Le stationnement des véhicules automobiles ou des deux roues correspondant aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques ou de desserte collective. Le constructeur doit réaliser le nombre d’aires de stationnement défini ci-après à l’occasion de toute construction ou installation nouvelle, sur le terrain propre à l’opération. Dans le cas d’une extension, réhabilitation, restructuration et changement de destination d’une construction existante, l’obligation de créer des places de stationnement ne s’applique qu’à l’augmentation de surface de plancher, de capacité ou du nombre de logements à condition que les places existantes sont conservées. Cette disposition n’est pas applicable, dans le secteur UAa aux opérations d’une taille égale ou inférieure à 10 logements. En cas d’impossibilité de réaliser les places de stationnement imposées au règlement, il pourra être fait application des dispositions prévues à l’article L 151-33 du code de l’urbanisme qui prévoit que « Lorsque le règlement impose la réalisation d’aires de stationnement pour les véhicules motorisés, celles-ci peuvent être réalisées sur le terrain d’assiette ou dans son environnement immédiat.
Lorsque le bénéficiaire du permis ou de la décision de non-opposition à une déclaration préalable ne peut pas satisfaire aux obligations résultant du premier alinéa, il peut être tenu quitte de ces obligations en justifiant, pour les places qu’il ne peut réaliser lui-même, soit de l’obtention d’une concession à long terme dans un parc public de stationnement existant ou en cours de réalisation et situé à proximité de l’opération, soit de l’acquisition ou de la concession de places dans un parc privé de stationnement répondant aux mêmes conditions. Lorsqu’une aire de stationnement a été prise en compte dans le cadre d’une concession à long terme ou d’un parc privé de stationnement, au titre des obligations prévues aux articles L. 151-30 et L. 151-32, elle ne peut plus être prise en compte, en tout ou en partie, à l’occasion d’une nouvelle autorisation. » La norme applicable aux constructions ou établissements non prévus dans le tableau ci-après est celle à laquelle ils sont le plus directement assimilables.
- Normes applicables aux places de stationnement sur l’ensemble des zones U et AU:
∣ Véhicules motorisés
La surface de référence à respecter est de 25 m² par place. Dimensions des places : longueur : 5 mètres -largeur : 2,30 mètres -dégagement : 5 mètres Largeur des accès : sens unique : 2,50 mètres -double sens – de 30 voitures : 3,50 mètres, + de 30 voitures : 5 mètres
TYPE Habitat collectif
Habitat individuel Logements locatifs sociaux Hébergements collectifs Bureaux, services Artisanat et industries
NOMBRE DE PLACES 1 place par logement de moins de 70 m2 de SDP 1,5 place au-delà de 70m2 de SDP 2 places par logement
1 place par logement Suivant étude de besoins#
1 place pour 50 m² de surface de plancher (SDP). 1 place pour 100 m2 de surface de plancher (SDP).
Dont 0,5 intégrée à une aire mutualisée dans le cas d’opération de plus de 10 logements
Dont 0,5 intégrée à une aire mutualisée dans le cas d’opération de plus de 10 logements
Application de l’article L151-33 du CU
Foyer-logement,résidences personnes âgées…
universitaires,
Commerces
1 place pour 50 m2 de surface de vente au-dessus de 200 m2 de surface de vente.
Il n’est pas exigé de place de stationnement pour les commerces dont la surface de vente est inférieure à 200 m2 sauf en zone UI.
Hébergements hôteliers
Salles de restaurant, café, cabaret, boîte de nuit
Suivant étude de besoins
10 places pour 100 m2 de surface de salle créée.
Il n’est pas exigé de place de stationnement pour les 100 premiers m² de surface de salle
Equipements d’intérêt Suivant étude de besoins collectif et services publics
Conformément à l’article L151-36 du code de l’urbanisme, « pour les constructions destinées à l’habitation, autres que celles mentionnées aux 1° à 3° de l’article L. 151-34, situées à moins de cinq cents mètres d’une gare ou d’une station de transport public guidé ou de transport collectif en site propre et dès lors que la qualité de la desserte le permet, il ne peut, nonobstant toute disposition du plan local d’urbanisme, être exigé la réalisation de plus d’une aire de stationnement par logement ».
Dans le cas d’opération de plus de 20 logements, les aires de stationnement devront être munies de dispositifs de recharge pour les véhicules électriques.
