Rubrique AUI 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : I. USAGE DES SOLS ET DESTINATION DES CONSTRUCTIONS
I.A. Interdiction de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
- Interdiction de certains usages et affectations des sols ainsi que certains types d'activités - Les dépôts de véhicules et de ferrailles en vue de leur récupération, et les décharges de toutes natures - Les affouillements et exhaussements de sol - Les rives des cours d’eau doivent être maintenues en espace libre de tout remblai, sur 10 mètres de largeur minimum de part et d’autre des rives.
- Interdiction des constructions - Les constructions à destination de l’habitation, correspondant aux sous-destinations logement et hébergement - Les restaurants - Les hébergements hôteliers et touristiques
- Limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités - Les affouillements et exhaussements de sol à condition :
- D’être justifiés par des raisons techniques de construction ou de viabilisation,
- De présenter une remise en état du site ou une intégration paysagère adaptée en cas de talus, après travaux.
- Pour les constructions utilisant les techniques de bois massif empilé : seules les constructions en madriers sont autorisées à condition que les angles des constructions soient traités sans découpe. (Fig. 1)
- Les constructions en rondins sont interdites. Fig. 1
- Volume
- Toutes les constructions présenteront une volumétrie simple, composée d’une forme rectangulaire ou d’un assemblage de formes rectangulaires.
- Se référer au titre II-D du présent règlement
- Façades - Toutes les façades et murs extérieurs doivent être traités avec le même soin que les façades dites "principales", et l'ensemble de la construction doit présenter une unité d'aspect. - Les façades seront enduites ou peintes à moins que le matériau et sa mise en œuvre soient de qualité suffisante pour rester apparents (pierre, brique, bois, verre, …). - Les couleurs vives et le blanc purs sont interdits. - Les façades d’une longueur supérieure à 30 mètres doivent présenter des décrochements en volume ou des ruptures de coloris. - En complément, se référer au titre II-D du présent règlement
- Toiture - Les toitures doivent présenter une simplicité de volume et une unité de conception. - Elles doivent être de recouvertes de matériaux respectant les tons de l’environnement immédiat.
- Matériaux/couleurs - Les façades des bâtiments devront être traitées avec des matériaux et des couleurs en harmonie avec les lieux avoisinants. Des teintes mates seront privilégiées sur la plus grande partie de la surface du bâtiment. - Les matériaux brillants ou tout matériau réfléchissant (autre que le verre) est interdit (en façade et toiture) afin de respecter la valeur colorée du paysage et sa tonalité d’ensemble sombre et mat, sauf pour marquer ponctuellement un volume.
I.A. Interdiction de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
- Interdiction de certains usages et affectations des sols ainsi que certains types d'activités - Les rives des cours d’eau doivent être maintenues en espace libre de tout remblai, sur 10 mètres de largeur minimum de part et d’autre des rives. - Dans les zones humides :
- Le drainage, et plus généralement l’assèchement du sol de la zone humide,
- L’exhaussement (remblaiement), l’affouillement (déblaiement), le dépôt ou l’extraction de matériaux, quelles qu’en soient l’épaisseur et la superficie, sauf travaux et ouvrages nécessaires au maintien en l’état ou à la régulation de l’alimentation en eau de la zone humide
- L'imperméabilisation du sol, en totalité ou en partie.
- Interdiction des constructions
- En zone A :
- Dans l’espace de fonctionnement de la zone humide : ❖ Les constructions ou installations de toute nature non liées à la mise en valeur ou à l’entretien du milieu.
- Hors espace de fonctionnement de la zone humide : ❖ Les constructions de toute nature non liées et nécessaires à l'activité des exploitations agricoles.
- Les rives des cours d’eau doivent être maintenues en espace libre de toute construction sur 10 mètres de largeur minimum de part et d’autre des rives.
- Les centrales photovoltaïques au sol lorsqu’elles remettent en cause l’activité des exploitations agricoles.6
- En secteur Ahn :
- Les constructions de toute nature non liées et nécessaires aux activités existantes des différents sites.
- En secteur Aco :
- Les constructions de toute nature
- En plus dans les zones de danger liées au passage de canalisation de matières dangereuses indiquées au document graphique :
- Au titre de l’article R.151-31, 2°du CU, peuvent être interdites les constructions et occupations du sol en fonction de la nature du projet. ❖ Dans la zone des dangers graves sont interdits les établissements recevant du public de la 1ère à la 3ème catégorie ❖ Dans la zone des dangers très graves sont interdits les établissements recevant du public susceptibles de recevoir plus de 100 personnes.
