L’article DG 11 est structuré en plusieurs chapitres : DG 11.1- Prescriptions générales applicables à toutes les constructions DG 11-2 Prescriptions générales applicables a l’article 12 de la loi Grenelle 2 DG 11.3- Prescriptions applicables aux constructions neuves
DG 11.4- Aménagement des bâtiments existants DG 11.5- Constructions passives ou à haute performance énergétique
DG 11-1 Prescriptions generales applicables a toutes les constructions#
Par application de l'article R.111-21 du Code de l'Urbanisme, Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
Aspect général Les présentes prescriptions ont été élaborées à partir des traits dominants du paysage bâti et végétal de la commune, afin d’en préserver les particularités et de garder une harmonie entre les bâtiments à construire ou à aménager et l’environnement bâti et végétal existant, mais aussi pour promouvoir les expressions contemporaines.
Les expressions architecturales doivent en priorité résulter de la mise en œuvre d’une démarche de développement durable et de qualité environnementale concernant l'aspect extérieur des constructions et l'aménagement des abords et leur intégration.
Les constructions et installations nouvelles, les aménagements et les extensions doivent par leur situation, leur architecture, leur dimension ou leur aspect extérieur respecter le caractère et l’intérêt des lieux avoisinants, des sites et des paysages naturels et urbains locaux.
Tout projet d’expression contemporaine et innovant par rapport aux règles définies ci-après devra prendre en compte les caractères naturels et bâtis du site et sera soumis à l’approbation de l’autorité compétente. Il devra être situé de telle manière que sa position dans l’environnement bâti ne rompe pas la continuité du caractère traditionnel des autres constructions et ne remette pas en cause la perception de l’espace visuel.
Les architectures de style ou de caractère empruntés à d’autres régions, les matériaux précaires sont exclus. Les matériaux réfléchissants, autre que les dispositifs d’énergies renouvelables, sont interdits en toiture.
Adaptation du terrain Les constructions doivent s’adapter à la topographie du site et au profil du terrain naturel. Les formes initiales de terrain doivent être modifiées le moins possible.
Les déblais, remblais et effets de buttes devront être minimisés au maximum en respectant le relief naturel, à moins qu’ils ne contribuent à une volonté de réduire les nuisances phoniques routières ou d’un aménagement paysager.
Les constructions doivent s’adapter au terrain naturel, par conséquent sont interdits : - les exhaussements de sol de plus de 2 m (par rapport au TN) sans lien avec des constructions ou des aménagements susceptibles de s'intégrer dans le paysage naturel ou bâti (exemple : buttes de terres), - les exhaussements de sol de plus de 2 m (par rapport au TN) liés à la construction d'un bâtiment mais susceptibles de porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux, au site et au paysage naturel ou bâti ou de gêner l'écoulement des eaux.
Sont autorisés sous conditions, les exhaussements de sols supérieurs nécessaires à la réalisation d’infrastructures de déplacements (voiries) et ponctuellement pour des constructions impliquant des process techniques ou technologiques spécifiques. Dans ce cas, les talus résultant devront être traités en section d’un maximum de 3 m de hauteur entrecoupés de bandes horizontales de 2.5 m permettant l’accès de matériels d’entretien. Ces talus devront être obligatoirement plantés. Sur terrain en pente :
- les mouvements de terres doivent s’effectuer préférentiellement en amont (déblai) et non en saillie (remblai) avec une recherche d’équilibre des volumes.
- Les enrochements et les soutènements doivent rester limités et de taille adaptée à l’échelle du site paysager. Ils ne devront pas excéder une hauteur de 2 mètres par rapport au terrain naturel et être limités au strict minimum.
Ces dispositions ne s’appliquent pas, en cas d’impératifs techniques dûment justifiés, aux bâtiments agricoles, aux locaux d’activités économiques logistiques ou technologiques (car liés à un process spécifique) ou aux équipements publics. Les talus doivent être impérativement plantés et entretenus. Les recommandations suivantes liées à la construction dans les secteurs à forte contrainte topographique visent à minimiser à la fois l’impact sur les paysages et sur l’économie globale des aménagements ou de la construction.