Les aires de stationnement des véhicules motorisées réalisées à l’aire libre feront l’objet d’un traitement de surface conçu de manière :
∣ à assurer une cohérence avec l’espace public lorsqu’elles sont établies en continuité avec celui-ci ; ∣ à limiter au maximum les surfaces imperméabilisées (pavés enherbés, terre armée végétalisée ou tout autre dispositif non étanche …) ;
∣ à contribuer à la reconstitution d’une capacité de stockage en eau dans les secteurs indicés i.
∣ à limiter leur impact visuel à partir de l’espace public. Les stationnements sous forme de box en pied d’immeuble donnant directement sur l’espace public sont interdits.
∣ Aires de stationnement vélos
Des aires de stationnement dédiées aux vélos seront réalisées conformément aux textes en vigueur (voir cidessous). Les emplacements de stationnement seront réalisés soit :
∣ sous la forme d’un local dédié au stationnement vélo intégré au bâtiment. ∣ Sous forme d’abris intégrés dans la conception des espaces collectifs. Ils devront être facilement accessibles à partir de l’espace public et sécurisés. Article L151-30 « Lorsque le règlement prévoit des obligations en matière de stationnement des véhicules motorisés, il fixe des obligations minimales pour les vélos pour les immeubles d’habitation et de bureaux, dans le respect des conditions prévues au I de l’article L. 111-5-2 du code de la construction et de l’habitation ».
Article dp 7 : equipement et reseaux desserte par les voies publiques ou privees#
Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l'accès sur celle de ces voies qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit. L’aménagement des voies doit respecter la règlementation en vigueur notamment celle relative à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite.
∣ Règles relatives à la présence d’accès suffisants pour desservir la construction projetée
Toute autorisation d'occupation du sol peut être refusée sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées permettant la circulation ou l'utilisation des engins de secours et de lutte contre l'incendie. Elle peut également être refusée si les accès sont insuffisamment dimensionnés compte tenu du nombre de logements ou de m2 de surface de plancher projetés ou si les accès présentent un risque pour la sécurité des personnes. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la disposition des accès, de leur nombre, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. Ces voies peuvent être créées, soit sur la parcelle elle-même, soit par servitude légalement instituée.
∣ Règles relatives à la création de nouveaux accès sur les voies publiques
Le nombre des accès créés sur les voies publiques peut être limité dans l'intérêt de la sécurité. Lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, le ou les accès doivent être établis sur la voie où la gêne pour la circulation sera la moindre. En cas de création de parking en rives le long des voies publiques, l’accès direct des places sur la voie publique est interdit, le parking doit être conçu de manière à ce que l'ensemble des places soit desservi avec un seul accès ou un nombre d’accès limité. Toutefois, des accès directs pourront être autorisés dans le cas d’opération d’ensemble dans les zones AUb ou le long des voies à faible circulation dans toutes les zones à condition de ne pas créer un risque pour la sécurité des personnes.
∣ Règles relatives aux voies créées sur les parcelles pour la desserte des constructions projetées (caractéristiques des voies nouvelles créées à l’intérieur des parcelles) Les voies doivent présenter des caractéristiques adaptées à la situation et à la taille de l’opération qu’elles desservent. La largeur minimum des voies sera de :
∣ 3,5 m pour les opérations de moins de 5 logements ; ∣ 6m pour les opérations de plus de 5 logements.
∣ Les voies en impasse
Elles pourront être autorisées dans l’un des cas suivants :
∣ Lorsque le maillage sur des voies existantes est impossible techniquement (ou économiquement) pour des motifs topographiques, de présence d’une parcelle bâtie ou s’il conduit à la destruction d’un élément caractéristique du paysage ;
∣ Dans le cas d’opération d’ensemble prévoyant une aire de stationnement mutualisée au début de l’impasse;
∣ Lorsque la continuité est assurée par un cheminement piéton et/ou vélos.
Pour l’application de cette règle, ces conditions ne sont pas cumulatives. Elles devront avoir les caractéristiques suivantes :
∣ Leur longueur ne peut excéder 100m. ∣ Cette longueur maximum est ramenée à 50 mètres, y compris la palette de retournement si elles desservent plus de 50 logements ;
Les voies en impasse, doivent être aménagées de telle sorte que le demi-tour soit rendu possible par une aire de retournement ou une aire de manœuvre. Les caractéristiques techniques du dispositif de retournement ou de manœuvre doivent être adaptées aux véhicules de secours et d’enlèvement des ordures ménagères (sauf si un point de regroupement des déchets est prévu au début de l’impasse).