6 Ce type d’ouvrage ne peut être autorisé que sur des friches industrielles, décharges ou délaissés de route. 69
Règlement
- Limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
- En A :
- Les constructions et installations, y compris classées, liées et nécessaires à l'activité des exploitations agricoles, ou au stockage et à l’entretien de matériel agricole par les coopératives d’utilisation de matériel agréées.
Les constructions doivent s’implanter à proximité immédiate du siège d’exploitation, en continuité ou en contiguïté du bâti existant, de manières à former un ensemble cohérent avec les autres bâtiments d’exploitation.
Toute construction à usage d’habitation, dont la nécessité à l’exploitation est justifiée, devra est liée à la présence d’un bâtiment technique sur place et sera combinée ou contiguë au bâtiment technique. En cas de contraintes particulières (topographie ou nature de l’exploitation), la distance entre l’habitation et les bâtiments techniques pourra être admise sur justifications, sans toutefois excéder 100 mètres.
Les constructions à usage technique pourront être sollicitées par des exploitations justifiant d’au moins une demiSMI7. Par contre, les constructions à usage d’habitation ne peuvent être sollicitées que par une exploitation agricole justifiant d’au moins une SMI.
- Les installations de pompage, les équipements à condition d’être liés à l’irrigation, hors espaces de fonctionnement des zones humides
- Dans l’espace de fonctionnement des zones humides : les usages et affectations des sols sont admise à condition : ❖ De ne pas détourner les eaux reçues sur l’espace de fonctionnalité : - Pour les eaux pluviales : rejet ou infiltration dans l’espace de fonctionnalité de la zone humide, à l’exception des eaux utilisées pour des usages domestiques et rejetées dans le réseau d’assainissement des eaux usées - Pour les eaux provenant des fonds supérieurs : rejet dans l’espace de fonctionnalité de la zone humide ou dans la zone humide ❖ En cas de drainage, de rejeter les eaux drainées dans l’espace de fonctionnalité de la zone humide.
- Les affouillements et exhaussements hors espaces de fonctionnement des zones humides : ❖ Lorsqu’ils sont rendus nécessaires par des travaux hydrauliques, à la remise en état de continuité biologique ❖ Lorsqu’ils sont destinés à satisfaire les besoins en eau de l'exploitation agricole.
- Sont autorisées, sous réserve de ne pas compromettre l’activité agricole ou la qualité paysagère du site et à condition d’assurer le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone, l’évolution suivante des constructions non agricoles : ❖ L’extension limitée à 30 % de l’emprise au sol des habitations existantes à la date d’approbation du PLU à condition que l’emprise au sol initiale soit supérieure à 60 m² et que l’emprise au sol de la construction après travaux n’excède pas 250 m² (existant + extensions).
❖ Les annexes – non accolées – aux habitations existantes, sous réserve que ces annexes soient implantées à une distance maximale de 20 mètres du bâtiment principal de l’habitation dont elles dépendent, sur un seul niveau, dans la limite de 40 m² d’emprise au sol (total des annexes hors piscine).
Une seule piscine est autorisée par unité foncière, dans la limite de 50 m² d’emprise au sol.
❖ Le changement de destination des constructions existantes identités sur le plan de zonage. La constuction numérotée C10 inclut la cave enterrée, dont le changement de destination est autorisé.
- En Ahn :
- Préjeurin : les constructions et installations liées et nécessaires à l’activité agricole, l’hébergement hôtelier et touristique et de restauration,
- Site du « Local de chasse » : les équipements recevant du public
- Tuilières du Bas : les constructions et installations liées et nécessaires aux activités des secteurs secondaires et tertiaires présentes sur le site.
7 SMI : surface minimum d’installation – article L.312-6 du Code Rural La SMI est fixée dans le schéma directeur départemental des structures agricoles, par arrêté préfectoral, pour chaque région naturelle et chaque nature de culture. Elle est révisée périodiquement.
- Pour l’ensemble des sites : ❖ L'adaptation des constructions existantes. ❖ Les annexes – non accolées – aux habitations existantes, sous réserve que ces annexes soient implantées à une distance maximale de 20 mètres du bâtiment principal de l’habitation dont elles dépendent, sur un seul niveau, dans la limite de 40 m² d’emprise au sol (total des annexes hors piscine).
