Dispositions générales
Le règlement fixe les règles applicables dans les différentes zones définies :
- Les zones urbaines (U) correspondent aux secteurs déjà urbanisés et aux secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter
- Les zones à urbaniser (AU) sont les secteurs à caractère naturel destinés à être ouverts à l’urbanisation
- Les zones agricoles (A) correspondent aux secteurs de la commune équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. En zone A peuvent seules être autorisées : - Les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole ; - Les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs ou à des services publics, dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière dans l'unité foncière où elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages. En zone A est également autorisé en application du 2° de l'article R. 123-12, le changement de destination des bâtiments agricoles identifiés dans les documents graphiques du règlement.
- Les zones naturelles et forestières (N) correspondent aux secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison soit de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de l’existence d’une exploitation forestière, soit de leur caractère d’espaces naturels. En zone N, peuvent seules être autorisées : - Les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole et forestière ; - Les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs ou à des services publics, dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière dans l'unité foncière où elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.
CODE DE L’URBANISME (Partie Réglementaire) - Article R151-17 Le règlement délimite, sur le ou les documents graphiques, les zones urbaines, les zones à urbaniser, les zones agricoles, les zones naturelles et forestières. Il fixe les règles applicables à l'intérieur de chacune de ces zones dans les conditions prévues par la présente section (R151-17 à R151-26).
Titre I dispositions generales champ d’application territoriale du plan
Le présent règlement s’applique à l’ensemble du territoire communal.
Portee du reglement a l’egard d’autres legislations relatives a l’occupation du sol
Sont et demeurent notamment applicables au territoire communal : 1) Les articles « d’ordre public » R.111-2, R.111-4, R.111-20 à R.111-27 du Code de l’Urbanisme ; 2) Les articles L.111-6 à L111-10, L.111-13, L.111-15 et L.111-23, et L421-4 ; 3) Les Servitudes d’Utilité Publique mentionnées en annexe. A titre d’information, les clôtures, les installations et travaux divers, les démolitions, les coupes et abattages d’arbres et les défrichements sont soumis à autorisation ou à déclaration. Enfin, chacune des dispositions du présent règlement restent soumises à l’ensemble des législations et réglementations générales en vigueur, notamment en matière de droit des tiers, de construction, d’hygiène et de sécurité, de protection du patrimoine archéologique, …
Division du territoire en zones
Le territoire couvert par le Plan Local d‘Urbanisme est divisé en zones urbaines (U), en zones à urbaniser (AU), agricoles (A), naturelles et forestières (N). La délimitation des zones est reportée sur des documents graphiques en traits pleins et/ou avec des aplats de couleurs.
Autres dispositions :
« Le surzonage » (éléments prescriptifs se superposant au zonage) Les plans de zonage font en outre apparaître : - Les secteurs comportant des Orientations d’Aménagement et de Programmation (L.151-6, L.151-7, L.151-44,
L.151-46 et L.151-47 et R.151-6 à R.151-8) - Le secteur de préservation et développement de la diversité commerciale définis par l’article L151-16 du
Code de l’Urbanisme. - Les Espaces Boisés Classés (EBC) qui concernent les espaces boisés, les bois, forêts, parcs à conserver, à protéger ou à créer (L113-1° et L113-2°) - Les Emplacements Réservés (ER) dédiés aux voies et ouvrages publics, aux installations d’intérêt général, aux espaces verts ainsi qu'aux espaces nécessaires aux continuités écologiques, aux programmes de logements qu’il définit visant les objectifs de mixité sociale ou aux servitudes interdisant les constructions ou installations d'une superficie supérieure à un seuil défini par le règlement. Les ER sont consignés dans la liste annexée au Plan Local d‘Urbanisme, conformément à l’article L.151-41° du Code de l’Urbanisme. Ils sont représentés aux plans de zonage par des croisillons et numérotés conformément à la légende - Les éléments remarquables à préserver au titre du L.151-19° et L.151-23° du Code de l’Urbanisme. Les dispositions règlementaires instituées pour leur protection sont développées dans le présent règlement - Les bâtiments pouvant faire l’objet d’un changement de destination en zone A (L151-11°).
Demande d’autorisation pour les rejets d’eaux pluviales dans les fossés des Routes Départementales Les rejets d’eaux pluviales d’origine urbaine dans les fossés des routes départementales doivent faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès de l’administration départementale accompagnée à minima d’une notice hydraulique justifiant la non-aggravation du fonctionnement hydraulique du réseau d’assainissement routier en situation future.
Ouvrage de transport d’électricité Les constructions et installations nécessaires au fonctionnement du Réseau Public de Transport d’Electricité, ainsi que les exhaussements et les affouillements qui leur sont liés sont autorisés.
Chemins vicinaux et communaux Les aménagements de nature à dévier, à barrer ou supprimer les voiries communales et les chemins ruraux sont proscrits. Les voiries communales et les chemins ruraux sont répertoriés dans des tableaux versés en annexe n°7 du présent règlement. Ces mêmes tableaux et un plan représentant les voiries communales et chemins ruraux sont versés dans un sous-dossier spécifique du dossier du PLU « Annexes ».