4 hypothèses peuvent être mises en œuvre :
JOUX – Plan Local d’Urbanisme Règlement
DG 11-2 Prescriptions generales applicables a l’article 12 de la loi grenelle 2#
L’article 12 de la loi Grenelle II permet de « délimiter des périmètres, après avis de l'architecte des bâtiments de France, par délibération du conseil municipal (...) motivés par la protection du patrimoine bâti ou non bâti, des paysages ou des perspectives monumentales et urbaines".
Pour ces sous secteurs les règles suivantes sont prescrites.
Concernant les matériaux d’isolation thermique : - « la mise en place d’isolation par l’extérieur sur les bâtiments existants n’est pas autorisée lorsqu’elle conduira à dissimuler les décors et modénatures de façades : appuis moulurés, encadrements de fenêtres en pierre, élément de structure en bois, enduits hydrauliques traditionnels… » afin de préserver l’aspect des façades anciennes. Concernant les volets isolants : - les volets en bois sur les bâtiments existants doivent être conservés ou restitués à l’identique (même aspect, même matériau). Concernant les capteurs solaires ou photovoltaïques : - « l’utilisation des capteurs solaires ou photovoltaïques en toiture des bâtiments existants est limitée afin de préserver l’aspect des toitures traditionnelles avoisinantes, les ensembles bâtis et le paysage ». - « l’utilisation des capteurs solaires ou photovoltaïques sur les nouvelles constructions est autorisée à condition que ces dispositifs ne soient pas visibles depuis l’espace public ainsi qu’en vues lointaines vers la construction projetée. Dans tous les cas, leur utilisation ne peut être envisagée que sous la condition de faire partie intégrante du projet architectural ». Concernant les capteurs et les toitures végétalisées : - « la couverture des constructions sera réalisée en (tuiles de couleur terre cuite de pays …) en harmonie avec les toitures traditionnelles afin de préserver l’aspect des ensembles bâtis ». - « l’aspect des toitures anciennes des bâtiments existants sera préservé. En conséquence, lors des travaux de réfection, l’utilisation du matériau de couverture existant ou supposé d’origine sera privilégiée. L’utilisation de capteurs solaires, de panneaux photovoltaïques, de plaques de toitures non recouvertes ou de toits végétalisés est limitée aux seules façades non visibles depuis les voies publiques et à 20% de la surface considérée. Concernant les pompes à chaleur : - « l’installation de pompes à chaleur en applique contre les façades visibles de l’espace public n’est pas autorisée. Elles devront être :
- soit encastrées dans le mur et dissimulées par des vantelles ou une grille en ferronnerie ; - soit installées dans le comble de l’immeuble ; - soit disposées dans une partie du bâtiment non visible depuis l’espace public ».
Les constructions à restaurer ou à édifier devront s’inspirer des bâtiments existants, quant à leurs compositions, volumes et détails architecturaux. En particulier, chaque construction nouvelle devra être établie dans la recherche d’une continuité typologique avec les constructions contiguës, d’une harmonie avec le paysage bâti et naturel environnant. L’entrée principale des constructions devra se trouver au niveau du sol lorsqu’elle est située sur le domaine public.
Toitures
Volumes Les toitures seront en pente, de forme générale simple. Les pentes des couvertures seront semblables à celles des bâtiments existants (environ 40 %).
Les toitures terrasses sont interdites, à l’exception de volumes d’accompagnement de faible ampleur non visibles du domaine public.
Couvertures Les couvertures seront en tuiles de couleur naturelle rouge, à l’exclusion des tons orangés, paillés, bruns ou gris ou en zinc, pour des ouvrages d’accompagnement de faibles dimensions.
Zinguerie et divers Les descentes d’eaux pluviales et les gouttières seront en zinc naturel ou en cuivre.
Les conduits de fumées, conduits aérauliques et diverses souches en toiture seront regroupés en un seul volume, sauf si ses dimensions devaient être trop importantes, auquel cas plusieurs volumes peuvent être envisagés. Ils seront en briques ou enduits suivant des dispositions identiques aux façades.
