1. Dans le cas de restauration, d’extension et d’aménagement de constructions existantes à la date d’approbation du PLU, la nouvelle emprise au sol créée ne doit pas dépasser 20% de la surface plancher mesurée à la date d’approbation du PLU.
2. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux constructions nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.
L’emprise au sol des constructions correspond a leur projection verticale au sol, exception faite des éléments de modénature ou architecturaux inférieurs ou égaux a 1 m de débord (oriels, balcons, débords de toiture...).
ÉQUIPEMENTS PUBLICS
Les équipements publics sont des établissements destinés à accueillir le public ou un service public dans un but d’intérêt général appartenant ou non à une personne publique.
Sont des équipements publics : - Les constructions affectées aux services publics européens, nationaux, régionaux, départementaux, ou municipaux, et ouvertes au public ; - Les constructions affectées aux ambassades, aux consulats, aux légations, aux institutions internationales et diplomatiques, et ouvertes au public ; - Les crèches et les garderies ; - Les écoles, les collèges, les lycées, les écoles supérieures, les universités, ainsi que les laboratoires rattachés à ces dernières ;
- Les constructions destinées à des activités culturelles et les salles spécialement aménagées pour la production de concerts, de spectacles, de ballets, et ouvertes au public ;
- Les lieux de culte ; - Les hôpitaux, les cliniques, les dispensaires, les résidences médicalisées ; - Les parcs d’expositions ; - Les établissements sportifs, publics ou associatifs, ouverts au public ; - Les établissements pénitentiaires ; - Les constructions nécessaires au fonctionnement des réseaux (voiries, énergies, fluides, télécommunications, assainissement) et des services urbains (transports collectifs, traitement des déchets).
EQUIPEMENTS COLLECTIFS Il s’agit de l’ensemble des installations, des réseaux et des constructions, qui permettent d’assurer à la population résidante et aux entreprises, les services collectifs dont elles ont besoin ; il s’agit notamment :
- des équipements d’infrastructures (réseaux et aménagements au sol et en soussol),
- des équipements de superstructures (bâtiments à usage collectif, d’intérêt général), dans les domaines hospitaliers, sanitaire, social, enseignement et services annexes, culturel, sportif, cultuel, défense et sécurité, ainsi que les services publics administratifs locaux, départementaux, régionaux et nationaux.
Un équipement collectif d’intérêt général peut avoir une gestion privée ou publique.
ESPACES LIBRES Les espaces libres ne comportent aucun ouvrage au-dessus du sol naturel ; ils comprennent des espaces minéraux, (tels les cours, les allées, les terrasses), des places de stationnement, des espaces verts (tels les pelouses, les jardins), des espaces plantés (tels les taillis, les alignements, les futaies).
ESPACES PAYSAGERS REMARQUABLES Un espace paysager remarquable est une protection particulière instituée au titre de l’article L.1231-7° du Code de l’Urbanisme. Il s’agit de sites « à protéger, à mettre en valeur, ou à requalifier, pour des motifs d’ordre culturel, historique, ou écologique ».
Les travaux ayant pour effet de détruire un élément de paysage et, notamment, les coupes et abattages d’arbres, doivent faire l’objet d’une demande d’autorisation préalable.
Les espaces paysagers remarquables, protégés au titre de l’article L.123-1-7° du Code de l’Urbanisme, sont figurés sur le document graphique par une trame spécifique.
INSTALLATIONS CLASSÉES
Les installations classées sont des équipements ou des installations qui, par leur nature, présentent, à un certain degré, un risque d’incommodité, d’insalubrité, ou un danger. Ces établissements figurent dans la nomenclature établie par un décret pris en Conseil d’Etat, en application de la Loi du 19 juillet 1976, relative à la protection de la nature.
La nomenclature classe ces installations en trois catégories :
- Les installations classées soumises au régime de l’autorisation préalable ; ce sont celles qui présentent le risque le plus important.
- Les installations classées soumises au régime de l’enregistrement ; il s’agit d’un régime intermédiaire d’autorisation simplifiée.
- Les installations classées soumises au régime de la déclaration préalable ; ce sont celles qui présentent le risque le plus faible.
LIMITES SÉPARATIVES
Un terrain est délimité par plusieurs types de limites :
- L’alignement est la limite entre le domaine public et ce terrain ;
- La limite séparative est la limite entre ce terrain et le ou les terrains voisins, appelée limite séparative latérale ;
- La limite séparative formant le fond du terrain est une limite séparative dénuée de tout contact avec le domaine public, appelée limite séparative arrière.
NIVEAU
Espace situé entre un plancher et le plancher qui lui est immédiatement supérieur, se compte sur une même verticale.
NU DE FAÇADE Partie extérieure du mur faisant abstraction des retraits.
OPERATION D’ENSEMBLE
Toute opération ayant pour objet ou pour effet de porter a plus de 1 le nombre de lots ou de constructions issus de ladite opération : division, lotissement, permis groupé, ZAC, association foncière urbaine…
RETRAIT
Le retrait est l’espace compris entre l’alignement et le plan vertical de la façade antérieure, lorsque ce plan est distinct de l’alignement et fixé par un reculement. Il est exprimé par une distance à respecter (qui varie en fonction des articles 6, 7, et 8 du présent règlement) entre les façades d’une construction et la limite de la parcelle supportant cette construction avec le domaine public (l’article 6), les limites séparatives de la parcelle (l’article 7), et une autre construction sur la même parcelle (l’article 8).
SAILLIE Partie de construction qui dépasse le plan de façade ou de toiture d’une construction.
SOL NATUREL Le sol naturel est le sol existant avant les fouilles et les remblais nécessaires à l’exécution des ouvrages.
SURFACE DE PLANCHER Sous réserve des dispositions de l'article L. 331-10, la surface de plancher de la construction s'entend de la somme des surfaces de plancher closes et couvertes, sous une hauteur de plafond supérieure à 1,80 m, calculée à partir du nu intérieur des façades du bâtiment. Un décret en Conseil d'Etat précise notamment les conditions dans lesquelles peuvent être déduites les surfaces des vides et des trémies, des aires de stationnement, des caves ou celliers, des combles et des locaux techniques, ainsi que, dans les immeubles collectifs, une part forfaitaire des surfaces de plancher affectées à l'habitation.
TERRAIN Le terrain est une parcelle ou un groupe de parcelles contiguës appartenant à une même entité juridique (une personne physique, une indivision, une personne morale), et constituant une unité foncière.
VOIES NOUVELLES La voie nouvelle est une emprise publique ou privée qui permet de desservir plusieurs propriétés distinctes.