Dispositions générales
-41. Préambule
1.1 - STRUCTURE DU RÈGLEMENT ÉCRIT Le présent règlement écrit comprend :
- Des dispositions générales applicables à l’ensemble du territoire couvert par le PLU.
C’est l’objet de la 1ère partie du règlement. Ces dispositions générales comprennent : - La définition des différentes zones (zones urbaines, zones à urbaniser, zones agricoles, zones naturelles et forestières) identifiées sur le territoire couvert par le PLU. - Le lexique des termes utilisés dans le règlement du PLU. - Les dispositions communes à toutes les zones, comprenant des règles graphiques d’une part et des règles écrites d’une part.
- Le règlement des zones comprenant les règles spécifiques applicables dans chacune des 11 zones du PLU (UA, UB, UB1, UE, 1AU, 1AUE, A, AP, AL, N, NP). C’est l’objet de la 2ème partie du règlement. Ces règles spécifiques complètent ou le cas échéant se substituent aux règles communes définies dans la 1ère partie du règlement.
3. Je lis les règles spécifiques à la zone dont relève le terrain objet de mon projet de travaux pour connaître les règles spécifiques à respecter.
4. Si mon projet est concerné par un élément patrimonial identifié au règlement graphique, je lis également les règles spécifiques applicables au patrimoine, à respecter.
5. Dans tous les cas, je respecte les servitudes qui peuvent être applicables, lesquelles sont constitutives de règles.
Rappel : en plus du règlement, je consulte également le contenu des OAP thématiques applicables sur l’ensemble du territoire et, si le terrain d’assiette de mon projet est compris dans le périmètre d’une OAP sectorielle, j’applique aussi les dispositions qui y sont définies, en plus de celles du règlement.
Les illustrations du présent règlement ont une fonction pédagogique et illustratrice.
- Les règles spécifiques au patrimoine applicables au patrimoine identifié au plan de zonage. C’est l’objet de la 3ème partie du règlement. Ces prescriptions ont pour objet d’assurer la protection et/ou la mise en valeur des éléments du patrimoine identifiés. Elles complètent ou le cas échéant se substituent aux règles communes (1ère partie du règlement) ainsi qu’aux règles spécifiques des zones (2ème partie du règlement).
- Les annexes au règlement du PLU dont la liste figure ci-dessous :
1.2 - MODE D’EMPLOI DU RÈGLEMENT ÉCRIT 1. Je détermine à l’aide du plan de zonage (pièce 3.2) la zone dont relève le terrain objet de mon projet de travaux et les règles graphiques qui y sont éventuellement identifiées. 2. Je lis les règles communes applicables à toutes les zones pour connaître les prescriptions à respecter.
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-52 - Dispositions générales
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-62. Dispositions générales
2.1 - Champs d’application territorial du plan local d’urbanisme
Le présent règlement s’applique à l’ensemble du territoire de la commune d’Auragne.
Il est établi conformément aux dispositions des articles L. 151-1 et suivants et R. 151-1 et suivants du code de l’urbanisme.
Les règles édictées par le PLU sont opposables à toute occupation ou utilisation du sol qu’elle soit ou non soumise à déclaration ou à autorisation au titre du code de l’urbanisme.
L’exécution par toute personne publique ou privée, de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols doit être conforme au règlement écrit et graphique du PLU.
- R. 111-31 à R. 111-50 : camping, aménagement des parcs résidentiels de loisirs, implantation des habitations légères de loisirs et installation des résidences mobiles de loisirs et des caravanes ;
- R. 111-51 : dispositions relatives aux résidences démontables qui constituent l’habitat permanent de leurs utilisateurs ;
- R. 111-52 et R. 111-53 : dispositions particulières à la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, la Réunion et Mayotte.
2.3 - Division du territoire en zones
Lorsqu’un terrain est intégré dans le périmètre d’une OAP, tous travaux, occupations ou utilisations du sol doivent, en outre, être compatibles avec le contenu de la ou des OAP applicables.
Le contrôle de la conformité des demandes d’autorisation d’urbanisme au règlement du PLU et de leur compatibilité avec les OAP s’apprécie lors de l’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme.
Le territoire couvert par le Plan Local d’Urbanisme est divisé en quatre grandes zones : urbaines « U », à urbaniser « AU », naturelles « N » et agricoles « A ».
Ces quatre catégories peuvent être subdivisées en sous-zones afin d’adapter le dispositif réglementaire aux spécificités et aux objectifs des sites concernés, elles-mêmes pouvant comporter des secteurs spécifiques.
Les zones U sont les suivantes :
2.2 - Portée respective du règlement et des autres législations relatives à l’occupation des sols
Les règles du PLU se substituent à celles du Livre Ier - Titre Ier - Chapitre Ier de la partie réglementaire du code de l’urbanisme (Règlement National d’Urbanisme défini aux articles R. 111-1 à R. 111-53), à l’exception des règles d’ordre public, conformément à l’article R. 111-1, définies par les articles suivants continuant de s’appliquer :
- R. 111-2 : salubrité et sécurité publique ;
- R. 111-4 : sites archéologiques ;
- R. 111-21 et R. 111-22 : densité et reconstruction des constructions ;
- R. 111-23 et R. 111-24 : performances environnementales et énergétiques ;
- R. 111-25 : réalisation d’aires de stationnement ;
- R. 111-26 : protection de l’environnement ;
- UA : zone urbaine ancienne du centre-bourg ; - UB : zone urbaine d’extension récente à dominante résidentielle ; - UB1 : zone urbaine d’extension diffuse éloignée du centre-bourg ; - UE : zone urbaine d’équipements d’intérêt collectif et de services publics. Les zones AU sont les suivantes : - 1AU : zone à urbaniser à vocation d’habitat à court et moyen terme, comportant un secteur 1AUE d’équipements d’intérêt collectif et de services publics. La zone A :
- A : zone agricole, comportant un secteur AP protégé, et un secteur AL loisirs. Les zones N sont les suivantes :
- N : zone naturelle, comportant un secteur NP naturel protégé.