Les abergements seront de faibles dimensions, en zinc de teinte naturelle ou en cuivre. Les couronnements de ces volumes seront de faibles dimensions, en tuiles.
Les antennes, y compris paraboliques, seront invisibles de la voie publique ou incorporées au volume des combles ou de la toiture.
Façades
On entend par façade toute élévation d’un bâtiment donnant sur les voies et espaces publics ou sur les cours et jardins privés. Des échantillons des enduits, peintures et badigeons seront soumis pour accord de la collectivité.
Composition, principes généraux, matériaux Sur la voie publique, les façades seront "lisses" : les balcons, bow-windows, loggias, marquises, vérandas, etc., sont interdits.
Sur les espaces non visibles du domaine public, les façades seront principalement "lisses" mais pourront comporter des balcons, loggias (particulièrement en attique), marquises ou vérandas, sous réserve de respecter les autres dispositions du présent règlement.
Sur la voie publique, les percements seront de dimensions et de proportions proches de celles des percements existants, régulièrement ordonnancés; pour les bâtiments à usage d’habitation ou de stockage, l’une des ouvertures pourra être de dimension plus vaste, à l’instar des portes de bâtiments agricoles.
Sur les espaces arrière ou latéraux, les mêmes principes seront adoptés, mais les ouvertures plus vastes pourront être plus nombreuses. Les baies de commerces ou locaux de services obéiront aux principes des devantures. Pour les bâtiments publics, l’une des façades pourra être plus largement vitrée.
Les matériaux destinés à être enduits laissés apparents sont interdits. Les façades en bois, métal, vêtures diverses (carrelage, matériaux de synthèse, y compris pierre agrafée, etc.) sont interdites.
Les vêtures présentant un enduit superficiel sont interdites, sauf si aucun joint n’est visible en aucun point, et à condition que l’enduit superficiel respecte les principes généraux des enduits (cf. supra).
Menuiseries Les menuiseries seront de préférence en bois locaux, avec éventuellement leurs pièces d’appui en bois durs. Les menuiseries seront peintes de couleur mate.
Elles pourront être à plusieurs carreaux par vantail.
Volets Les volets extérieurs seront de préférence en bois, à double lame ou à panneaux et traverses, ou encore persiennes pour les étages. Les volets à barre et à écharpe sont interdits. Les volets roulants sont autorisés à condition que les coffres soient non visibles ou cachés par un lambrequin.
Ferronneries Les garde-corps, grilles, grillages seront en ferronnerie ou en bois.
Les ferronneries seront soumises pour accord de la collectivité; leur structure, dessin et dimensions seront simples. Les ferronneries en aluminium sont interdites.
Divers Les panneaux solaires sont autorisés à condition de ne pas représenter plus de 20% de la surface de couverture du côté où ils sont posés et ne pas être visible des voies publiques.
Les boîtes aux lettres seront encastrées dans les maçonneries ou les portes.
Les coffrets d’énergie seront encastrés dans les maçonneries, derrière une porte en bois, ajourée si nécessaire, respectant les dispositions applicables aux menuiseries.
Les panneaux d’affichage ou de signalisation seront posés en applique sur les maçonneries et respecteront les dispositions applicables aux menuiseries.
Les éclairages extérieurs seront limités, d’un dessin simple et en harmonie avec le bâtiment.
Les ventouses éventuelles des chaudières ne pourront être situées sur les façades principales.
DG 11.3- PRESCRIPTIONS APPLICABLES AUX CONSTRUCTIONS NEUVES DG 11.3.1 A dominante résidentielle#
Traitement des façades L’effort de conception le plus important devra être consacré à la qualité des matériaux et leur assemblage et aux volumes constituant l’enveloppe bâtie. Il s’agit en fait de favoriser la réalisation d’architecture de qualité.
Les murs aveugles apparents des bâtiments devront, lorsqu’ils ne sont pas construits avec les mêmes matériaux que les murs de façades principales, avoir un aspect qui s’harmonise avec celui de ces façades.
