Intitulé du document : Ul II.2 - Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
La règle générale :
Les constructions doivent s'intégrer à l'environnement afin de maintenir une unité architecturale et paysagère d'ensemble.
Les différents types d'occupation ou d'utilisation du sol autorisés peuvent être refusés ou n’être accordés que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions ou les aménagements prévus, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou leur aspect extérieur sont de nature à porter atteinte au caractère des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
L’architecture extra-régionale (mas provençal, chalet, yourte, toiture à la Mansart, toit en croupe, pans coupés ...) est proscrite.
Il n’est pas fixé de règles particulières pour les constructions nécessaires au service public et d’intérêt collectif.
Volumétrie et extensions :
L’ensemble de la construction devra être composée de peu de décrochés et présenter des volumes simples et sobres. La volumétrie du volume principal des nouvelles constructions devra s’apparenter aux volumétries des bâtiments traditionnels (volumes parallélépipédiques), selon l’architecture présente sur le secteur.
Les projets devront s’intégrer dans le paysage proche et lointain. Ils devront justifier de la prise en compte du contexte environnant et de leur capacité à s’inscrire dans l’ambiance bâtie existante.
Les volumes secondaires devront suivre la même logique et présenter un volume parallélépipédique.
Toitures :
Les reconstructions et rénovations du bâti ancien pourront se faire à l’identique {toiture 4 pans, retroussis… sont alors possibles).
La couverture des constructions principales (hormis les souches de cheminées) doit respecter l’aspect dominant des couvertures existantes dans l’environnement immédiat {matériaux similaires par leur taille, leur aspect et leur teinte en règle générale).
D’autres types de couverture (zinc, vitrage pour les vérandas et autres matériaux similaires à l’ardoise) sont autorisés pour les volumes et bâtiments annexes.
Les châssis de toits sont autorisés en symétrie avec les ouvertures du rez-de-chaussée ou des étages. Ils doivent être intégrés dans le rampant de la toiture.
Les panneaux photovoltaïques et chauffe-eau solaires devront occuper au maximum les 2/3 de la toiture, être encastrés dans la toiture et s'harmoniser avec la composition des ouvertures de la façade (alignement, symétrie ...).
Les règles ci-dessus (toitures) ne s’appliquent pas aux habitations légères de loisirs ainsi qu’aux résidences mobiles. L’aspect esthétique des habitations légères de loisirs et des résidences mobiles doit être étudié de manière à assurer leur parfaite intégration dans le paysage naturel ou urbain. Couleurs et matériaux :
Est interdit en façade, clôture, toiture, etc. :
- L’emploi à nu des matériaux destinés à être enduits {brique creuse, parpaing, carreaux de plâtre…) ;
- L’emploi de matériaux constituant une imitation d’un autre {PVC imitant le bois, fausses pierres…) ;
- L’emploi de matériaux à caractère provisoire {fibro-ciment, tôle ondulée…).
Les couleurs et aspects des matériaux s’accorderont avec les couleurs du bâti ancien qui présente des tonalités marron-beige-grises (liée à la présence de la pierre) ou blanches (liée aux enduits à la chaux), selon le nuancier en annexe n°4.
Les façades et les pignons devront être traités dans une même unité de couleurs et de matériaux.
Les couleurs criardes sur l’ensemble des façades sont interdites.
Les menuiseries présenteront des couleurs en contraste avec celles de la façade (rappel des maisons de pêcheurs qui présentent des couleurs rouge / bleue / blanche / verte), selon le nuancier en annexe n°4.
Les matériaux nécessaires à la mise en œuvre d’une architecture bioclimatique pourront être autorisés (panneaux solaires ou photovoltaïque, toiture végétale...).
Pour les habitations légères de loisirs ainsi que les résidences mobiles, est également autorisé le bardage bois naturel ou un autre matériau s’harmonisant avec l’environnement proche.
Clôtures :
Les clôtures doivent tenir compte des typologies fonctionnelles pré-existantes et s’harmoniser avec le bâti et l’environnement végétal.
Le portail ne peut pas dépasser la hauteur de la clôture sauf s’il existe un mur ancien de part et d’autre.
Les murs en pierres sèches devront être conservés et réhabilités.
Dans tous les cas, sont interdits :
- Les murs de ciment brut, parpaings bruts, briques, laissés apparents, ainsi que les plaques de béton hormis celles de moins de 50 cm (soubassement), les brandes ou les panneaux plastiques ;
- Les haies de conifères et de résineux taillées.
Dans les secteurs concernés par un risque de submersion marine, les clôtures constituant un obstacle problématique à la libre évacuation des eaux sont interdites.
En limite sur la voie publique :
La hauteur des clôtures est limitée à 1,50 m au-dessus du sol naturel.
Les clôtures sur rue d’une hauteur de 2 mètres peuvent être autorisées lorsque celles-ci permettent l’intégration paysagère d’éléments techniques {local poubelle, poste EDF…).
Les clôtures doivent répondre à l’un des types suivants ou à leur combinaison :
- Talus, haies végétales d’essences locales et variées,
- Murets traditionnels existants,
- Grillages simples sur poteaux métalliques ou en bois,
- Murs bahuts enduits sur les 2 faces d’une hauteur maximale de 0,60 mètres ou en pierre apparente,
- Lisses ajourées.
En limites séparatives :
La hauteur des clôtures séparatives est limitée à 1,80 m au-dessus du sol naturel. Elle ne devra pas excéder 1,50 mètres sur la profondeur de la marge de recul (distance entre la voie et le plan de façade).
Une hauteur supérieure pourra être autorisée pour les parcelles ayant des bâtiments ou des hangars à vocation artisanale ou commerciale et ce pour des raisons de sécurité.
Les clôtures doivent répondre à l’un des types suivants ou à leur combinaison :
- Talus, haies végétales d’essences locales et variées,
- Murets traditionnels existants,
- Grillages simples sur poteaux métalliques ou en bois,
- Murs bahuts enduits sur les 2 faces d’une hauteur maximale de 0,60 mètres ou en pierre apparente,
- Claustras sauf sur le linéaire de clôture correspondant à la marge de recul (distance entre la voie et le plan de façade),
- Lisses ajourées.
En limites avec un espace agricole ou naturel :
La hauteur des clôtures en limite avec un espace agricole ou naturel est limitée à 1,80 m au-dessus du sol naturel.
Les clôtures doivent répondre à l’un des types suivants ou à leur combinaison :
- Haie arbustive composée de plusieurs essences locales,
- Grillage qui devra comprendre suffisamment de perméabilité pour laisser passer la petite faune,
- Clôture de type agricole,
- Clôtures « vivante » : végétaux tressés ou palissés, etc,
- Aucune clôture.
La hauteur des clôtures végétales en limite avec un espace agricole ou naturel peut être supérieure à 1,80 mètres.