La largeur des voies piétonnes sera au moins égale à deux mètres. Elles seront conçues de manière à n’être pas utilisables par les engins motorisés.
Desserte par les reseaux#
Toute construction ou installation nouvelle doit être raccordée au réseau public de distribution d'eau potable.
Toute construction doit être raccordée au réseau public d’assainissement collectif en respectant les caractéristiques d'un système séparatif à l'intérieur de l'unité foncière et selon les conditions fixées par le règlement général d'assainissement. En l’absence d’un tel réseau, les eaux usées seront dirigées vers un système d’assainissement non collectif réalisé selon les préconisations du Service Public d'Assainissement Non Collectif. Il devra être conçu de manière à pouvoir être raccordé au réseau public, si celui-ci venait à être réalisé, dans un délai de 2 ans. Toutes les évacuations situées à un niveau inférieur à celui de la voirie doivent notamment être munies d'un dispositif anti-refoulement. Conformément à l'article L 1331-10 du Code de la Santé Publique, l'évacuation des eaux usées non domestiques est soumise à autorisation. Celle-ci peut être subordonnée à certaines conditions, notamment à un prétraitement approprié.
Les aménagements réalisés sur tout terrain ne doivent pas faire obstacle au libre écoulement des eaux pluviales (articles 640 - 641 du Code Civil). Les eaux de ruissellement seront prioritairement conservées sur la parcelle lorsque les conditions le permettront. A défaut, elles seront évacuées vers un exutoire naturel, sous réserve de l'autorisation de son gestionnaire, ou dans le réseau de collecte des eaux pluviales selon les conditions définies par le règlement général d'assainissement. Les nouveaux aménagements ou projets de construction dont les eaux de ruissellement sont destinées à rejoindre le réseau de collecte public, qu'ils augmentent ou non la surface imperméabilisée avant travaux, sont soumis à des règles de limitation de débit de fuite fixées par le règlement général d'assainissement.
Pour cela, on privilégiera des formes alternatives de traitement en aérien (noues, parking, parc ou plaine inondable, tranchées drainantes, rétention en terrasses …) de préférence à des dispositifs enterrés ou des bassins techniques nécessitant une clôture. Les dispositifs devront s’intégrer dans la composition paysagère d’ensemble. Ils devront être conçus, chaque fois que cela sera possible, pour permettre d’autres usages que la simple rétention.
17 Dans le cas particulier d'aménagements générateurs de risques accidentels de déversement d'huiles ou hydrocarbures sur les sols, l'installation d'un séparateur à hydrocarbures ou de tout autre dispositif biologique sera obligatoire, avant le raccordement au réseau public d'eaux pluviales. Ce dispositif sera dimensionné selon les normes en vigueur. Les installations permettant la récupération et l’utilisation des eaux pluviales à des fins domestiques sont encouragées. Les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux pluviales et à la rétention sont à la charge exclusive du constructeur qui doit réaliser les dispositifs adaptés à l’opération et au terrain sans porter préjudice aux fonds voisins ou à la voirie. Toutes les évacuations situées à un niveau inférieur à celui de la voirie doivent notamment être munies d'un dispositif anti-refoulement.
Les réseaux doivent être enterrés ou dissimulés en façade à cette fin, les lotisseurs et les constructeurs doivent réaliser des gaines et des chambres de tirage enterrées. Les raccordements aux réseaux de télécommunications seront réalisés par câbles souterrains, tant pour les installations privées que publiques, et, dans toute la mesure du possible, sans incidence visible sur l’aspect extérieur des édifices.
Collecte des dechets#
Les projets soumis au permis de construire doivent comporter des locaux de stockage des déchets adaptés à la taille de l’opération. Les locaux devront être dimensionnés de manière à permettre le stockage et la manipulation aisés des différents bacs et positionnés de manière à faciliter leur manipulation tout en limitant leur impact visuel à partir de la voie publique. Les dispositifs de stockage devront respecter les prescriptions de l’autorité compétente en matière de collecte de déchets. Ils pourront être mutualisés dans le cadre d’opérations d’ensemble sous forme de points de regroupement.