- R. 111-27 : respect du caractère des lieux ;
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-72. Dispositions générales
2.4 - DÉROGATIONS AU PLAN LOCAL D’URBANISME Article L. 152-3 et suivants du code de l’urbanisme
Les règles et servitudes définies par un plan local d’urbanisme peuvent faire l’objet d’adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes.
L’autorité compétente pour délivrer le permis de construire ou le permis d’aménager et prendre la décision sur une déclaration préalable peut, par décision motivée, dans des limites fixées par un décret en Conseil d’État, déroger aux règles du plan local d’urbanisme relatives à l’emprise au sol, à la hauteur, à l’implantation et à l’aspect extérieur des constructions. Ces dérogations sont listées aux articles L. 152-4 et suivants du c. urb. (permettre restauration d’un immeuble protégé monument historique, de travaux nécessaires à l’accessibilité des personnes handicapées, la mise en œuvre d’une isolation par l’extérieur, etc.).
2.5 - RÉGLEMENTATION RELATIVE AUX CLÔTURES Article R. 421-2 du code de l’urbanisme
Dans les zones naturelles et agricoles du présent document, sont dispensées de toute formalité les clôtures nécessaires à l’activité agricole ou forestière, en dehors des cas prévus à l’article R*421-12 (en raison de leur nature ou de leur très faible importance, sauf lorsqu’ils sont implantés dans un secteur sauvegardé dont le périmètre a été délimité ou dans un site classé). Toutes autres clôtures est soumise à déclaration préalable pour l’ensemble du territoire d’Auragne, en application de la délibération du conseil municipal en date du XXXX.
2.6 - TRAVAUX DE DÉMOLITION Les travaux de démolition sont soumis à permis de démolir pour l’ensemble du territoire d’Auragne, en application de la délibération du conseil municipal en date du XXXX.
prévisibles en disposent autrement.
2.8 - Travaux sur une construction existante non conforme à la règle d’urbanisme
Lorsque par son gabarit ou son implantation, un immeuble bâti existant n’est pas conforme aux règles et servitudes définies par le PLU, le permis de construire ne peut être accordé que pour des travaux qui ont pour objet d’améliorer la conformité de l’implantation ou du gabarit de cet immeuble, ou pour des travaux qui sont sans effet sur l’implantation ou le gabarit de l’immeuble.
2.9 - Application des règles du PLU dans le cas d’une division de propriété
Le règlement du PLU fait opposition à l’application de l’article R. 151-21 du code de l’urbanisme (dans la condition définie par le même article).
Dans le cas de lotissement ou dans celui de la construction sur un même terrain de plusieurs bâtiments dont le terrain d’assiette doit faire l’objet d’une division en propriété ou en jouissance, les dispositions des articles ci-dessous s’appliquent à chacune des parcelles issues de la division.
Les lotissements, qui constituent des opérations d’aménagement ayant pour but l’implantation de constructions, doivent respecter les règles édictées par le PLU, même s’ils n’ont pas pour objet ou pour effet que le détachement d’un lot d’une unité foncière à un stade où il n’existe pas encore de projet concret de construction. Un permis d’aménager ou une déclaration préalable pourra être refusée notamment lorsque, compte tenu de ses caractéristiques (telles qu’elles ressortent des pièces de la demande d’urbanisme), un projet de lotissement induirait une implantation de construction non-conforme aux règles d’urbanisme fixées par le PLU.
2.7 - Reconstruction des constructions à l’identique
2.10 - Orientations d’aménagement et de programmation (OAP)
Lorsqu’un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l’identique est autorisée dans un délai de dix ans nonobstant toute disposition d’urbanisme contraire, sauf si le plan local d’urbanisme ou un plan de prévention des risques naturels
Des dispositions particulières contenues dans les orientations d’aménagement et de programmation (thématique, sectorielle, etc.) sont applicables. Les périmètres d’application des OAP sectorielles sont reportées sur le règlement graphique du PLU.
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-82. Dispositions générales
2.11 - Emplacements réservés (ER)
Article L. 151-41 du code de l’urbanisme
Le règlement peut délimiter des terrains sur lesquels sont institués :
1° Des emplacements réservés aux voies et ouvrages publics dont il précise la localisation et les caractéristiques ;
2° Des emplacements réservés aux installations d’intérêt général à créer ou à modifier ;
3° Des emplacements réservés aux espaces verts à créer ou à modifier ou aux espaces nécessaires aux continuités écologiques ;
4° Dans les zones urbaines et à urbaniser, des emplacements réservés en vue de la réalisation, dans le respect des objectifs de mixité sociale, de programmes de logements qu’il définit ;
5° Dans les zones urbaines et à urbaniser, des servitudes interdisant, sous réserve d’une justification particulière, pour une durée au plus de cinq ans dans l’attente de l’approbation par la commune d’un projet d’aménagement global, les constructions ou installations d’une superficie supérieure à un seuil défini par le règlement. Ces servitudes ne peuvent avoir pour effet d’interdire les travaux ayant pour objet l’adaptation, le changement de destination, la réfection ou l’extension limitée des constructions existantes.
En outre, dans les zones urbaines et à urbaniser, le règlement peut instituer des servitudes consistant à indiquer la localisation prévue et les caractéristiques des voies et ouvrages publics, ainsi que les installations d’intérêt général et les espaces verts à créer ou à modifier, en délimitant les terrains qui peuvent être concernés par ces équipements. Les emplacements réservés sont reportés sur le règlement graphique du PLU.
2.12 - Espaces boisés classés (EBC)
Article L. 113-1 et L. 113-2 du code de l’urbanisme
Les plans locaux d’urbanisme peuvent classer comme espaces boisés, les bois, forêts, parcs à conserver, à protéger ou à créer, qu’ils relèvent ou non du régime forestier, enclos ou non, attenant ou non à des habitations. Ce classement peut s’appliquer également à des arbres isolés, des haies ou réseaux de haies ou des plantations d’alignements. Le classement interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.
Nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d’autorisation de défrichement prévue au chapitre Ier du titre IV du livre III du Code forestier.
