Rubrique UD 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : UD- INTERDICTION ET LIMITATION DE CERTAINS USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS, CONSTRUCTIONS ET ACTIVITES
1.1 Destinations et sous-destinations autorisées, autorisées sous condition, interdites
Autorisé Autorisé sous condition Interdit
- Se référer à l’article 1.2
Destination Exploitation agricole et forestière
Sous-destinations Exploitation agricole (1)
Exploitation forestière
Destination Habitation
Sous-destinations Logement (2)
Hébergement
Destination Commerce et activités de services
Artisanat et commerce de détails (3)
Restauration
Commerce de gros (4)
Sous-destinations Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle
Hôtels
Autres hébergements touristiques
Cinéma
Destination Equipement d’intérêt collectif et services publics
Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés
Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés (5)
Sous-destinations Etablissements d’enseignement, de santé et d’action sociale
Salles d’art et de spectacles
Equipements sportifs
Lieu de culte (6)
Autres équipements recevant du public (7)
Destination Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire
Industrie
Sous-destinations Entrepôt
Bureau
Centre de congrès et d’exposition
Cuisine dédiée à la vente en ligne (8)
Les dépôts de toute nature en plein air
Les résidences démontables ou mobiles constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs
Les activités qui, du fait des risques et nuisances qu’elles engendrent, ne sont pas compatibles avec la fonction résidentielle
Les parkings silos, hors équipement public
Les Installations Classées pour l’Environnement (ICPE) (9)
1.2 Destinations et sous destinations soumises à des conditions particulières
Sont admises, sous condition, les constructions des sous-destinations suivantes :
(1) « Exploitation agricole », à condition :
- qu’il ne s’agisse pas d’élevage ou autre type d’activité incompatible avec la proximité des zones d’habitat au regard des risques sanitaires ou nuisances susceptibles d’être engendrés,
- que dans les espaces présentant un risque lié à l’amiante naturelle, les sols originels ne soient pas travaillés.
- De plus, dans le secteur UDf :
- que les constructions soient réalisées prioritairement par réhabilitation des constructions existantes,
- que, sauf contrainte règlementaire, et si la création de bâtiments distincts est nécessaire, ceux-ci soient regroupés avec une distance maximale de 15 m entre chaque bâtiment,
- pour les constructions et installations nécessaires à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation des produits agricoles :
❖ qu’elles constituent le prolongement de l'acte de production,
❖ qu'elles ne soient pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel elles sont implantées
❖ qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.
❖ qu’il ne s’agisse pas de méthaniseur
❖ l'autorisation d'urbanisme est soumise pour avis à la CTPENAF.
- que, s’il s’agit d’activités agricoles sous forme de jardins familiaux, jardins partagés ou jardins pédagogiques :
❖ seuls des abris nécessaires au stockage et au rangement des outils peuvent être autorisés :
❖ en priorité par réhabilitation du patrimoine bâti ancien existant et dans la limite de l’emprise au sol existante
❖ ou dans la limite d’un abri de 40 m² pour 1000 m² de surface cultivée lorsque le secteur ne comprend pas de bâtiment
❖ sous réserve d’une bonne intégration architecturale et paysagère
❖ les abris doivent être démontables et permettre un retour du site à l’état naturel.
- Conformément au code de l’urbanisme :
❖ Les nouvelles constructions ou installations nécessaires aux activités agricoles ne peuvent être autorisées que par dérogation avec l'accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat, après avis de la Conseil des Sites de Corse
(CSC) et de la Commission Territoriale de la Préservation des Espaces Naturels, agricoles et forestiers (CTPENAF),
❖ Le changement de destination de ces constructions ou installations est interdit.
❖ Cette disposition ne fait pas obstacle aux travaux de mise aux normes des exploitations agricoles, implantées en discontinuité des espaces urbanisés, à condition que les effluents d'origine animale ne soient pas accrus.