- En Aco :
- Les ouvrages, travaux et installations nécessaires, affouillements et exhaussements : ❖ À la restauration des continuités écologiques, à la protection des milieux et des espèces, ❖ À l’évolution et l’entretien des retenues collinaires. ❖ Rendus nécessaires par des travaux hydrauliques,
- Les ouvrages et installations liés à la gestion des eaux pluviales,
- Les travaux divers qui s'avéreraient nécessaires à une bonne gestion des corridors,
- Les travaux d’accompagnement des voiries existantes (fossés, …),
- Les installations de pompage, les équipements à condition d’être liés à l’irrigation.
- Dans l’ensemble de la zone et de ces secteurs :
- Les constructions et installations à condition d’être nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif sont autorisées y compris les travaux de maintenance ou de modification de ces ouvrages pour des exigences fonctionnelles et/ou techniques.
Construction existante
Recul H/2 Marge de recul non respectée
Voie
Extension interdite
Fig. 2
- Dans le cas de constructions existantes implantées en bordure de voie :
- L’aménagement et l’agrandissement des constructions existantes en bordure de voie pourront être autorisées dans la mesure où ils ne génèrent pas un risque pour la sécurité des déplacements. Fig. 3.
Extension interdite dans la mesure où elle aggrave la situation par rapport à la voie
Construction existante
Extension Possible
Fig. 3
Voie
- Sinon, la construction doit être implantée à une distance des limites de l’emprise publique au moins égale à la hauteur du bâtiment projeté divisé par 2 (L = H/2). Fig. 1.
- Des implantations avec un recul différent et à l’alignement peuvent être admises :
- En cas de contraintes techniques, pour les constructions, ouvrages techniques et installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif.
- En cas d’extension pour les constructions patrimoniales afin de respecter la composition du bâtiment.
- Les règles ne sont pas applicables aux lignes de transport d’électricité HTB, faisant l’objet d’un report dans les documents graphiques et mentionnés dans la liste des servitudes.
- Les rives des cours d’eau, fossés d’écoulement doivent être maintenues en espace libre de toute construction et de tout remblai, sur 10 mètres de largeur minimum de part et d’autre des rives.
- Volume - Toutes les constructions présenteront une volumétrie simple, composée d’une forme rectangulaire ou d’un assemblage de formes rectangulaires. - Se référer au titre II-D du présent règlement
- Façades / toitures
- Sont exclus les matériaux de couverture de type tôles ondulées. - Toutes les façades et murs extérieurs doivent être traités avec le même soin que les façades dites "principales", et l'ensemble de la construction doit présenter une unité d'aspect. - Les façades seront enduites ou peintes à moins que le matériau et sa mise en œuvre soient de qualité suffisante pour rester apparents (pierre, bois, verre, ...)
- Couleurs :
- Les couleurs criardes ou apportant des notes discordantes dans l’environnement immédiat ou le paysage, les tons vifs, le blanc pur sont interdits.
- La multiplication des couleurs est interdite ; une cohérence dans le traitement de la façade devra être mise en œuvre.
- Cas des vérandas :
- Elles doivent s’inscrire dans les proportions, les formes, les matériaux et les couleurs ou faire appel à une architecture moderne, s’inscrivant dans la composition d’ensemble de la construction. Les formes simples seront privilégiées.
- Ouvertures :
- Les volets roulants seront posés de façon à ce que leur coffre soit dans l’encadrement des ouvertures. (Fig. 6)
Fig. 6
- Les constructions réalisées en extension des habitations existantes ainsi que les constructions d’annexes séparées des constructions principales (garages, abris...) peuvent être autorisées sous réserve de l’utilisation de matériaux en harmonie avec la construction principale. La volumétrie et les toitures des extensions devront notamment être en harmonie avec celles du bâtiment principal. Les vérandas peuvent être créées sur le bâti ancien sous réserve que leur architecture soit cohérente avec l’existant.
- De plus, en ce qui concerne les extensions, le souci d’intégration des constructions dans leur contexte peut conduire à proposer un vocabulaire architectural contemporain. Dans ce cas, la demande d’autorisation d’urbanisme devra mettre en avant un argumentaire architectural rigoureux, démontrant la bonne intégration de l’extension dans son environnement bâti et paysager.