Il est fait exception à ces interdictions pour l’exploitation des produits minéraux importants pour l’économie nationale ou régionale, et dont les gisements ont fait l’objet d’une reconnaissance par un plan d’occupation des sols rendu public ou approuvé avant le 10 juillet 1973 ou par le document d’urbanisme en tenant lieu approuvé avant la même date. Dans ce cas, l’autorisation ne peut être accordée que si le pétitionnaire s’engage préalablement à réaménager le site exploité et si les conséquences de l’exploitation, au vu de l’étude d’impact, ne sont pas dommageables pour l’environnement. Un décret en Conseil d’État détermine les conditions d’application du présent alinéa.
2.13 - Changement de destination en zones agricoles, naturelles ou forestières
Article L. 151-11 2° du code de l’urbanisme
Le règlement graphique identifie les bâtiments qui peuvent faire l’objet d’un changement de destination, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site.
Le changement de destination est soumis, en zone agricole, à l’avis conforme de la commission départementale de la préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers prévues à l’article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime, et, en zone naturelle, à l’avis conforme de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites.
2.14 - Éléments de patrimoines bâtis, paysagers et naturels identifiés
Et à protéger
Articles L. 151-19 et L. 151-23 du code de l’urbanisme
Le règlement graphique identifie et localise les éléments de paysage et les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d’ordre culturel, historique ou architectural.
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-92. Dispositions générales
Le règlement graphique identifie et localise les éléments de paysage et les sites et secteurs à protéger pour des motifs d’ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques.
formative des zones inondables - cizi - sur le règlement graphique du PLU en annexe informative), il convient de prendre les dispositions suivantes :
Interdire la réalisation de remblais, autres que ceux strictement nécessaires à la mise en œuvre des aménagements et constructions autorisés.
Interdire le stockage de toute matière dangereuse, polluante ou sensible à l’eau, sauf si le site est situé au dessus des Plus Hautes Eaux Connues (PHEC).
Articles R. 421-17 d) et R. 421-28 e) du code de l’urbanisme
Ces articles permettent de protéger le patrimoine naturel et bâti par une identification. Ils établissent une obligation de dépôt de déclaration préalable de travaux avant travaux et/ou modification. L’article R. 421-28 instaure le permis de démolir.
travaux et changements de destination soumis à déclaration préalable
En application de l’article R. 421-17 d) : « doivent être précédés d’une déclaration préalable lorsqu’ils ne sont pas soumis à permis de construire en application des articles R. 421-14 à R. 421-16 les travaux exécutés sur des constructions existantes, à l’exception des travaux d’entretien ou de réparations ordinaires, et les changements de destination des constructions existantes suivants : [...]
Interdire la création de nouveaux campings, aires d’accueil des gens du voyage et aires de grand passage.
Interdire les sous-sols (sauf impossibilité fonctionnelle dûment justifiée uniquement pour les locaux techniques indispensables au fonctionnement de la construction autorisée, sous réserve de ne pas exposer de matériels ou installations sensibles à l’eau).
L’implantation de bâtiments devra se faire dans le sens principal d’écoulement des eaux en cas de crue (dans le cas où le phénomène est l’inondation). Une exception pourra être définie pour les bâtiments de surface limitée (inférieur à 200 m²) qui ont une forme presque carrée (par exemple dont la longueur est inférieur à 1,5 fois la largeur).
Les nouvelles clôtures devront permettre la transparence hydraulique.
d) les travaux exécutés sur des constructions existantes ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément que le plan local d’urbanisme ou un document d’urbanisme en tenant lieu a identifié, en application de l’article L. 151-19 ou de l’article L. 151-23, comme présentant un intérêt d’ordre culturel, historique, architectural ou écologique.
démolitions
En application de l’article R. 421-28 : « doivent en outre être précédés d’un permis de démolir les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d’une construction : [...]
e) identifiée comme devant être protégée en étant située à l’intérieur d’un périmètre délimité par un plan local d’urbanisme ou un document d’urbanisme en tenant lieu en application de l’article L. 151-19 ou de l’article L. 151-23 du c. urb.
occupations et utilisations du sol autorisées sous conditions dans les zones inondables
En aléa fort, situer le premier plancher au-dessus de la cote des PHEC (sauf impossibilité fonctionnelle dûment justifiée et présence d’un niveau refuge adapté). En l’absence de cote PHEC, le premier plancher sera situé à + 2,50 m au-dessus du terrain naturel).
En aléa moyen à faible, situer le premier plancher au-dessus de la cote de référence (sauf impossibilité fonctionnelle dûment justifiée et présence d’un niveau refuge adapté). Si la cote PHEC n’est pas connue, le premier plancher sera situé à + 1 m ou + 0,5 m au-dessus du terrain naturel respectivement en aléa moyen et aléa faible. Pour les locaux dont le premier plancher ne peut être situé au-dessus des PHEC (impossibilité fonctionnelle, locaux techniques, garages, etc.), les équipements sensibles doivent être surélevés au-dessus de la cote de référence ou protégés par des dispositifs étanches.
autres cours d’eau identifiés sur le document graphique
2.15 - RISQUE INONDATION dans les secteurs concernés par un risque inondation connu (cf. report de la carte in-Les constructions ou installations autorisées sur un terrain limitrophe d’un cours d’eau seront implantées à au moins 10 mètres de la berge du cours d’eau. Le plancher bas sera édifié à au moins 0,5 mètres au-dessus de la cote de la crête de berge du ruisseau.
3 - Lexique
3. Lexique
Accès bâtiment
L’accès est un passage privé, non ouvert à la circulation publique, situé sur l’emprise de la propriété ou aménagé sur fonds voisin reliant la construction à la voie de desserte. Il correspond donc selon le cas à un linéaire de façade du terrain (portail) ou de la construction (porche) ou à l’espacez (bande de terrain, servitude) par lequel les véhicules pénètrent sur le terrain de l’opération depuis la voie de desserte ouverte à la circulation publique. Dans cette dernière éventualité, il ne doit desservir qu’une unité foncière bâtie et/ou destinée à la construction dont le nombre de logements est inférieur ou égal à 2. Passé ce seuil le passage sera considéré comme une voie.
Acrotère
Élément de façade situé au-dessus de l’égout du toit, à la périphérie de la construction, et qui constitue un rebord ou un garde-corps plein ou à claire-voie.
Affouillement
Modification du niveau du sol par déblai ou remblai.
