Intitulé du document : Aspect extérieur des constructions et aménagement de leurs abords
Intégration des constructions dans le paysage
Toutes les constructions nouvelles, y compris les ouvrages et édicules techniques, et les extensions doivent, par leur architecture, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, respecter le caractère et l’intérêt des lieux avoisinants, des sites et des paysages naturels et urbains locaux. Les architectures ou éléments d’architecture étrangers à la région sont interdits.
Aspect extérieur des constructions
Les nouvelles constructions qui s’implantent à l’alignement devront participer à la qualité urbaine des voies par une recherche architecturale favorisant notamment l’animation des façades. Les installations techniques liées à la construction doivent faire l’objet d’un traitement de qualité permettant une bonne insertion à la construction. Les dispositifs d’architecture bioclimatique sont autorisés en façade. Les descentes d’eaux pluviales doivent être intégrées dans la composition architecturale de la façade. Les rejets d’eaux pluviales des balcons, loggias et terrasses doivent être canalisés de façon à éviter toute salissure des façades et tout rejet des eaux sur le domaine public.
Sont interdits l’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, etc.), ainsi que les imitations de matériaux dessinés ou peints, tels que fausses briques, faux moellons, faux bois…
Les candélabres en applique sur les façades sont autorisés.
Les façades commerciales devront être réalisées en harmonie avec les caractéristiques architecturales de l’immeuble dans lequel elles sont situées.
Intégration des dispositifs de publicité
Concernant les dispositifs de publicité, se reporter au règlement de publicité annexé au présent PLU.
Toitures
Les toitures constituent la cinquième façade de la construction : elles doivent donc avant tout assurer un bon couronnement de la construction et être en harmonie avec les constructions voisines par leurs formes, leurs couleurs ou leurs matériaux. Elles font partie intégrante du projet architectural.
Les tons des couvertures doivent s’harmoniser avec ceux des constructions traditionnelles locales. Les toitures utilisant des tuiles de formes inadaptées au contexte local sont interdites (exemple : tuile canal…).
Les toitures-terrasses sont autorisées à condition d’être végétalisées ou d’accueillir des dispositifs d’utilisation de l’énergie solaire ou et d’être accessibles (terrasse d’un logement ou toit-terrasse partagé). En cas de toiture-terrasse, un pare-vue d’une hauteur minimale d’un mètre doit masquer les installations.
Les lucarnes et châssis de toit doivent être axés sur les ouvertures existantes situées au niveau inférieur.
Les dispositifs d’architecture bioclimatique (toitures végétalisées, verrières notamment) sont autorisés. La pose de dispositifs d’utilisation de l’énergie solaire (capteurs solaires, panneaux photovoltaïques…) ne doit pas porter atteinte par leur nombre, leurs proportions ou leur implantation, à la qualité de l’aspect visuel de la toiture ou à sa valeur architecturale. En cas de toiture à pente, ils doivent être intégrés à la couverture, posés à fleur du matériau. Leur implantation doit être étudiée en relation avec l’ordonnancement du bâtiment et notamment dans l’’axe des ouvertures existantes en façade.
Clôtures
Les règles ci-dessous, relatives aux clôtures, ne s’appliquent pas aux constructions à destination d’équipements d’intérêt collectif et de services publics.
Dispositions applicables hors des périmètres de Zone d’Aménagement Concerté de la Charbonnière, du Val d’Europe et Montévrain Université identifiées au plan de zonage. Dans tous les cas, des ouvertures doivent être prévues de 15 cm x 15 cm minimum au niveau du sol au moins tous les 8 mètres, non grillagées, pour permettre le passage de la petite faune. Ces ouvertures ne peuvent être obturées par aucun dispositif. Les portes ou portails doivent être en harmonie avec le reste de la clôture et de la construction.
En bordure des emprises publiques : En cas de réalisation de clôture, celle-ci est constituée d’un mur bahut d’une hauteur maximale de 80 cm, surmonté d’un dispositif à claire-voie (lames ou barreaux ; le festonnage est interdit). Leur hauteur ne devra pas excéder 1,80 mètre. Les clôtures bordant un sentier piéton ou un parc public devront être constituées d’un grillage doublé d’une haie vive d’essences locales. Leur hauteur ne devra pas excéder 1,80 mètre et devront prévoir des ouvertures de 15 x 15 cm au niveau du sol, tous les 8 mètres, non grillagées, pour permettre le passage de la petite faune. Sont interdits : l’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (types carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, etc.), l’emploi de tous matériaux hétéroclites ou disparates non prévus pour cet usage.
En limite séparative : En limite séparative, les clôtures seront constituées d’un grillage doublé d’une haie vive d’essences locales. Leur hauteur ne devra pas excéder 1,80 mètre. Sont interdits : l’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (types carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, etc.), l’emploi de tous matériaux hétéroclites ou disparates non prévus pour cet usage.
Dispositions applicables dans les périmètres de Zone d’Aménagement Concerté de la Charbonnière, du Val d’Europe et Montévrain Université identifiées au plan de zonage L’effet recherché est de donner à voir le cœur d’îlot en profondeur depuis l’espace public. En bordure des emprises publiques et en limite séparatives, les clôtures doivent être transparentes et sobres. Un barreaudage simple et éventuellement à claire-voie ou doublé de haies vives d’essences locales est préconisé. Une ouverture au niveau du sol sera prévue tous les 5 mètres de clôture, de 20x20 cm pour favoriser la circulation de la petite faune. La hauteur maximale des clôtures ne dépasse pas 1,60 mètres.