Est interdit l’emploi à nu en façade de tous matériaux hétéroclites ou disparates non prévus pour cet usage. En cas d’occultation des baies par des volets roulants, les coffrets extérieurs sont dissimulés à la vue depuis la rue par un lambrequin ou un dispositif adapté.
Toute construction d’habitation ayant une façade de plus de 20 m de long devra être recoupée dans la volumétrie dans au moins une des deux dimensions (Hauteur -longueur).
Toitures Les toitures doivent être considérées comme la cinquième façade du bâtiment et traitées avec soin. Les matériaux et les volumes des toitures doivent contribuer à leur intégration dans leur environnement.
Les ouvrages techniques propres à la construction, à l’exception des dispositifs nécessaires à l'utilisation des énergies renouvelables tels que capteurs d'énergie solaire, éoliennes…doivent être soit dissimulés, soit constituer un élément de la composition architecturale.
Les baies de toiture doivent être intégrées à la composition architecturale d’ensemble.
Les toitures sont en règle générale à 2 pans ou plusieurs pans. Les toitures à une seule pente sont admises pour les seules extensions à condition que le point le plus haut de la toiture de la nouvelle construction soit adossé au bâtiment principal ou à un mur de clôture.
Cependant, la recherche du traitement des toitures peut conduire à l'emploi de moyens d'expression contemporains.
Des toitures différentes pourront être admises s’il s’agit d’installer un dispositif d’énergie alternative ou pour s’adapter à une couverture existante.
Les toitures terrasses végétalisées sont admises.
Les conduits de fumée devront être préférentiellement regroupés à proximité du faîtage pour éviter la multiplication des souches de cheminée.
Les toitures terrasses seront admises dans les cas suivants : - si elles représentent moins de 20% de la surface couverte, - ou sur la totalité de la surface couverte dans le cas de la mise en place d’une toiture végétalisée, - ou sur la totalité de la surface couverte dans le cas de la mise en place de capteurs photovoltaïques ou thermiques mais à condition que les capteurs soient dissimulés par un acrotère, ou que la toiture soit traitée comme une terrasse, avec barrière et végétation.
Une dérogation pourra être accordée afin d’assurer l’harmonie sur l’ensemble de la construction ou avec son environnement immédiat.
Les dispositions édictées précédemment ne s’appliqueront pas aux constructions légères type abris de jardins (annexes de moins de 20 m² d’emprise au sol), vérandas… et aux couvertures de piscine.
Couleurs et enduits Il s’agit de donner une qualité visuelle à l’ensemble des bâtiments en privilégiant la couleur sur les façades et non sur les volets.
Tous les matériaux tels que le béton grossier, qui ne sont pas de parement, les parpaings agglomérés, doivent être recouverts d’un revêtement. Les revêtements de couleur blanche ou vive sont à exclure. Les couleurs retenues devront s'intégrer dans le site.
Les constructions en bois sont autorisées et les teintes d’aspect naturel du bois seront privilégiées.
Les couleurs vives sont interdites, à moins qu’elles ne participent à une écriture architecturale assumée et qu’elles représentent moins de 10% des surfaces de façades.
Construction d’habitation : Palette générale : façades, modénatures, soubassements : En référence aux matériaux présents à JOUX la palette générale est composée de tons chauds et naturels qui se déclinent en ocres terre et jaune foncé : pierres, pierres dorées ; des ocres jaune clair pour la luminosité, des tons grège, sable et beige pour renforcer l’aspect patrimonial ; des tons gris vert et gris bleu qui s’harmonisent avec l’environnement végétal.
Palette ponctuelle : fenêtres, volets, ferronneries : Des tonalités douces qui se déclinent en gris colorés sombres et clairs, jouant en harmonie avec les tons chauds ou saturés des façades. Les verts et bleus sombres en référence au végétal, le mauve sombre en référence au Pays du Beaujolais. Les teintes les plus sombres seront le plus souvent utilisées pour les persiennes et huisseries des bâtiments patrimoniaux et valoriseront le rythme qu’elles donnent aux façades.