(2) « Logements » :
- Dans le secteur UDf :
- Les nouvelles constructions à destination de logement ne peuvent être autorisées qu’à condition :
❖ d’être nécessaires à l’exploitation agricole, de justifier de la nécessité d’une présence permanente et rapprochée de l’exploitant agricole, et prioritairement par réhabilitation de bâtiment(s) existant(s),
❖ que la construction soit édifiée sur la même unité foncière que :
- le lieu de production agricole
- les bâtiments agricoles
- le siège d’exploitation
❖ que l’ensemble des constructions édifiées sur l’unité foncière (habitation principale et annexes), n’excèdent pas 250 m² de Surface de Plancher et ni 250 m² d’emprise au sol après travaux,
❖ que les annexes et piscines non adossées au bâtiment principal soient réalisées dans les mêmes conditions d’implantation et de surface que pour les logements non rattachés à une exploitation agricole, précisées aux alinéas précédents.
❖ sauf contrainte réglementaire lié à la salubrité, le bâtiment sera implanté à une distance maximale de 15 m par rapport au(x) bâtiment(s) répondant à la sous-destination « exploitation agricole »
❖ que le projet d’ensemble (bâtiments d’exploitation et logement) s’insère de manière évidente dans le paysage du site.
- Conformément au code de l’urbanisme :
❖ Elles ne peuvent être autorisées que par dérogation avec l'accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat, après avis de la Conseil des Sites de
Corse (CSC) et de la Commission Territoriale de la Préservation des Espaces
Naturels, agricoles et forestiers (CTPENAF)
❖ Le changement de destination de ces constructions ou installations est interdit.
- Ces dispositions ne s’appliquent pas aux autres secteurs de la zone UD.
(3) « Artisanat et commerce de détails », à condition :
- que les surfaces de vente n’excèdent pas 300 m² de surface de plancher,
- que les constructions, aménagements ou équipements destinés à être utilisés pour le retrait par la clientèle d’achats au détail commandés par voie électronique soient inclus dans un commerce recevant du public et que la surface de plancher dédiée à cet usage ne dépasse pas 1/4 de la surface commerciale.
- de ne pas installer de surfaces d’exposition, de stockage ou de vente en extérieur, sauf pour les étalages alimentaires de fruits et légumes.
- Des dérogations à la surface de vente maximale autorisée peuvent toutefois être admises si la surface de vente existante à la date d’exécution du PLU excède 300 m² de surface de plancher, sous réserve que l’activité s’inscrive dans le volume existant,
- Les changements de sous-destination visant à augmenter la surface affectée à l’ « Artisanat et commerce de détails » par agrandissement et regroupement de locaux au-delà de 300 m² ne sont pas autorisés.
(4) « Commerce de gros », à condition :
- que les surfaces de vente et/ou de stockage n’excèdent pas 300 m² de surface de plancher,
- de ne pas générer un flux de véhicules excessif pour le voisinage,
- de ne pas installer de surfaces d’exposition, de stockage ou de vente en extérieur.
(5) « Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés » , à condition :
- d’un traitement architectural qualitatif, en adéquation avec le caractère des lieux, et que les installations ne procurent pas de gêne pour le voisinage,
- qu’il ne s’agisse pas de projet d’installation de panneaux photovoltaïques au sol, les dispositifs implantés sous forme d’ombrières sur les aires de stationnement n’étant pas considérés comme des installations au sol,
- que, pour les antennes relais des opérateurs de téléphonie mobile, l’établissement un plan d’aménagement d’ensemble sur le territoire de la Commune préalable soit validé par la
Ville en accord avec les opérateurs, de façon à assurer la préservation de la typologie dominante des toitures de la Ville en répartissant de manière harmonieuse dans le respect des contraintes techniques les installations de ce type par îlot, et de préserver les perspectives singulières notamment celles identifiées au SPR.
(6) « Lieux de culte » , à condition :
- qu’il s’agisse d’extensions mesurées, de la mise au norme ou de la remise en état des bâtiments existants ayant déjà cette sous-destination.
(7) « Autres équipements recevant du public », à condition :
- qu’il ne s’agisse pas d’aire d’accueil des gens du voyage.
(8) « Cuisine dédiée à la vente en ligne », à condition :
- que la surface d’activité n’excède pas 300 m² de surface de plancher.
Sont également admises, sous condition, parmi les « Autres occupations du sol » :
(9) Les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE), à condition :
- de correspondre aux besoins de la vie et de la commodité des habitants,
- de ne pas produire de nuisances pour le voisinage,
- que leur implantation ne présente pas de risque pour la sécurité des personnes et des biens environnants,
- que leur volume et leur aspect soient traités en cohérence avec la typologie des constructions édifiées dans le quartier dans lequel elles s’inscrivent.