Alignement
L’alignement ou la ligne s’y substituant (emplacement réservé, ligne d’implantation obligatoire) est la limite entre le domaine public routier ou la voie privée et les propriétés riveraines.
Annexe
Une annexe est une construction secondaire, d’une emprise au sol inférieure ou égale à la construction principale, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale, tel que réserves, celliers, remises, abris de jardins, garages, abris à vélos, ateliers non professionnels, piscines. Elle doit être implantée selon un éloignement restreint entre les deux constructions afin de marquer un lien d’usage. Elle peut être accolée ou non à la construction principale. La destination des annexes au titre du code de l’urbanisme est identique à celle de la construction à laquelle elle se rattache.
Arbre
Plante ligneuse ayant un tronc de 30 cm minimum de circonférence à 1 mètre du sol ou une hauteur de 7 mètres minimum. Un arbre est à planter dans un volume de terre végétal suffisant pour permettre son bon développement.
Un bâtiment est une construction couverte et close.
Berge
Bord permanent d’un cours d’eau formé par les terrains situés à droite et à gauche de celui-ci, qui délimitent le lit mineur et fréquemment soumis au débordement et à l’érosion du courant.
Changement de destination
Il consiste à donner à un bâtiment existant une des cinq destinations définies à l’article R. 151-27 du code de l’urbanisme différente de celle qu’il avait jusqu’alors.
Claire-voie
Partie de clôture ou de garde-corps formée d’éléments espacés et laissant du jour entre eux.
Comble
Volume de toiture dont la base se situe au niveau du plafond du niveau inférieur. La surface de plancher du comble ne peut être supérieure à 50 % de la surface de plancher du dernier étage sous le couronnement.
Construction
Édifice ou ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable en sous-sol ou en surface. Les cabanes dans les arbres, les piscines de plus de 25 m² d’emprise au sol, les préaux de plus de 25 m² d’emprise au sol, les constructions sur pilotis sont des constructions.
Constructions contiguës
Des constructions sont contiguës lorsqu’une façade ou un pignon est directement en contact l’un avec l’autre. Des constructions seulement reliées par un élément architectural tel qu’un portique, un porche, un auvent, un angle de construction, etc. ne constituent pas des constructions contiguës.
Construction existante
Une construction est considérée comme existante si elle est reconnue comme légalement construite et achevée ou en cours d’achèvement avant l’approbation du PLU.
3. Lexique
Une ruine ne peut pas être considérée comme une construction existante.
Constructions légères
Construction ne comportant pas de fondation et dont les parois et toitures sont constituées d’éléments préfabriqués, de matériaux minces démontables ou récupérables (ne se substitue pas à la notion d’habitation légère de loisirs dite « HLL »).
Cours d’eau
Constitue un cours d’eau un écoulement d’eaux courantes dans un lit naturel à l’origine, alimenté par une source et présentant un débit suffisant la majeure partie de l’année. L’écoulement peut ne pas être permanent compte tenu des conditions hydrologiques et géologiques locales.
Débord de toiture
Ensemble des parties d’un toit qui sont en saillie, en surplomb par rapport au nu de la façade et qui ne sont pas supportés par des poteaux ou des encorbellements. Les débords de toiture de moins de 60 cm ne sont pas pris en compte pour les règles d’implantation.
Démolition
Travaux consistant à détruire ou déconstruire volontairement une construction dans sa totalité ou en partie.
Destinations et sous-destinations des constructions
Elles sont les suivantes :
exploitation agricole et forestière
La destination de construction « exploitation agricole et forestière » comprend les deux sous-destinations suivantes : exploitation agricole, exploitation forestière.
- La sous-destination « exploitation agricole » recouvre les constructions destinées à l’exercice d’une activité agricole ou pastorale. Cette sous-destination recouvre notamment les constructions destinées au logement du matériel, des animaux et des récoltes, ainsi que le logement de l’exploitant lorsqu’il est nécessaire à l’exploitation agricole, ainsi que les constructions nécessaires à l’activité agricole et disposant d’un lien étroit avec les produits issus de l’exploitation tels que par exemple les ateliers de préparation et de conditionnement, locaux de vente.
Relèvent également de la sous-destination exploitation agricole les constructions destinées à l’exercice d’activités d’accueil touristique (hébergement, restauration, commerce de produits de la ferme) constituant un accessoire de l’exploitation agricole en activité, localisées sur le lieu de l’exploitation agricole.
Lorsque le logement d’un agriculteur est autorisé dans la zone A, il l’est sous deux conditions :
- La présence permanente de l’agriculteur est nécessaire à l’exploitation agricole.
- Le logement est implanté à 50 mètres maximum des constructions existantes de l’exploitation.
Lorsque la sous-destination « exploitation agricole » est autorisée en zone urbaine, elle est désignée sous le terme d’« agriculture urbaine ».
- La sous-destination « exploitation forestière » recouvre les constructions et les entrepôts notamment de stockage du bois, des véhicules et des machines permettant l’exploitation forestière.
habitation
La destination de construction « habitation » comprend les deux sous-destinations suivantes : logement, hébergement.
- La sous-destination « logement » recouvre les constructions destinées au logement principal, secondaire ou occasionnel des ménages à l’exclusion des hébergements couverts par la sous-destination « hébergement ». La sous-destination « logement » recouvre notamment les maisons individuelles et les immeubles collectifs.
- La sous-destination « hébergement » recouvre les constructions destinées à l’hébergement dans des résidences ou foyers avec services. Cette sous-destination recouvre notamment les maisons de retraite, les résidences universitaires, les foyers de travailleurs et les résidences autonomie.
commerce et activités de service
La destination de construction « commerce et activités de services » comprend les six sousdestinations suivantes : artisanat et commerce de détail, restauration, commerce de gros, activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle, hébergement hôtelier et touristique, cinéma.
3. Lexique
- La sous-destination « artisanat et commerce de détail » recouvre les constructions commerciales destinées à la présentation et vente de bien directe à une clientèle ainsi que les constructions artisanales destinées principalement à la vente de biens ou services.
- La sous-destination « restauration » recouvre les constructions destinées à la restauration ouverte à la vente directe pour une clientèle commerciale, y compris les débits de boissons.
