Patrimoine bâti :
Catégories
Bâti remarquable
Représentation
Prescriptions
Les éléments bâtis remarquables repérés présentent un intérêt patrimonial. Ils sont donc à conserver ou à restaurer. Le principe général est donc l’interdiction de leur démolition. Une démolition partielle peut être autorisée si l’état de l’immeuble et la qualité du projet le justifie.
Tous les travaux effectués sur une construction repérée doivent permettre la préservation et la mise en valeur des dispositions d’origine du bâtiment à sa construction, ou leur retour en cas de dégradations déjà réalisées antérieurement ; ils doivent être conçus en évitant toute dénaturation des caractéristiques conférant leur intérêt ;
Tous les projets de nouvelles constructions édifiées dans des secteurs de covisibilités avec les bâtiments remarquables repérés peuvent être refusés ou n’être acceptés que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leur dimension ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
Ensemble bâti d’intérêt
Tous les travaux effectués sur une construction comprise dans un ensemble bâti d’intérêt doivent préserver les caractéristiques urbaines et architecturales de l’ensemble bâti afin de préserver l’image historique du tissu bâti.
Lors d’une démolition pour reconstruction, la nouvelle construction devra respecter les codes urbains et architecturaux de l’ensemble bâti dans lequel elle s’insère (rythme de façade, des ouvertures, hauteur…).
Tous les projets de nouvelles constructions édifiées dans des secteurs de covisibilités avec un ensemble bâti d’intérêt repéré peuvent être refusés ou n’être acceptés que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
Patrimoine bâti (croix, lavoirs, fontaines, vierges, oratoires…)
La démolition des éléments du patrimoine bâti repérés est interdite.
Pour les murs protégés, le percement est possible pour permettre l’accès si l’espace démoli ne représente pas plus de 20% du linéaire du mur.
Les projets s’inscrivant à proximité de ces éléments doivent rechercher leur mise en valeur.
Eléments du paysage :
Catégories
Espaces Boisés Classés
Représentation
Prescriptions
Le classement, identifié au plan de zonage, interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. Y sont notamment interdits les recouvrements du sol par tous matériaux imperméables : ciment, bitume ainsi que les remblais.
Les coupes et abattages d'arbres sont soumis à déclaration préalable.
Les accès aux propriétés sont admis dans la mesure où ils ne compromettent pas la préservation des boisements existants.
Secteurs paysagers à protéger pour des motifs écologiques et paysagers
Alignements d’arbres et
haies à préserver pour
des motifs écologiques et
culturels
Arbres isolés
Ces secteurs identifient les boisements, bosquets, ripisylves, vergers et parcs végétalisés publics et jardins privés représentant un intérêt particulier pour le paysage, le maintien et la perméabilité des sols et la fonctionnalité écologique du site.
Ils doivent conserver leur aspect naturel et végétal prédominant : - au moins 80% de leur superficie doivent être maintenus en espaces libres perméables, espaces verts ou liaisons douces non imperméabilisées ; - les aménagements et constructions en lien avec l’usage du site et sa mise en valeur touristique sont autorisés dans une limite de 3,50m de hauteur à l’égout ;
- En cas de destruction, la surface perdue devra être compensée dans un ratio de 1 pour 1.
Dans les secteurs de jardins privés, seuls sont autorisés les aménagements d’annexes telles qu’elles sont définies dans l’Article 1 de chaque zone.
Les alignements d’arbres et les haies repérés au plan de zonage structurent les paysages ouverts et marquent un fonctionnement agricole de type bocager. En bordure de voirie, ils rythment les cheminements et qualifient les entrées de bourgs et de villages. Ces alignements végétaux sont à conserver :
- le percement est possible pour permettre l’accès si l’abattage ne représente pas plus de 20% du linéaire de la haie ;
- les alignements peuvent être déplacés et doivent être remplacés en cas de destruction dans un ratio de 1 pour 1.
Les arbres isolés marquent le paysage et l’ambiance du quotidien des usagers du territoire. Implantés dans les espaces verts, les parcs privés ou publics, ils ont un intérêt particulier d’un point de vue écologique et paysager. Ils doivent être préservés.
Les coupes et abattages d'arbres sont soumis à déclaration préalable et doivent être motivés par une intervention en cas d’entretien phytosanitaire et/ou de sécurisation des biens et personnes.
Catégories Mares
Représentation
Prescriptions
Les mares constituent des espaces relais pour de nombreuses espèces animales. Elles sont aussi un élément identitaire du territoire et participent au patrimoine naturel hydrologique de Jura Nord. Ces éléments doivent être conservés, ainsi toute construction est interdite sur leur emprise.
Sont admis à leur proximité sous conditions :
- les aménagements légers et démontables de valorisation écologique, paysagère et pédagogique des milieux ;
- l'adaptation et la réfection des constructions existantes à condition que cela n'entraîne pas une augmentation de l'emprise au sol du bâtiment.
Zones humides
Par ailleurs, la végétation existante devra être maintenue, exceptée dans les cas avérés d'espèces invasives.
En cas de destruction, la surface perdue devra être compensée dans un ratio de 1 pour 1.
Le principe d’entrée est celui de la préservation des zones humides, via l’application de la séquence « éviter-réduire-compenser ». Dans le cas d’une dégradation ou de la destruction d’une zone humide, des mesures de restauration et/ou de compensation correspondant aux dispositions fixées par les documents en vigueur (valeur guide de 200% de la surface perdue) devront être réalisées.
Les impacts des aménagements sur la fonctionnalité des zones humides devront être étudiés pour être compensés. Par ailleurs, le type de végétation existante devra être maintenu, excepté dans les cas avérés d'espèces invasives.
Autres inscriptions graphiques :
Catégories Représentation
Prescriptions
Emplacement réservé
Seuls les travaux conformes à la future destination sont autorisés
Bâtiment susceptible de
changer de destination
Linéaire commercial à
Le changement de destination des bâtiments agricoles est autorisé à la condition qu’ils soient identifiés au règlement graphique, vers les destinations mentionnées au règlement.
Seuls les bâtiments identifiés pourront faire l’objet d’un changement de destination, après avis conforme de la CDNPS pour ceux situés en zone N, et de la CDPENAF pour ceux situés en zone A. Ce changement de destination conditionne la faisabilité de certaines opérations immobilières (travaux, vente, location).
Les locaux situés au rez-de-chaussée le long des voies et destinés au commerce ne peuvent pas faire l’objet d’un changement de protéger (L15116)
Voies et chemins à conserver ou créer
Limitation de la constructibilité pour des raisons environnement ales, de risques, d’intérêt général (R15131 et R151-34)
Bande inconstructible
le long des routes à grande
circulation
Règlement littéral destination, interdisant ainsi habitation, industrie, agriculture ou entrepôt.
Sont identifiées les voies de circulation à conserver, modifier ou créer, suivant l’article L151-38 du code de l’urbanisme. Les accès et cheminements doivent y être préservés.
Dans les espaces repérés au règlement graphique sont interdits : - Les constructions et installations de toute nature, permanentes ou non ; - Les dépôts ; - Les affouillements ; - Les forages et exhaussements des sols.
Toute construction ou installation est interdite dans une bande de 75 mètres de part et d’autre de la route à grande circulation (article L111-6)