La qualité architecturale ne résulte pas de dispositions réglementaires.
Principes généraux
Tout projet de construction doit participer à la préservation et à la mise en valeur, y compris par l'expression architecturale contemporaine, des caractéristiques dominantes du tissu urbain dans lequel il s'insère.
Des dispositions différentes de celles édictées au présent article peuvent être autorisées ou imposées pour les équipements publics ou d’intérêt collectif, pour prendre en compte notamment au regard de l'environnement dans lequel ils s'insèrent, les contraintes fonctionnelles et techniques propres à ces équipements, leur rôle structurant de l'espace urbain, ainsi que l'affirmation de leur identité par une architecture signifiante.
Les toitures terrasses doivent intégrer un système de rétention des eaux pluviales. En cas d’impossibilité technique justifiée, un système alternatif de récupération des eaux pluviales devra être mis en œuvre.
Les ouvrages techniques, situés en toiture et en façade, doivent être conçus afin de garantir la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant.
Les constructions implantées en bordure des RD 1504 et RD 31a devront présenter en vis-à-vis de cette voie des façades d'aspect fini comportant des ouvertures (fenêtres et/ou portes).
Règles générales
Le choix des couleurs doit contribuer à l’intégration harmonieuse de la construction dans le paysage environnant. Dans cet objectif, on pourra se reporter au nuancier disponible en Mairie.
Les toitures à pentes doivent développer une pente comprise entre 50 et 70 %. Les toitures à une pente ne peuvent être admises que pour des éléments très restreints de la construction.
En cas de toitures à pentes, la couverture devra être réalisée en tuiles écailles ou mécaniques ou d’aspect similaire, de teinte rouge vieilli ou vieilli masse, ou ardoisé sous condition de s’harmoniser avec les constructions environnantes. Elle devra garantir une bonne tenue au vieillissement.
Seuls les panneaux solaires encastrés sont autorisés.
Les appareils de climatisation posés en toiture visible du domaine public ne sont pas admis.
Les règles ci-dessus ne s'appliquent pas aux constructions suivantes : - l'aménagement et l'extension des constructions existantes à la date d'approbation du Plan Local d'Urbanisme ; - les constructions annexes, d’une superficie inférieure ou égale à 20 m² de SDP, existantes à la date d'approbation du Plan Local d'Urbanisme (se référer aux dispositions ci-après) ; - les constructions accolées au bâtiment principal ; - les équipements d'intérêt collectif, dont la nature spécifique requiert un toit à un seul pan et / ou une toiture terrasse.
Les ouvrages techniques, et les éléments architecturaux situés en toiture, doivent être conçus pour garantir leur insertion harmonieuse.
Les débords de toiture doivent être au minimum de 0,50 mètre, sauf cas particulier d’impossibilité technique ou juridique. En limite séparative, les débords de toiture sont nuls.
Les règles énoncées ci-après, concernant les toitures, s'appliquent uniquement aux annexes d’une superficie inférieure ou égale à 20 m² de SDP :
- les toitures à pentes doivent développer une pente comprise entre 25 et 70 % ; - les débords de toiture ne sont pas réglementés.
- Les façades :
Les règles concernant les façades, énoncées ci-dessous, ne s'appliquent pas aux annexes d’une superficie inférieure ou égale à 20 m² de SDP.
Les imitations et les effets d’inachèvement sont exclus.
L’emploi à nu de matériaux destinés à être enduits est interdit.
Les appareils de climatisation posés en façade visible du domaine public ne sont pas admis.
Les murs en pierres apparentes peuvent être conservés. S’ils doivent être enduits, les enduits sont écrasés ou grattés. Les murs revêtus d’enduits anciens doivent être réhabilités suivant les mêmes techniques.
Les appareillages d’angles, les linteaux et piédroits en pierre taillée doivent être conservés et laissés apparents.
Les pignons à redents doivent être conservés.
Les constructions devront vivre avec la rue : - la façade tournée vers l’espace public doit être traitée de manière qualitative - les murs aveugles donnant sur la voie (publique ou privée) sont interdits
La hauteur maximale des clôtures est de 2,00 mètres.
- Constituants des clôtures :
Les clôtures doivent être constituées d'un ou plusieurs des éléments suivants :
- Mur plein d’une hauteur maximale de 2,00 mètres, s’ils sont intégrés dans une trame bâtie en ordre continu
- Dispositif rigide à claire voie * Grillage * Haie vive végétale
Les murs existants, qu’ils dépassent ou non la hauteur maximale de 2,00 mètres, peuvent être prolongés ou reconstruits à leur hauteur d’origine.