- La sous-destination « commerce de gros » recouvre les constructions destinées à la présentation et la vente de biens pour une clientèle professionnelle.
- La sous-destination « activités de service où s’effectue l’accueil d’une clientèle » recouvre les constructions destinées à l’accueil d’une clientèle pour la conclusion directe de contrat de vente de services ou de prestation de services et accessoirement la présentation de biens.
- La sous-destination « hôtel » recouvre les constructions destinées à l’accueil de touristes dans des hôtels, c’est-à-dire des établissements commerciaux qui offrent à une clientèle de passage qui, sauf exception, n’y élit pas domicile, des chambres ou des appartements meublés en location, ainsi qu’un certain nombre de services.
- La sous-destination « autres hébergements touristiques » recouvre les constructions autres que les hôtels, destinés à accueillir des touristes, notamment les résidences de tourisme et les villages de vacances, ainsi que les constructions dans les terrains de camping et dans les parcs résidentiels de loisirs.
- La sous-destination « cinéma » recouvre toute construction répondant à la définition légale d’établissement de spectacles cinématographiques accueillant une clientèle commerciale.
équipements d’intérêt collectif et services publics des collectivités territoriales, de leurs groupements ainsi que les constructions des autres personnes morales investies d’une mission de service public.
- La sous-destination « locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées » recouvre les constructions des équipements collectifs de nature technique ou industrielle. Cette sous-destination comprend notamment les constructions techniques nécessaires au fonctionnement des services publics, les constructions techniques conçues spécialement pour le fonctionnement de réseaux ou de services urbains, les constructions industrielles concourant à la production d’énergie.
- La sous-destination « établissements d’enseignement, de santé et d’action sociale » recouvre les équipements d’intérêt collectif destinés à l’enseignement ainsi que les établissements destinés à la petite enfance, les équipements d’intérêt collectif hospitaliers, les équipements collectifs accueillant des services sociaux, d’assistance, d’orientation et autres services similaires.
- La sous-destination « salles d’art et de spectacles » recouvre les constructions destinées aux activités créatives, artistiques et de spectacle, musées et autres activités culturelles d’intérêt collectif.
- La sous-destination « équipements sportifs » recouvre les équipements d’intérêt collectif destinés à l’exercice d’une activité sportive. Cette sous-destination comprend notamment les stades, les gymnases ainsi que les piscines ouvertes au public.
- La sous-destination « autres équipements recevant du public » recouvre les équipements collectifs destinés à accueillir du public afin de satisfaire un besoin collectif ne répondant à aucune autre sous-destination définie au sein de la destination « Équipement d’intérêt collectif et services publics ». Cette sous-destination recouvre notamment les lieux de culte, les salles polyvalentes, les aires d’accueil des gens du voyage.
La destination de construction « équipements d’intérêt collectif et services publics » comprend les six sous-destinations suivantes : locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilées locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées, établissements d’enseignement, de santé et d’action sociale, salles d’art et de spectacles, équipements sportifs, autres équipements recevant du public.
autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire
La destination de construction « autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire » comprend les quatre sous destinations suivantes : industrie, entrepôt, bureau, centre de congrès et d’exposition.
- La sous-destination « locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilées » recouvre les constructions destinées à assurer une mission de service public. Ces constructions peuvent être fermées au public ou ne prévoir qu’un accueil limité du public. Cette sous-destination comprend notamment les constructions de l’État,
- La sous-destination « industrie » recouvre les constructions destinées à l’activité extractive et manufacturière du secteur primaire, les constructions destinées à l’activité industrielle du secteur secondaire ainsi que les constructions artisanales du secteur de la construction ou de l’industrie. Cette sous-destination recouvre notamment les activités de production,
3. Lexique
de construction ou de réparation susceptibles de générer des nuisances.
- La sous-destination « entrepôt » recouvre les constructions destinées au stockage des biens ou à la logistique.
Le cœfficient d’emprise au sol correspond au rapport (en %) de la surface d’emprise au sol sur la surface du terrain d’assiette du projet.
Équipements et ouvrages d’intérêt collectif et/ou de services publics
- La sous-destination « bureau » recouvre les constructions destinées aux activités de direction et de gestion des entreprises des secteurs primaires, secondaires et tertiaires.
- La sous-destination « centre de congrès et d’exposition » recouvre les constructions destinées à l’événementiel polyvalent, l’organisation de salons et forums à titre payant.
Eaux pluviales
Toutes les eaux résultant des précipitations atmosphériques avant et après leur ruissellement. il s’agit des eaux provenant de la pluie, de la fonte des neiges, de la grêle ou de la glace tombant ou se formant naturellement sur le sol ou toute surface les réceptionnant.
Cette notion comprend les six sous-destinations prévues à l’article R. 151-28 du code de l’urbanisme (locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés, locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés, établissements d’enseignement, de santé et d’action sociale, salles d’art et de spectacles, équipements sportifs, autres équipements recevant du public) ainsi que les installations et ouvrages relevant d’un intérêt général et destinés à répondre à un besoin collectif de la population, qu’il soit géré par une personne publique ou privée (transformateur électrique, bassin écrêteur, bâche, mobilier urbain, etc.).
Espace boisé classé (EBC) eaux usées non domestiques
Eaux provenant d’une utilisation autre que domestique, issues notamment de tout établissement à vocation industrielle, commerciale ou artisanale.
Emplacement réservé
Terrain réservé au règlement graphique pour la mise en œuvre d’un projet déterminé d’intérêt général (voirie, équipement public, cheminement, corridor écologique, etc.). Deux catégories d’emplacement réservé sont distinguées :
- L’emplacement réservé : il délimite les terrains concernés pour la mise en œuvre d’un projet d’intérêt général.
- L’emplacement réservé flottant : il délimite les terrains potentiellement concernés pour la mise en œuvre d’un projet d’intérêt général.
Espace boisé, forêt, haie, arbres d’alignement, arbre remarquable à conserver, à protéger ou à créer, qu’ils relèvent ou non du régime forestier. Ce classement interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.
Espace de pleine terre
Un espace non construit peut être qualifié de « pleine terre » si les conditions suivantes sont cumulativement réunies :
- Son revêtement est perméable.