Pour les locaux annexes, extensions : Les bâtiments annexes et les extensions des bâtiments existants devront être traités de préférence dans les mêmes matériaux et couleurs que les bâtiments principaux dans le respect des règles énoncées dans le présent règlement.
Les bâtiments annexes en tôle ou fibrociment sont interdits.
Les éléments non traditionnels de caractère climatique tels que les serres, les panneaux solaires…, doivent être étudiés de manière à s’intégrer au mieux aux volumes des constructions.
Clôtures - Les clôtures sont facultatives ; - Les clôtures en plaque de fibrociment, tôle ondulée et tous matériaux ne présentant pas une tenue et un aspect satisfaisant sont interdites ; - Les bâches coupe-vent et les clôtures réalisées en végétation morte (cannages,…) sont interdites ; - Les clôtures devront être traitées avec le même soin que les façades des bâtiments et ne pas constituer, par leurs matériaux, leur aspect ou leur couleur, des dissonances architecturales avec le cadre environnant ;
Les murs et murets traditionnels doivent être conservés et restaurés dans le respect de l’aspect d’origine.
Les clôtures implantées en bordure des voies, chemins piétons ou cycles, espaces verts publics doivent être édifiées à l’alignement sauf contrainte technique. Elles auront une hauteur maximale fixée à 1,80 m à l’exception des piliers et portails ou de contraintes de sécurité où la hauteur pourra être portée à 2 m.
La partie supérieure des clôtures et des murs bahuts sur rue sera parallèle au trottoir ou à la chaussée contiguë sans pouvoir excéder la hauteur maximale autorisée au point le plus haut. En cas de mur ou muret, celui-ci aura une hauteur maximale de 1 m. Les coffrets techniques devront être intégrés dans ce muret. Les dispositifs à claire voie ou de grillage sont admis à condition d’être accompagné d’une haie végétale. Les plantations seront de type haie libre (plusieurs espèces mélangées).
Les brises vues imitant les haies, le bois, les paillages, et les bâches sont interdits.
Les haies seront d’espèces variées (3 espèces différentes au minimum), elles devront respecter les règles fixées par le code civil.
Pour l’habitat intermédiaire, les limites de jardins privatifs en limite des espaces publics ou collectifs pourront être traitées par des palissades en bois de 1.50 m au maximum. Le bois de construction pourra être du chêne, châtaignier, acacia, ou tout autre bois durable de provenance européenne. Les bois tendres non durables naturellement seront traités. Le bois ne sera pas teinté. Les planches de bois utilisées pour la réalisation de la palissade auront une épaisseur de 2cm au moins. Elles pourront être jointives ou à clairevoie. Elles serviront de support à la végétation. Les portillons seront de même facture. Les panneaux occultant et brises-vue en planchette de pins, grillages et treillis soudés sont interdits.
Les clôtures en limites séparatives Elles ne sont pas obligatoires. Si elles existent, elles seront de couleur « verte à maille rectangulaire ». Leur hauteur est limitée à 1.80m pour les zone U et AU à vocation résidentielle. Elles s’accompagnent de plantations arbustives, haies libres avec 3 espèces différentes au minimum.
Pare-vues Pour les secteurs d’habitat intermédiaire ou groupé, des murs ou pare-vues seront implantés en limite séparative et en continuité du bâti. Leur dimension sera limitée à 2 m de hauteur et leur longueur ne pourra dépasser 4 m.
Hors zone UA, en prolongement des murs mitoyens entre deux habitations, un mur plein en maçonnerie ou brise vue est exigé sur une longueur de 2 m à partir du nu de la façade. La hauteur n’excède pas 2 m.
Eléments techniques Les coffrets gaz / électricité et les boites aux lettres seront intégrés soit dans les haies, soit dans les façades ou murs de clôture, tout en restant accessibles aux services concernés. La réduction de l’impact visuel des éléments techniques sera prioritaire. Les « blocs réseaux » doivent être regroupés et réalisés selon les principes recommandés dans le schéma joint. Si la façade est à l’alignement, il est intégré dans la clôture ou dans la construction principale implantée au droit de l’emprise publique. Un espace réservé aux conteneurs de déchets est obligatoire pour les ensembles d’habitation : il sera aménagé hors du domaine public et à proximité de la voie publique et sera habillé de façon à préserver les vues depuis la rue.