80 | Ville Ouverte | PLU de Montévrain | Règlement écrit |#
Obligations imposées aux constructeurs en matière de réalisation d’espaces libres d’aires de jeux et de loisirs et de plantations
Dispositions applicables à l’ensemble des secteurs#
Le traitement des espaces libres fera l’objet d’un soin particulier, à dominante végétale, et permettra au projet de participer à son insertion dans le site, à la réduction des nuisances, au développement de la biodiversité et à la gestion des eaux pluviales. L’espace végétalisé traité en pleine terre devra être majoritairement d’un seul tenant.
Les choix d’essences et de végétaux sur les espaces libres se feront à hauteur de 50% parmi les essences locales répertoriées dans le « Guide des plantes natives du Bassin Parisien », annexé au présent règlement. Les plantes invasives, dont la liste est annexée au présent règlement, sont à proscrire.
Les espaces verts doivent être plantées à raison d’au moins un arbre de haute tige par tranche de 100m² d’espace libre. Tout projet veillera à conserver les structures végétales existantes, dans la mesure où celles-ci ne présentent pas de risques phytosanitaires et où elles ne font pas obstacle au positionnement de la construction projetée. Toute coupe d’arbre doit s’accompagner de la plantation d’un nouvel arbre.
Il n’est pas fixé de règle pour les équipements d’intérêt collectif et de service public. Conformément aux dispositions générales, les calculs s’appliqueront à chaque terrain issu de la division parcellaire.
Dispositions applicables au traitement des aires de stationnement en surface#
Les aires de stationnement en surface comportant plus de 4 emplacements doivent être plantées à raison d’un arbre de haute tige pour 50m² de la superficie affectée à cet usage. Les parcs de stationnement et leurs voies d’accès situés à proximité des limites parcellaires doivent en être séparés par des haies vives à feuillage persistant suffisamment dense pour former un écran.
Des écrans boisés doivent être aménagés autour des parcs de stationnement de plus de 500m². Lorsque leur surface excède 1 000m², ils doivent être divisés par des rangées d’arbres ou de haies vives.
Dispositions applicables en matière d’espaces verts et de pleine terre#
Les dispositions ci-dessous ne s’appliquent pas aux constructions à destination d’Equipements d’intérêt collectif et services publics.
Dispositions applicables en secteur Uma#
Pour toutes les constructions nouvelles, les parcelles doivent comporter au moins 30% d’espaces verts dont 20% au moins traités en espaces verts de pleine terre.
Dispositions applicables en secteurs Umb, Umg, Umu et Umz#
81 | Ville Ouverte | PLU de Montévrain | Règlement écrit |#
Pour toutes les constructions nouvelles, les parcelles doivent comporter au moins 15% d’espaces verts de pleine terre.
Éléments de paysage
Les éléments de paysage identifiés sur le règlement graphique, doivent répondre aux dispositions suivantes.
Secteurs de jardins (L.15123 du code de l’Urbanisme)
Représentation
Prescriptions Les secteurs de jardins à protéger pour des motifs écologiques, identifiés sur le plan de zonage au titre de l’article L.151-23 du code de l’Urbanisme doivent répondre aux dispositions suivantes. Ils doivent conserver leur aspect naturel et végétal prédominant :
- Au moins 95% de leur superficie doit être maintenue en espaces libres perméables, zone ou milieu humide, espaces verts, liaisons douces ou surfaces non imperméabilisées ;
- Les autres aménagements et constructions en lien avec l’usage du site sont autorisés dans la limite d’une emprise maximum correspondant à 5% de la surface protégée et dans une limite de 3,50m de hauteur à l’égout.
Tout abattage d’un arbre doit être justifié (implantation d’équipements, état phytosanitaire dégradé, menace pour la sécurité des biens et personnes) et compensé par la plantation de 2 arbres de même qualité.
Alignements d’arbres · (L.151-23 du code de l’Urbanisme)
Les plantations d’alignement repérées sont à conserver ou à planter. Les accès aux propriétés et les voies nouvelles sont admis en tenant compte des arbres ou plantations existantes.
Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements en matière de performances énergétiques et environnementales
Tout projet doit s’inscrire dans la recherche de performances énergétiques et environnementales optimales au regard des possibilités offertes. Celles-ci peuvent notamment concerner :
- Le recours à des matériaux durables (issus du réemploi, du recyclage, de matériaux bio ou géo-sourcés) ;
- Le recours et la production d’énergie renouvelable (solaire, géothermie... etc.)
- La mise en œuvre des principes de l’architecture bioclimatique (orientation de la construction et des logements, végétalisation du bâti ...).
Architecture innovante et technologie énergétique nouvelle
Les dispositions édictées relatives à l’aspect extérieur des constructions, aux toitures, au traitement de façade et aux clôtures ne sont pas imposées dans le cas de projets d’architecture contemporaine ou utilisant des technologies énergétiques nouvelles (habitat solaire, architecture bioclimatique, etc.) sous réserve de la justification d’une intégration urbaine et paysagère particulièrement qualitative.
Procédé de production d’énergie renouvelable ou de végétalisation en toiture (article L.171-4 du Code de la Construction et de l’Habitation)
À l’exception des cas mentionnés au 1° et au 2° du IV de l’article L.171-4 du Code de la Construction et de l’Habitation, tous les projets mentionnés au II du même article (constructions et parcs de stationnement) doivent intégrer un procédé de production d’énergie renouvelable ou un système de végétalisation en toiture selon les modalités prévues au III de l’article.
Les aires de stationnement associées aux constructions mentionnés au II de l’article L.171-4 du Code de la Construction et de l’Habitation doivent également intégrer des revêtements de surface, des aménagements hydrauliques ou des dispositifs végétalisés favorisant la perméabilité et l’infiltration des eaux pluviales ou leur évaporation.
UM3 Équipements et reseaux#