- Son sous-sol est libre de toute construction, installation ou équipement sur une profondeur de 10 mètres à compter de sa surface, à l’exclusion du passage des réseaux.
- Il doit pouvoir recevoir des plantations.
Emprise au sol
Les aires de stationnement et leurs accès sont exclus des surfaces de pleine terre.
L’emprise au sol correspond à la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu’ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements dans la limite de 0,60 m.
Les piscines non couvertes ne sont pas comptabilisées dans l’emprise au sol de même que toutes constructions dont la hauteur au-dessus du terrain naturel n’excède pas 0,60 m.
Le cœfficient de pleine terre correspond au rapport (en %) de la surface de pleine terre sur la surface du terrain d’assiette du projet.
Espaces libres
Sont considérés comme espaces libres, les espaces qui ne sont pas affectés aux constructions, aux aires de stationnement, à la circulation pour véhicules motorisés, ou aux aires de dépôts et de matériaux.
3. Lexique
Place(s), placette(s), cheminement piéton (hors trottoirs), cheminements cyclables, aires de jeux, espaces verts ou plantés ainsi que bassin de rétention aménagés... rentrent dans cette définition. La hauteur maximale des constructions est définie par rapport au point médian du terrain naturel d’assiette de la construction. Le point médian du terrain naturel d’assiette est défini
ESPACE PAYSAGER À PROTÉGER (TRAME DE JARDIN) comme le point situé à égale distance du point haut du terrain naturel au niveau d’une section de façade et du point bas du terrain naturel de l’autre section de façade. Le règlement
Élément tel que haie, zone humide, cœur d’îlot, boisement ou ensemble paysager à protéger du PLU distingue deux modalités de calcul de la hauteur :
pour des motifs d’ordre écologique et/ou paysager, notamment pour favoriser la sauvegarde de son intérêt urbain, paysager et environnemental. - Hauteur à la sablière ou à l’acrotère : le point haut à prendre comme référence correspond à la sablière, ou au sommet de l’acrotère, dans le cas de toitures-terrasses ou de ter-EXHAUSSEMENT rasses en attique. Les installations techniques sont exclues du calcul de la hauteur.
Apport de terre compactée pour combler une déclivité ou surélever une partie de terrain ou - Hauteur totale : le point le plus haut à prendre comme référence correspond au faîtage constituer une terrasse derrière un mur de soutènement. Dans ce dernier cas, le respect du de la construction, ou au sommet de l’acrotère, dans le cas de toitures-terrasses ou de règlement inhérent aux vues devra être respecté. terrasses en attique. Les installations techniques sont exclues du calcul de la hauteur.
Extension installations techniques
Agrandissement inférieur à la surface de la construction existante, réalisé en continuité Éléments nécessaires au fonctionnement territorial et à la gestion des équipements (réseaux d’une construction existante (hors surélévation), présentant un lien fonctionnel avec celle-ci. enterrés ou non, branchements, armoires, transformateurs, bâches, mobilier urbain, etc.
Façade limite d’emprise publique
Les façades d’un bâtiment ou d’une construction correspondent à l’ensemble de ses parois La limite d’emprise publique est la ligne de séparation entre le terrain d’assiette du projet extérieures hors toiture. Elles intègrent tous les éléments structurels, tels que les baies, les et le domaine public. La notion d’emprise publique recouvre tous les espaces publics qui ne bardages, les ouvertures, l’isolation extérieure et les éléments de modénature. peuvent être qualifiés de voies publiques, mais qui donnent directement accès aux terrains riverains.
Habitation légère de loisirs (HLL) limites séparatives
Constructions à usage non professionnel, démontables ou transportables, constitutives de logements, destinées à une occupation temporaire ou saisonnière. Elles diffèrent des rési- Les limites séparatives correspondent aux limites entre le terrain d’assiette de la construcdences mobiles par leur dimension qui ne peut excéder 40 m². tion, constitué d’une ou plusieurs unités foncières, et le ou les terrains contigus. Elles peuvent être distinguées en deux types : les limites latérales et les limites de fond de terrain.
HAIE MÉLANGÉE En sont exclues les limites du terrain d’assiette du projet par rapport aux voies et emprises publiques.
Haie composée de plusieurs espèces d’arbres ou arbustes persistants et/ou caducs.
Maillage haie opaque et monospécifique de persistant
Organisation des voies sans impasse et permettant de relier deux emprises publiques ou
Une haie opaque et monospécifique de persistant est composée d’une succession d’arbres voies distinctes ou deux points distincts d’une même emprise publique ou voie (voie en U).
ou d’arbustes d’une seule essence, en ligne et placés à intervalles réguliers. Aussi appelé La liaison doit être assurée pour au moins un mode de déplacement.
« béton végétal » ces haies très denses et très régulières sont les plus pauvres en biodiversité, et composées pour la plupart de thuyas, cyprès ou de lauriers-palme.
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3. Lexique
MIXITÉ SOCIALE historique observé.
Le nombre de logements sociaux imposé par le règlement sera arrondi à l’entier. RECUL
MODÉNATURE Distance séparant la construction de l’emprise publique ou voie existante ou à créer. Il se mesure horizontalement et perpendiculairement à la limite d’emprise publique ou de voie,
Éléments solidaires d’ornementation de la façade dans la continuité des enduits. On appelle en tout point de la façade de la construction.
modénature les proportions et dispositions de l’ensemble des éléments d’ornement que constituent les moulures et profils des moulures de corniche ainsi que les proportions et RETRAIT dispositions des membres de façade constituant le style architectural.
Le retrait est la distance séparant la construction d’une limite séparative. Il se mesure hori-MUR BAHUT zontalement et perpendiculairement à la limite séparative en tout point de la construction.
Dans les retraits réglementés (distance minimale obligatoire), les saillies peuvent être autori-Mur bas supportant par exemple une grille de clôture, ou bien une balustrade. Il peut assu- sées dans les conditions précisées au règlement.
rer, selon sa position, la fonction mécanique de mur porteur ou de soutènement.