Dépendances et annexes Pour l’habitat, les dépendances et annexes (dont chaufferie), 2 cas sont énoncés : - si elles sont reliées au volume principal par une composition bâtie cohérente, elles seront de même facture que la construction principale. - si elles sont situées en limite arrière de lot, formant clôture, elles pourront être de facture différente de la construction principale.
De même que pour la construction principale, les annexes de type « chalet suisse » sont proscrites.
Végétaux Les feuillus et essences locales seront privilégiés afin de respecter le caractère paysager et naturel. Afin de ne pas créer de rupture d’échelle avec le bâti ou la parcelle, les essences d’arbres de petit développement (< à 10 mètres de hauteur) seront favorisées. Les haies d’essences variées sont recommandées. Les règles d’implantation des arbres et arbustes en limite de propriété sont édictées dans le Code Civil.
Energies renouvelables En dehors du périmètre de l’article 12, les installations et ouvrages nécessaires à la promotion des énergies renouvelables sont autorisés à condition de s’intégrer au mieux aux couleurs et volumes des constructions, que ce soit en façade ou en toiture. Ils peuvent donc conduire à l’utilisation de couleurs des façades, ou de toitures différentes de celles précisées précédemment.
La réhabilitation de constructions existantes doit pouvoir intégrer des modifications de l’aspect extérieur qu’impliqueraient une meilleure isolation et / ou la mise en œuvre de moyens alternatifs de production d’énergie et d’eau chaude dans la mesure où celles-ci ne portent pas atteinte à l’environnement bâti ou naturel dans lequel la construction s’insère.
De même, les constructions proposées dans la perspective d’un développement des pratiques écologiques seront admises par dérogation à l’ensemble des règles édictées dans cet article à condition que leur insertion ne porte pas atteinte à leur environnement bâti ou naturel.
En toiture, les éléments de production d’énergie renouvelable (panneaux solaires, photovoltaïques…) devront être intégrés et respecter les pentes de toit.
Divers Les climatiseurs ou autre appareil, y compris les systèmes de fermetures et de sécurité des ouvertures peuvent être apposés en façade à condition d’être encastrés et masqués par un habillage en harmonie avec le style de la construction, sans saillie par rapport au nu de la façade.
Les antennes individuelles ou collectives doivent être positionnées de manière à être le moins visible possible depuis les espaces publics. En cas de positionnement sur un balcon, la parabole doit être fixée à l’intérieur et non en surplomb de l’espace public.
Les citernes (gaz liquéfiés, mazout…) non situées dans des bâtiments seront soit enterrées, soit masquées par une haie variée pour une bonne intégration paysagère.
Piscines Les projets de piscine devront respecter les mêmes règles d’implantation que les bâtiments (recul par rapport à l’alignement ou l’axe des voies/recul par rapport aux limites séparatives). Abords Les parties de terrain libres de toute construction résultant d’une implantation de la construction en retrait de l’alignement doivent participer au même titre à la qualité de l’espace public. Cette partie doit bénéficier d’un aménagement de qualité mettant en valeur les immeubles et la composition de la clôture. La plantation de ces espaces est recherchée. Ces dispositions s’appliquent également aux aires de présentation des déchets et aux émergences de points d’apport volontaires enterrés ou semi-enterrés.
Dispositifs de tri sélectif Toute construction ou installation nouvelle doit prévoir des dispositions pour le stockage des conteneurs nécessaires à la collecte des déchets ménagers ou assimilés (ordures ménagères et déchets recyclables) selon les prescriptions du service gestionnaire lorsqu’elles existent. Les aires de stockage devront faire l’objet d’une intégration paysagère.
