires dans les projets.
N.B. : il est rappelé que l’atlas des mouvements de terrain peut opportunément être complété par la mise en œuvre d’investigations complémentaires locales afin de préciser spatialement certains risques à une échelle inférieure à l’échelle de réalisation de l’atlas départemental (1/25000ème). Ces études affinées prennent également tout leur sens dans les secteurs d’aléas identifiés comme importants (de l’aléa fort à très fort) dans la mesure où les conditions d’urbanisme définies dans ces secteurs s’attachent au principe d’inconstructibilité.
Informations générales
Les mouvements de terrains sont des déplacements plus ou moins brutaux du sol ou du sous-sol d’origine naturelle ou anthropique. L'atlas départemental de la Côte-d’Or s’attache à recenser, caractériser et hiérarchiser les quatre grandes familles d’aléas mouvements de terrains suivants :
- les affaissements et effondrements,
- les glissements de terrains,
- les éboulements et chutes de blocs,
- les érosions de berges.
Les affaissements et les effondrements sont induits par la présence de cavités souterraines, de tailles variables (du mètre à la dizaine de mètres), qui restent souvent invisibles en surface et qui peuvent être interconnectées ou isolées. L’affaissement correspond à une dépression topographique en forme de cuvette due au fléchissement lent des terrains de surface. L’effondrement est une rupture brutale de la partie supérieure d’une cavité qui crée littéralement un « trou » à la surface du sol. Deux phénomènes naturels peuvent être à l’origine de la formation de ces cavités : la karstification (dissolution de roches calcaires, de gypses ou de sels) et la suffosion (érosion mécanique dans des formations sédimentaires meubles).
Les glissements de terrains sont des déplacements à vitesse variable d’une masse de terrain le long d’une surface de rupture généralement courbe ou plane. Les conditions d'apparition du phénomène sont liées à la nature et à la structure des terrains, à la morphologie du site, à la pente topographique et à la présence d’eau. Les matériaux affectés sont très variés (roches marneuses ou schisteuses, formations tertiaires altérées…) mais globalement la présence d’argile en forte proportion est toujours un élément défavorable compte tenu de ses mauvaises caractéristiques mécaniques. La saturation des terrains en eau (présence de sources, fortes précipitations, fonte des neiges brutales) joue aussi un rôle moteur dans le déclenchement de ces phénomènes.
Les éboulements et les chutes de blocs sont des mouvements rapides, discontinus et brutaux résultant de l’évolution naturelle des falaises et des versants rocheux (action de la pesanteur affectant des instabilités rocheuses ou des matériaux rigides et fracturés tels que calcaires, grès, roches cristallines…). Le démantèlement des falaises est favorisé par le développement des systèmes racinaires, le lessivage des fissures par les eaux de pluie ou de ruissellement et l'alternance des cycles gel/dégel.
Les érosions de berges sont des phénomènes de vitesses variables affectant la morphologie des berges et des bords des cours d'eau. Ils résultent de deux causes principales conduisant au glissement ou à l’éboulement des berges : la force érosive de l’écoulement de l’eau qui sape le pied des rives ou l’enfoncement des cours d’eau au fil du temps. Ces phénomènes peuvent être accentués en cas d'épisodes pluviométriques intenses ou lors d'actions anthropiques (raidissement des berges, modification du lit naturel du cours d’eau…).
Lorsque l’instructeur du droit des sols identifie une demande d’autorisation d’urbanisme en zone sensible au risque mouvements de terrain (aléas moyen à très fort), il veillera à ce que le dossier comprenne des informations précises sur l’état du terrain (topographie, nature du sol, présence de cavités, thalwegs…) qui peuvent prendre la forme d’une note descriptive, de photos, de cartographies, de relevés topographiques... Bien que ces éléments ne fassent pas partie de la liste des pièces obligatoires à fournir, ils sont indispensables pour pouvoir appréhender plus finement le niveau de risque auquel est exposé le projet.
Il est à noter qu’en cas d’empiétement d’un projet sur deux zones d’aléa, il faut tenir compte de l’aléa le plus contraignant pour l’application des mesures d’urbanisme.