Réhabilitation mur de soutènement
Toute opération visant à réutiliser une construction existante, avec ou sans changement de
Mur, paroi ou autre construction de maçonnerie, de bois ou autre matériel rigide soutenant destination ou de sous-destination, dans le respect de sa volumétrie, de ses structures et un amoncellement de terre, le retenant ou s’appuyant contre celui-ci. de ses éléments porteurs. Les réhabilitations ne répondant pas aux conditions cumulatives ci-dessus sont soumises aux règles des constructions nouvelles.
Opération d’aménagement d’ensemble (OAE) sol naturel (OU terrain naturel)
Une opération d’aménagement d’ensemble est une opération qui prévoit la création ou l’aménagement d’une ou plusieurs voies, d’espaces ou d’équipements communs à plu- Le sol naturel correspond au sol existant avant tout travaux d’affouillement ou d’exhaussesieurs lots. ment.
Orientation d’aménagement et de programmation (OAP) surface de plancher
Une orientation d’aménagement et de programmation exprime de manière qualitative les La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de plancher de ambitions et la stratégie d’une collectivité territoriale en termes d’aménagement. Elle vise à chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction définir des intentions et orientations d’aménagement qualitatives qui peuvent porter sur un :
secteur donné du territoire ou avoir une approche plus globale sur un enjeu spécifique.
1. Des surfaces correspondant à l’épaisseur des murs entourant les embrasures des
OUVRAGES TECHNIQUES NÉCESSAIRES AUX SERVICES PUBLICS OU D’INTÉRÊT portes et fenêtres donnant sur l’extérieur.
Collectif
2. Des vides et des trémies afférentes aux escaliers et ascenseurs.
Ces ouvrages recouvrent les constructions et installations techniques nécessaires au fonctionnement des réseaux (transports, postes, fluides, énergie, télécommunications, ...) et aux 3. Des surfaces de plancher d’une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 mètre.
services urbains (voirie, assainissement, eau potable, traitement des déchets, ...).
4. Des surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés
PLUS HAUTES EAUX CONNUES (PHEC) ou non, y compris les rampes d’accès et les aires de manœuvres.
Les PHEC sont les plus hautes eaux connues. Les cartes PHEC décrivent un phénomène 5. Des surfaces de plancher des combles non aménageables pour l’habitation ou pour des
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3. Lexique
activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial. UNITÉ FONCIÈRE
6. Des surfaces de plancher des locaux techniques nécessaires au fonctionnement d’un Propriété foncière d’un seul tenant, composée d’une parcelle ou d’un ensemble de parcelles groupe de bâtiments ou d’un immeuble autre qu’une maison individuelle au sens de appartenant à un même propriétaire.
l’article L. 231-1 du code de la construction et de l’habitation, y compris les locaux de stockage des déchets. VOIE
7. Des surfaces de plancher des caves ou des celliers, annexes à des logements, dès lors La notion de voie recouvre les voies ouvertes à la circulation générale, c’est-à-dire toutes que ces locaux sont desservis uniquement par une partie commune. les voies publiques ou privées, existantes ou prévues au Plan Local d’Urbanisme, quel que soient leur statut ou leur fonction (voies piétonnes, cyclistes, routes, chemins, voies en im-
8. D’une surface égale à 10 % des surfaces de plancher affectées à l’habitation telles passe même privées, etc.).
qu’elles résultent le cas échéant de l’application des alinéas précédents, dès lors que les logements sont desservis par des parties communes intérieures. VOLUMES ET ÉLÉMENTS DE LIAISON (cf. article R. 111-22 du code de l’urbanisme) On entend par « volume principal » d’une ou plusieurs constructions formant un ensemble architectural, le volume le plus important et qui, généralement, a le faîtage le plus haut. On
SURFACE ÉCO-AMÉNAGÉE entend par « volume secondaire », un volume distinct du volume principal de par la présence d’un décrochement résultant notamment de hauteurs sous gouttière et sous faîtage
Surface favorable à la biodiversité et à la nature en ville, au respect du cycle de l’eau et inférieures à celles du volume principal. Le volume secondaire peut être raccordé au volume à la régulation du microclimat. Ces surfaces et leur pondération respective sont prises en principal par un élément de liaison.
compte dans le calcul du cœfficient de biotope par surface (CBS).
Zone humide terrain d’assiette du projet
Terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou sau-Une unité foncière est un îlot de propriété d’un seul tenant, composé d’une parcelle ou d’un mâtre de façon permanente ou temporaire : la végétation, quand elle existe y est dominée ensemble de parcelles appartenant à un même propriétaire ou à la même indivision. par des plantes hydrophiles, pendant au moins une partie de l’année.
Le terrain d’assiette du projet est dès lors constitué d’une ou plusieurs parcelles appartenant à une même unité foncière et comprises dans la même zone du PLU que celle concernée par le projet.
Terrasses
Les terrasses sont non comprises dans le calcul de l’emprise au sol. Les terrasses d’une hauteur supérieure à 0,60 m par rapport au sol naturel sont prises en compte dans les règles de prospect et d’emprise au sol.
Terrasse / toiture végétalisée
Toiture plate ou à faible pente recouverte d’un substrat végétalisé. Elle présente des avantages sur les plans énergétique, hydraulique, phonique et esthétique.
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4 - Palette végétale
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4. Palette végétale
La palette des végétaux utilisables en ville ou en zone rurale est à l’image de la nature : L’interdiction des haies mono variétales riche et diversifiée.
Ces haies ont trop d’inconvénients. Elles ont un effet visuel peu naturel et ne favorisent
L’aménageur qu’il soit public ou particulier est amené à choisir des espèces végétales en pas la biodiversité locale. Elles génèrent un entretien coûteux ; les espèces choisies sont fonction de différentes exigences : qualités agronomiques, ornementales, mécaniques, pro- souvent des espèces exogènes à croissance très rapide qui demandent une taille annuelle ductives, etc. pour être contenues. Enfin elles sont fragiles, un seul ravageur, inféodé à l’espèce plantée, peut détruire la haie ce qui peut conduire à un usage inconsidéré de pesticides. Les haies
L’objectif ici est de promouvoir une palette végétale qui renforce la qualité des paysages, le mono variétales sont interdites pour tout nouvel aménagement ou tout renouvellement de bien-être des usagers, la biodiversité, et qui permet des aménagements durables. haie existante.