DG 11.3.2 Constructions agricoles et industrielles#
Traitement des façades, couleurs et enduits de façade, bardages L’utilisation de bardages doit s’inscrire dans un projet architectural de qualité. Leurs couleurs devront s’intégrer dans l’environnement immédiat. La couleur blanche et les couleurs vives seront limitées à des éléments de façade sans pouvoir excéder 10% des surfaces développées, la couleur devra s’intégrer dans le site.
Les enduits et rejointoiements seront confectionnés de préférence à base de chaux claire. Les mortiers seront lissés ou grattés et non en relief et devront respectés les couleurs traditionnelles à la région.
Tous les matériaux tels que le béton grossier, qui ne sont pas de parement, les parpaings agglomérés, doivent être recouverts d’un revêtement. Les revêtements de couleur blanche ou vive sont à exclure. Les couleurs retenues devront s'intégrer dans le site.
Les constructions en bois sont autorisées et les teintes d’aspect naturel du bois seront privilégiées.
- Bâtiments agricoles : Leurs parois verticales devront être soit en bardage bois ou métal, soit en bardage ou enduits de couleur sombre dans la gamme des gris, vert ou brun, hors soubassement.
- Bâtiment d’activités : Leurs parois verticales devront être en bardage bois ou métal ou en matériau enduit dans la teinte des enduits traditionnels.
- Locaux annexes, extensions : Les bâtiments annexes et les extensions des bâtiments existants devront être traités de préférence dans les mêmes matériaux et couleurs que les bâtiments principaux dans le respect des règles énoncées dans le présent règlement.
- Les bâtiments annexes en tôle ou fibrociment sont interdits.
- Les éléments non traditionnels de caractère climatique tels que les serres, les panneaux solaires…, doivent être étudiés de manière à s’intégrer au mieux aux volumes des constructions.
Toitures
Les toitures terrasses ainsi que les toitures à faible pente sont admises si elles sont végétalisées.
Les toitures terrasse non végétalisées sont interdites sauf pour des éléments de raccordement entre deux constructions ou pour les extensions et annexes adossées au bâtiment principal ou à un mur de clôture ou pour des bâtiments d’activités dont les toitures terrasse seront recouvertes d’une membrane PVC grise. Des toitures différentes pourront être admises s’il s’agit d’installer un dispositif d’énergie alternative ou pour s’adapter à une couverture existante.
A défaut d’être en toitures terrasses, les toitures des bâtiments d’activités ou agricoles seront à deux versants minimum avec une pente minimum de 20% et maximum de 45% sauf pour une valorisation solaire.
Les couvertures doivent être en matériaux de couleur sombre, qui rappelleront par leur couleur et leur aspect général les toits traditionnels.
Les toitures des bâtiments agricoles, artisanaux, commerciaux et industriels présenteront un aspect mat.
L’utilisation de plaques translucides améliorant la clarté des bâtiments est autorisée.
La pente des toitures doit être comprise entre 20 et 45 % pour les toitures traditionnelles en tuiles dans le sens convexe, avec un faîtage réalisé dans le sens de la plus grande dimension de la construction.
Les édicules (cheminée, ouvrages techniques etc.) devront être limités en toiture.
Tunnels, chassis et serres Les tunnels, châssis seront de couleur sombre (gris, vert, brun). Les couleurs vives sont interdites.
Tous les bâtiments de ce type devront être adossés à un obstacle visuel plus important qu’eux mêmes (exemples : contrefort de terrain, lisière de forêt, haies importantes…) existant ou à créer. Cette dernière remarque ne s’applique pas aux serres de production.
DG 11.4 - Aménagement des bâtiments existants#
Aménagement des bâtiments existants Tout changement d'affectation d'un bâtiment existant n'est possible que si sa nouvelle destination est conforme au statut de la zone dans laquelle il se trouve ou s'il est explicitement autorisé par le règlement de cette zone.
Qu'ils soient soumis à autorisation ou non, les travaux d'aménagement qui ne respectent pas l'ensemble des règles applicables pour une nouvelle construction ne peuvent être réalisés que dans la mesure où ils concernent un bâtiment dont le clos et le couvert sont encore assurés. Ils peuvent s'accompagner d'une extension très limitée, lorsque celle-ci est justifiée par des raisons architecturales ou techniques et permet une meilleure utilisation du bâtiment sans pour autant augmenter ses capacités d'accueil. Dans le cas d’une réfection de toiture, les pentes de toit, l’aspect et la couleur de la couverture pourront être conservées.