Des dispositions particulières peuvent être admises lorsque la nature d’une opération ou des contraintes techniques ou topographiques le justifient.
En bordure des voies, la hauteur maximale des clôtures pourra être limitée dans le cas où elles constituent une gêne ou un danger pour la sécurité des usagers.
Les portails :
Les portails doivent être implantés en retrait de 3 mètres par rapport à la voirie, de manière à permettre le stationnement d'une automobile devant le portail sans gêner la circulation. En cas d’impossibilité technique, une place de stationnement devra être aménagée à côté du portail sur la même unité foncière, en limite des emprises publiques, de manière à permettre le stationnement d’un véhicule sans occassioner de gêne à la circulation.
Les équipements techniques liés aux réseaux assurant la transmission ou le transport de ressources naturelles, de matières premières, d’énergie, d'informations par voie terrestre, doivent être enfouis afin de limiter l’impact sur les sites et paysages traversés. Toutefois, des modalités différentes de l’enfouissement peuvent être admises pour des motifs techniques ou économiques dûment justifiés, et sous réserve d’une solution esthétique et technique satisfaisante.
Les équipements techniques liés aux réseaux assurant la transmission d'informations par voie aérienne et nécessitant l’installation d’ouvrages ou d’équipements permettant d’assurer l’émission, la transmission et la réception de ces données, doivent s'intégrer dans leur environnement en prenant en compte : - leur localisation ; - leur dimension et leur volume ; - leur teinte ; - leur impact sur les vues à préserver et sur le paysage dans lequel ils s'insèrent ; - leurs contraintes techniques destinées à en assurer le bon fonctionnement.
L'ensemble de ces règles peuvent être adaptées pour la réalisation d'équipements favorables à l'environnement et répondant à des objectifs de développement durable.
Règles particulières s’appliquant en cas d’évolution des constructions traditionnelles anciennes du village :
L’ensemble des éléments de patrimoine bâti identifiés et localisés sur le plan de zonage en application de l’article L 151-19 du Code de l’Urbanisme devront être conservés et entretenus et faire l’objet soit d’une déclaration préalable, soit d’un permis de construire et/ou d’un permis de démolir, suivant les travaux envisagés, et cela avant toute intervention.
D’une manière générale, il est demandé que les travaux envisagés sur les constructions traditionnelles anciennes du village respectent les caractéristiques initiales de la construction, sur les items suivants :
La restauration d'une toiture et tout particulièrement celle de ses parties visibles depuis les espaces publics respectera les caractéristiques de la couverture ancienne : pente, matériaux, dimensions des forgets à l'égout et en pignon, section, écartement des chevrons apparents, faîtage, arêtiers, égouts et rives, souche de cheminée.
- Constructions ayant conservé un mode de couverture traditionnel : tuiles creuses ou canal, petites tuiles plates, tuiles mécaniques à relief, ardoise...
A l'occasion des travaux de réfection de la toiture, cette disposition d'origine constructive devra être reconduite.
- A défaut de matériau « d'origine » existant Si le retour aux dispositions d'origine n'est pas justifié (hors espace protégé type abords de Monument Historique, site patrimonial remarquable, site inscrit ou classé, bâtiment non repéré à l'article L151-19), la couverture sera admise en tuiles mécaniques type «néo-plate», ou type « moderne » adaptées aux faibles pentes de teinte brun nuancé.
- Souches de cheminées L’aspect général sera à recopier sur les modèles anciens (section, ravalement, couronnement en petites briques).
- Forgets Les forgets à chevrons apparents ou non seront exécutés ou restaurés à l'identique des exemples anciens en bon état de conservation.
- Éclairage des combles -Les chiens-assis ou jacobines sont interdits -Les lucarnes à 2 ou 3 pans de faibles dimension et recopiées exactement sur les modèles traditionnels du pays sont autorisées ; -Les châssis de toiture peuvent être admis :
- axés sur les baies de la façade o intégrés sans saillie dans l'épaisseur de la toiture
- Les façades
La mise à nu de matériaux conçus pour être enduits ou peints est proscrite, sauf cas exceptionnel justifié par des caractères architecturaux ou constructifs particuliers.
Pour respecter les dispositions d'origine des constructions afin d'en préserver le caractère patrimonial les murs seront intégralement enduits et non pas à pierres vues. Les façades des maisons étant traditionnellement protégées par des enduits, seules les pierres à face taillée resteront visibles.