Permission de voirie Tout projet de création d’accès sur les voies publiques devra préalablement faire l’objet d’une permission de voirie. Un retrait des portails d’accès ou des barrières vis-à-vis des bords de chaussée pourra être imposé. Ceci afin de permettre l’arrêt momentané d’un véhicule durant le temps nécessaire à leur ouverture et leur fermeture, en vue notamment de sécuriser les manœuvres d’entrée et de sortie des véhicules et de ne pas engendrer de risques pour la circulation routière.
Nuancier pour la couleur des façades & harmonisation et finalisation avec la construction principale Les couleurs des enduits maçonnés doivent être choisies dans le nuancier disponible en Mairie (règlement et pièce spécifique du PLU). Les murs aveugles apparents, les murs de clôtures et les bâtiments annexes joignant la limite parcellaire auront un aspect qui s'harmonise avec celui des façades de la construction principale. Les matériaux fabriqués en vue d’être recouverts d’un enduit ou d’un parement, tels que carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, pan de bois, carreau de céramique, fibrociment, … ne peuvent être laissé apparents.
Principes d’intégration architecturale des dispositifs d’énergie et autres éléments additifs au volume global de la construction Il est fortement recommandé d’intégrer aux éléments constitutifs de la construction, des procédés utilisant les énergies nouvelles ou naturelles (panneaux solaires, toitures végétalisées, rehaussement de couverture pour isolation thermique) et en particulier l’énergie solaire. La mise en forme de ces éléments doit être étudiée afin d’être le moins perceptible depuis l’espace public. Les paraboles et antennes satellites doivent être placées sur le toit ou en rive de toiture le plus discrètement possible et doivent constituer une unité homogène. Les dispositifs aéroréfrigérants (climatiseurs, pompes à chaleur ou tout autre système de traitement d’air) et les ouvrages en saillie tels que conduits de fumée en applique doivent être imperceptibles depuis l’espace public. A défaut les dispositifs aéroréfrigérants doivent être totalement encastrés dans le volume bâti, ne pas être apposé en saillie sur les façades, et être protégés par une grille de même couleur que la façade.
Les dispositifs aéroréfrigérants doivent être situés à une distance minimale de 2 mètres de la façade du ou des immeubles voisins.
Ouverture des portes, portails et barrières hors de l’espace public L’ouverture des portes, portails et barrières doit impérativement s’effectuer à l’intérieur de la parcelle ou par le biais d’un système coulissant ; elle est proscrite sur l’emprise des voies publiques. Clôtures La hauteur totale des clôtures en bordure des voies publiques ou privées et sur les limites séparatives ne peut excéder 1,80 mètres mesuré par rapport à la bordure haute du trottoir et en l’absence de trottoir, par rapport au terrain naturel avant travaux. Il est toutefois recommandé de s’aligner avec les clôtures des constructions existantes à la date d’approbation du PLU. La hauteur du mur bahut ne doit pas excéder 1,50 mètre. L’aspect des clôtures et leur hauteur sont susceptibles d’être règlementés de façon plus contraignante en fonction de la localisation du terrain ou non dans une zone soumise au risque inondation (crue torrentielle ou érosion par ravinement) et/ou au risque de glissement de terrain. Si le terrain est concerné par l’un de ces risques c’est la règlementation du Plan de Prévention des Risques naturels (PPRn) qui s’applique (orientation et perméabilité à au moins 80% des clôtures et limitation de la hauteur du mur bahut à 25 cm). Lorsque le terrain est en pente, les clôtures sont divisées en section n'excédant pas 3 mètres de longueur et la hauteur est mesurée au milieu de chacune d’elles.
Adaptations mineures
Il est rappelé l’interdiction de principe de déroger au PLU. Il peut être opportunément appliqué une règle alternative. La technique de la règle alternative consiste à prévoir, à côté de la règle générale, une ou plusieurs règles subsidiaires visant des hypothèses plus limitées que cette dernière. Seuls 3 cas de dérogations à la règle sont possibles (L152-4) : - Dérogation accordée pour permettre la reconstruction de bâtiments détruits ou endommagés à la suite d’une catastrophe naturelle survenue depuis moins d’un an, lorsque les prescriptions imposées aux constructeurs en vue d’assurer la sécurité des biens et des personnes sont contraires aux règles du PLU (loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages, art. 51) ; - Dérogation pour permettre la restauration ou reconstruction d’immeubles protégés au titre de la législation sur les monuments historiques lorsque les contraintes architecturales propres à ces immeubles sont contraires aux règles du PLU (loi n° 2004-1343 du 9 décembre 2004 de simplification du droit, art. 9 III) ; - Dérogation pour autoriser des travaux nécessaires à l’accessibilité des personnes handicapées à un logement existant (loi n° 2009-323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, art. 42). S’y ajoutent 3 autres types de dérogations, dans des limites fixées par un décret en Conseil d'Etat, concernant seulement les règles relatives à l'emprise au sol, à la hauteur, à l'implantation et à l'aspect extérieur des constructions (L153-5 / Loi n°02015-992 du 17 aout 2015 – art. 7) : - La mise en œuvre d'une isolation en saillie des façades des constructions existantes - La mise en œuvre d'une isolation par surélévation des toitures des constructions existantes - La mise en œuvre de dispositifs de protection contre le rayonnement solaire en saillie des façades.