La composition de la façade, la proportion et l’alignement des ouvertures des constructions traditionnelles devront être respectés. Ainsi, il faudra veiller à conserver un équilibre harmonieux de la façade.
Dans le cas de la mise en place de volets roulants, le coffret accueillant le volet ne devra pas être en saillie par rapport au nu de la façade et devra être cachés par un lambrequin.
La démolition d’un immeuble, d’un ensemble de bâtiments ou d’un élément de patrimoine identifiés sur le plan de zonage au titre de l’article L123-1-5 III 2° du Code de l’urbanisme est soumis à permis de démolir. Elle ne sera autorisée qu’à titre exceptionnel si l’état du bâti et/ou la qualité du projet proposé le justifient. Ne seront autorisés sur ces immeubles ou éléments de patrimoine que les travaux ou extensions respectant les caractéristiques culturelles, architecturales ou historiques qui en font l’intérêt.
La notion de bâtiments anciens Sont considérés comme bâtiments anciens les constructions édifiées avant 1940. La restauration avec une architecture contemporaine n’est pas soumise aux dispositions suivantes. La restauration des maisons anciennes devra respecter les dispositions originelles en conservant les éléments de décor architectural : les portails d’entrée, les encadrements de pierre seront conservés. Les volumes bâtis existants seront respectés. La création de décrochements en toiture et en façades est proscrite sauf pour les accès. Dans le cas de fermeture des volumes ouverts (comme les remises), l’aspect originel devra être préservé (piliers de pierre, charpentes, transparence du volume ou fermeture en arrière des éléments de structure ou des modénatures…). Les fermetures en arrière des piliers, ainsi que les éléments vitrés seront privilégiés. Il en sera de même en cas d’intervention sur une porte de granges, la structure et l’aspect d’origine seront respectés, le murage partiel des portes de granges sera limité au soubassement et à hauteur de 1 m. Des fermetures vitrées (impostes et ouvrants vitrés) seront privilégiées. Les menuiseries de couleur brillante claire ou blanche sont proscrites.
DG 11.5- Constructions passives ou à haute performance énergétique#
Sont considérées comme constructions à haute performance énergétique les constructions dont la dépense énergétique est inférieure à 35 kwh par an et par m². Sont considérées comme constructions passives, les constructions dont les besoins en chauffage sont inférieurs à 15kwh par an et par m²/ et ayant une excellente étanchéité de l’enveloppe (n50 ≤ 0,6 h1) et une consommation totale en énergie primaire (électroménager inclus) inférieure à 120kWh/m2 annuels Toutes les prescriptions de l’article 11.1 sont applicables. Intégration dans le site Les bâtiments d’architecture contemporaine et les bâtiments bioclimatiques devront s’intégrer dans le site naturel ou bâti, et le paysage environnant.
Titre II dispositions applicables aux zones urbaines UA UC UH UE UI zone UA#
JOUX – Plan Local d’Urbanisme Règlement
Caractere de la zone UA#
La zone UA recouvre la partie urbaine (centrale) dense du bourg, où le bâti ancien est dominant, dans laquelle les constructions sont édifiées en règle générale à l’alignement des voies et en ordre continu.
Elle comprend des habitations, des commerces, des services, des équipements publics et des activités non nuisantes.
Ce secteur est concerné par le périmètre défini en application de l’article 12 de la loi Grenelle II (périmètre rose) qui permet de « délimiter des périmètres, après avis de l'architecte des bâtiments de France, par délibération du conseil municipal (...) motivés par la protection du patrimoine bâti ou non bâti, des paysages ou des perspectives monumentales et urbaines".
Ce secteur est concerné au titre de l’article L.123-2b du Code de l’urbanisme par un emplacement réservé en vue de la réalisation, dans le respect des objectifs de mixité sociale, d’un programme de 5 logements locatifs sociaux minimum.