Certains murs édifiés en moellons de pierre présentant une disposition particulièrement soignée et régulière, en lits sensiblement horizontaux, pourront rester apparents dans la mesure où le caractère « rustique » ou l'ancienneté de la façade le justifierait
Les enduits seront réalisés au mortier dans la tonalité des matériaux locaux (beige- brun soutenu). Les teintes vives ou trop claires sont proscrites. Les décors apparents en façade seront conservés, ou recréés à l'identique.
Les percements anciens participant au caractère de la façade devront être conservés ou restaurés.
Les fenêtres à créer respecteront les proportions et l'aspect des percements anciens les plus proches, dans le même étage. Les baies allongées horizontalement sont interdites. Si nécessaire, il sera possible de doubler une baie existante en la reproduisant à l'identique, et en la séparant de la première par un jambage ou un poteau de 20 à 30 cm de largeur. - Les menuiseries extérieures (fenêtres, porte d'entrée, porte de garage, volets)
Les menuiseries extérieures existantes de grandes qualités constructives seront conservées et restaurées.
Les menuiseries nouvelles devront s'inspirer des modèles traditionnels : - possibilité de restauration et adaptation équilibrée aux principes d'efficacité énergétique - possibilité de remplacement dans le respect des profils, sections et moulures anciennes compatibles avec l'architecture et l'époque de l'immeuble.
Les tons des menuiseries doivent être choisis dans des teintes de gris, gris bleu, gris vert, mastic, ocres, bordeaux. Les vernis et lasures sont à proscrire.
En façades visibles depuis les voies publiques, seront interdits : le bois apparent (non peint), les volets roulants, les persiennes repliables et tout dispositif susceptible de porter atteinte au caractère de l'immeuble.
Des ensembles menuisés d'un dessin plus contemporain peuvent être autorisés sur une restauration complète d'un bâtiment.
- Les serrureries, garde-corps et ferrure
Les modèles anciens encore en place devront être conservés ou reproduits. Les tubes sont proscrits.
Pour les créations, il s’agira de s'inspirer des modèles traditionnels les plus simples : barreaudage vertical en fers pleins maintenu par deux ou trois lisses horizontales.
Les ferrures extérieures sont à peindre dans un ton neutre, et jamais en noir pur. Les ferrages des menuiseries doivent toujours être peints dans le ton de la menuiserie elle-même.
Les antennes paraboliques et autres éléments techniques (climatiseurs, pompe à chaleur) ne doivent pas être visibles depuis des espaces publics.
Les clôtures doivent être d'aspect sobre, en concordance avec le paysage environnant et les usages locaux : couleurs, matériaux, hauteurs. Elles doivent être constituées :
- soit d'un muret plein d'une hauteur maximum de 0,80 m doublé d'une haie vive d'essence locale,
- soit d'un grillage sur potelets métalliques, reposant éventuellement sur un mur bahut de 0,50 m de hauteur maximum, doublé d'une haie vive d'essence locale.
Des murs enduits et couverts de tuiles sont autorisés.
Le portail présentera un aspect sobre, en métal ou bois peint de teinte sombre, droit sans effet de décor, dans l'alignement de la clôture. Les différentes constructions existantes sur la parcelle (bâtiments, clôtures, édicules divers, murs, murets, bassins ou éléments paysagers bâtis ou décoratifs éventuels) sont à conserver et restaurer selon des techniques et matériaux identiques ou compatibles avec leurs dispositions d'origine. Les murs anciens (pisé, pierre existants seront conservés et restaurés selon des techniques et matériaux identiques ou compatibles avec leurs dispositions d'origine. - Les constructions à destination d’artisanat et commerce de détail
Les devantures (applique menuisée) existantes de grandes qualités constructives seront conservées et restaurées. Les devantures nouvelles devront s'inspirer des modèles traditionnels. La devanture et les enseignes devront se limiter à l'emprise commerciale. La composition de la devanture sera cohérente avec celle de la façade de l'immeuble. Aucun dispositif de placage ne doit masquer d'éventuels éléments architecturaux de valeur existants en façade. Le rideau métallique sera placé à l'intérieur, le caisson devant être masqué. Les climatiseurs posés en façades extérieures visibles de l'espace public sont proscrits. La teinte des châssis de vitrine sera traitée dans des tons neutres, non vifs. Les stores-bannes seront implantés sous linteaux entre tableaux.