Les pétitionnaires des différentes autorisations d’urbanisation sont invités à se conformer à Les cinq préconisations la palette végétale proposée pour les cas d’usage qu’elle recouvre.
1. Les espèces locales sont privilégiées
L’urgence de la transition climatique et la baisse de la biodiversité, enregistrée partout, devraient inciter tous les aménageurs à planter autant que faire se peut. Les variétés locales d’arbres et d’arbustes sont adaptées aux sols et au climat local et vont s’adapter à l’évolution climatique. Elles participent à l’identité du territoire et sont le premier
Les principes de la palette végétale sont les suivants : support de la faune locale, notamment les insectes et les oiseaux, actuellement en très nette régression. Les variétés locales doivent être retenues en priorité. L’aménageur se rap-
- Favoriser les espèces locales d’arbres et d’arbustes ; prochera de fournisseurs locaux spécialisés, associations ou pépiniéristes.
- Autoriser les variétés exogènes d’arbres et d’arbustes qui pourraient être intéressantes 2. Les variétés exogènes sont tolérées dans le cadre de la transition climatique ;
Les variétés d’arbres et d’arbustes non locales ont souvent été introduites pour leur quali-
- Redécouvrir des variétés horticoles anciennes ne demandant pas de traitements phytosa- tés ornementales voire agronomiques. La transition climatique se traduit dans le sud de la nitaires ; France par des périodes de sécheresse et de chaleur accrues. Il peut être tentant de choisir des variétés exogènes résistantes à la sécheresse. Il existe un large choix, en commençant
- Re dynamiser la biodiversité en encourageant la plantation d’arbres et de haies multi va- par les plantes méditerranéennes.
riétales.
Le champ de la palette végétale comprend :
- Les haies ; Néanmoins ces espèces doivent être retenues avec parcimonie pour ne pas dénaturer
- Les vergers ; l’identité paysagère locale. Elles doivent aussi être choisies avec attention afin d’éviter de
- Les arbres isolés. s’exposer à des déconvenues classiques comme par exemple une résistance au froid insuffisante.
Ainsi cette palette végétale introduit : L’aménageur se rapprochera de fournisseurs spécialisés, associations ou pépiniéristes, no-
- Une interdiction : la plantation de haies mono variétales ; tamment s’il souhaite implanter des plantes exogènes résistantes à la sécheresse.
- Cinq préconisations pour des plantations durables. 3. Les variétés horticoles anciennes sont à redécouvrir
Les variétés horticoles anciennes (avant 1950) ont été sélectionnées dans un contexte particulier. En effet, avant 1950 la résistance aux ravageurs (insectes et champignons) était un critère de sélection majeur, vu la rareté des traitements phytosanitaires disponibles. Il existe
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4. Palette végétale
donc un patrimoine d’espèces horticoles robustes à redécouvrir, particulièrement dans les 5- L’emplacement prévu répondra-t-il aux distances légales de plantation ?
espèces fruitières et les rosiers. Les pépiniéristes locaux et les architectes peuvent permettre de répondre à ces questions.
Les arbres fruitiers font l’objet d’une longue tradition d’obtention adaptée aux conditions Pour résumer climatiques régionales. - Les haies mono variétales sont interdites ;
- Les espèces locales sont privilégiées ;
La région du sud-ouest est particulièrement réputée pour son patrimoine fruitier. L’aména- - Les variétés exogènes sont tolérées ;
geur se rapprochera de fournisseurs locaux spécialisés, associations ou pépiniéristes. - Les variétés horticoles anciennes sont à redécouvrir ;
- Les haies multi variétales sont la norme ;
Les rosiers constituent une espèce emblématique des jardins. Ils font l’objet de sélections - Les plantations d’arbres sont raisonnées depuis le seizième siècle. Les roses anciennes ne demandent aucun traitement ni contre les - Plantez autant que faire se peut.
champignons, ni contre les pucerons. Les rosiers anciens de types arbustifs peuvent ainsi prendre leur place dans les haies.
L’aménageur se rapprochera de fournisseurs spécialisés dans les roses anciennes ou dans les roses anglaises dont certaines ont le comportement des roses anciennes.
4. Les haies multi variétales sont la norme
Lorsqu’elles sont constituées de plusieurs variétés locales les haies multi variétales sont dites haies champêtres ou haies bocagères. Les haies multi variétales mixtes sont des haies qui contiennent une proportion de variétés exogènes. Il est préconisé de planter des haies champêtres sur les parcelles en bordure des zones rurales que ce soit à la limite du bourg ou en habitat isolé. Partout ailleurs les haies multi variétales mixtes sont possibles et devront contenir au minimum 60 % de variétés locales pour une meilleure intégration dans le paysage et un impact significatif sur la biodiversité.
5. Les plantations d’arbres sont raisonnées
Planter un arbre est un investissement pérenne. C’est un vecteur majeur de la biodiversité sur le long terme et aussi un agent de la régulation thermique qui fournit un effet significatif avec l’âge. Ainsi il est bon de se renseigner sur les exigences et contraintes d’un arbre avant de le planter si on veut éviter d’être contraint de l’abattre trop tôt.
Les principaux élément à prendre en compte sont :
1- Le système racinaire est-il pivotant ou traçant ?
2- Quel est le développement moyen de l’arbre ?
3- L’arbre produit-il des éléments toxiques ?
4- L’arbre a-t-il des caractéristiques qui sont ou peuvent devenir des désagréments ?
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5 - Dispositions communes à toutes les zones
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5. Dispositions communes à toutes les zones
CHAPITRE 1 : DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES CHAPITRE 2 : CARACTÉRISTIQUES URBAINE, ARCHITECTURALE,
Sols et natures d’activité environnementale et paysagère
1.1 : DESTINATIONS ET SOUS-DESTINATIONS Les dispositions du Chapitre 2 ne s’appliquent pas aux constructions et installations d’équipements d’intérêt collectif et services publics.
Pas de dispositions communes retenues.
1.2 : INTERDICTION ET LIMITATION DE CERTAINS USAGES ET AFFECTATIONS DE 2.1 : VOLUMÉTRIE ET IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS