Intitulé du document : ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS ET AMENAGEMENT DES ABORDS
Par leur aspect extérieur, les constructions et autres occupations du sol ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. Les matériaux employés devront être mis en œuvre dans les règles de l’art. Enduire ou revêtir d’un parement les murs et matériaux destinés à l’être (exemple : brique creuse, carreaux de plâtre, parpaing, etc.).
Pièce 4a | Règlement écrit | ZONE N
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Plan Local d’Urbanisme (PLU) AUBIGNAN|MAIRIE - 1 PL. DE L’HOTEL DE VILLE - 84810
Les murs séparatifs et les murs aveugles apparents d’un bâtiment doivent lorsqu’ils ne sont pas construits avec les mêmes matériaux que les murs de façades, avoir un aspect qui s’harmonise avec celui des façades. Toute polychromie agressive est interdite. Une harmonie devra être recherchée avec la palette des teintes naturellement présentes dans l’environnement.
Nota : il est rappelé que le règlement du plan de prévention du risque inondation (PPRI) du Bassin Sud-ouest du Mont Ventoux édicte des prescriptions dans ce domaine pour les espaces concernés. Notamment les clôtures sont admises à condition d’être réalisées sans mur bahut et d’être transparentes à l’écoulement.
En zone N et dans les secteurs NEi et NTi, les clôtures sont déconseillées afin de ne pas créer d’obstacle aux continuités écologiques. Si toutefois une clôture est créée, elle devra être simple (constitué d’une haie libre et/ou d’un dispositif à clairevoie tel qu’un grillage) et adaptée aux enjeux environnementaux, tels que la libre circulation de la faune (à minima la petite faune et les batraciens). Les murs pleins et les murets bahuts sont interdits. Ne sont autorisés que les portails coulissants ou ouvrants vers l’intérieur de la parcelle. La hauteur maximale du dispositif à clairevoie ne peut dépasser 1,60 mètre. La hauteur de la haie végétale ne peut dépasser 2,00 mètres. Il est possible de déroger aux prescriptions décrites au précèdent alinéa pour des motifs de sécurité d’intérêt général ou collectif ou pour les clôtures liées et nécessaires à l’activité d’élevage. A l’intersection des voies, les clôtures ne doivent pas masquer la visibilité pour la circulation routière.
Il est recommandé de préserver tout mur de clôture ou de soutènement traditionnel en pierre sèche et de restituer ou restaurer ces murs suivant les techniques traditionnelles (cf. « Guide de bonnes pratiques de construction de murs de soutènement en pierre sèche », 2007 (édition 2008), Fédération française des professionnels de la pierre sèche (FFPPS)).
Sont proscrits :
- Les murs bahuts et tous murets,
- les panneaux et tout dispositif (bâche plastique, canisses, tôle, etc.) ayant pour effet de doubler la clôture et de la rendre opaque (sauf haie végétale susmentionnée),
- le PVC, les murs de toute hauteur (ajourés ou non) à l’exception des piliers de portails.
Les voies d’accès, terrasses et autres aménagements au sol doivent respecter la logique du terrain et suivre les courbes de niveaux. Les remblais et déblais des accès doivent être limités au strict nécessaire. Les talus doivent être végétalisés pour limiter l’érosion et les intégrer visuellement. Les réalisations extérieures diverses seront simples et discrètes. Il est recommandé de respecter les mouvements de terrain, les arbres isolés, les éléments traditionnels, les fossés et autres éléments particuliers.
L’éclairage extérieur sera discret et chapeauté afin d’éviter la pollution lumineuse nuisible à la faune.
Prescriptions concernant les réseaux divers : cf. article N4. Les ouvrages liés à ces réseaux (tels que transformateurs, distributions diverses, coffrets techniques) seront souterrains ou dissimulés dans des bâtiments de forme traditionnelle ou paysagés.
Sont interdits :
- Tout dépôt visible dévalorisant (dépôts de gravats, déchets, véhicules immobilisés, etc.).
- Les réservoirs non intégrés dans l’environnement paysager.