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Edifiable

Zone AGRZone agricole à Murles

  • Zone agricole

Les questions courantes

Que puis-je construire ?
Où implanter la construction ?
Quelle surface au sol ?
Quel aspect extérieur ?
Combien d'espaces verts ?
Combien de places de stationnement ?
Le texte du règlement de la zone AGR, 6 rubriques
Sommaire

Le règlement de la zone AGR, rubrique par rubrique

Le règlement entier, 50 rubriques

Rubrique AGR 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Procédure d’autorisation il n’existe pas d’interdiction générale d’installation

de ces dispositifs.

Pour tous travaux

Les demandes d’autorisation de travaux en abords de Recommandations monuments historiques et dans les sites patrimoniaux remarquables sont soumises dans leur grande majorité En amont du dépôt d’une autorisation de travaux, et notamment l’installation de panneaux photovoltaïques, l’architecte des Bâtiments de France et son service sont à la disposition des demandeurs afin de les conseiller et de les orienter dans la conception de leur projet.

Rubrique AGR 3Implantation des constructions

Intitulé du document : Recommandations selon le contexte d’implantation du projet

15 Tableau synoptique

17 Fiche no 1 : Centres anciens

19 Fiche no 2 : Faubourgs

20 Fiche no 3 : Espaces péri-urbains

21 Fiche no 4 : Zones d’activités

23 Fiche no 5 : Grands paysages ruraux et naturels

25 Annexes

26 Annexe I – Rappel des procédures administratives dans les espaces protégés

31 A nnexe II – Instruction interministérielle du 9 décembre 2022 relative à l’accélération de la production des énergies renouvelables :

instruction des demandes d’autorisation et suivi des travaux d’implantation de panneaux solaires dans les espaces protégés

34 Annexe III – Critères techniques

35 Annexe IV – Lexique

36 Annexe V – Bibliographie méthodologique

37 Annexe VI – Contacts et renseignements et favorisent des implantations respectueuses

—  Rue avec alignement continu des façades de l’environnement urbain, architectural

—  Maison sur parcellaire de petite taille et patrimonial.

—  Maison à un ou deux étages

—  Alignements urbains xixe siècle et immeubles de rapport

—  Places urbaines et perspectives monumentales

Un contraste de teinte excessif/une segmentation des panneaux non adaptée. © Roland Peltekian

Propositions fiche 1

Façade photovoltaïque, Paris – E. Saadi, architecte. © Roland Peltekian Les dispositifs solaires thermiques sous toiture ou à affleurement peuvent être une alternative, sous réserve qu’il soit d’une surface réduite (entre 2 m² et 4 m² selon l’ensoleillement, correspondant aux besoins en eau chaude sanitaire d’une famille de 4 personnes).

—  Éviter les pans de toiture donnant sur la rue.

—  É valuer l’impact de la toiture depuis les vues lointaines sur le centre ancien.

—  F aire correspondre l’emplacement du panneau solaire avec la composition de façade :

organiser la mise en œuvre des panneaux

de façon cohérente et ordonnancée dans

la composition architecturale du bâtiment

concerné.

Afin de maîtriser l’effet de mitage, le panneau peut se substituer à d’autres éléments déjà présents en toiture qui ne remplissent plus ou mal leur fonction, tels qu’un châssis de toiture, une ancienne souche de cheminée, des lanterneaux, etc.

La pose sur cour (si les masques le permettent), sur des appentis, sur des volumes secondaires non visibles depuis l’espace public, est à privilégier.

Enfin, il convient de rechercher des panneaux aux caractéristiques plus discrètes (cadre en métal laqué mat, capteurs teintés rouge-brun pour les toitures en terre cuite…).

ILLUSTRATION Faubourgs

Panneaux photovoltaïques en toiture de la gare maritime de l’île de Sein. Maisons de ville et immeubles de rapport

© Marie-Paule Peyrard

© Koiguo/GettyImages SITUATION PROPOSITIONS FICHE 2

Faubourgs, quartiers du xixe siècle en continuité —  Profiter du jardin ou éventuellement de avec le centre ancien. la cour pour envisager une implantation sur

Quartier de grandes maisons de ville et villas avec une annexe (abri, local technique...), épargnée enjeux patrimoniaux : abords d’un monument par les ombres portées et bien orientée.

historique, ensemble urbain protégé en SPR, ensemble urbain remarquable protégé au titre de l’art. L. 151-19 —  Adosser à un élément d’architecture, si c’est du code de l’urbanisme dans un PLU. la meilleure orientation au soleil : verrière photo­ voltaïque au rez-de-chaussée, qui abritera

FORME URBAINE ET ENJEUX une ­terrasse contre la maison, ou structure légère en acier, ou treille en bois brut pour porter

—  Rue avec alignement continu des façades des panneaux. Un tel dispositif devrait s’inspirer

—  « Maison de ville » : maison à 2 ou 3 étages des treilles métalliques que l’on trouve traditionnellement dans les jardins de ces sur une grande parcelle avec un jardin clos périodes.

à l’arrière

—  « Immeuble de rapport » : immeubles bas En cas d’exposition sur rue, s’inscrire dans la mesure de 3 à 4 étages formant îlots ou fronts bâtis du possible dans la gamme des matériaux locaux continus, souvent articulés autour d’une cour de couverture : tuiles solaires rouges, cellules solaires intérieure simili-ardoises, etc.

PRINCIPES Faire du photovoltaïque dans le contexte faubourien un élément intégré à l’acte de rénover et de bâtir.

—  Concevoir une implantation qui ne soit pas visible ou présente une visibilité réduite depuis Nota bene : Les propositions de la fiche no 1 sur le domaine public, depuis les monuments les centres anciens sont applicables sur les maisons historiques ou les perspectives principales, de ville pour poser un panneau solaire thermique monumentales ou d’entrée de ville. d’une dimension réduite.

—  Organiser la mise en œuvre des panneaux de façon cohérente et ordonnancée dans la composition architecturale du bâtiment concerné.

—  Envisager une implantation au sol en cœur d’îlot autant que possible.

ILLUSTRATION Espaces péri-urbains

Quartiers pavillonnaires et maisons individuelles en ordre discontinu

Construction photovoltaïque rapportée, mairie de Raillencourt-Sainte-Olle. SITUATION PROPOSITIONS

© Mairie de Raillencourt

Quartiers de maisons individuelles, quartiers —  Profiter d’une extension adossée à la maison

Reconstruction d’un bâtiment d’école avec recherche d’efficacité énergétique. pavillonnaires formant l’essentiel du développement pour y placer l’installation photovoltaïque.

© Wensten61/GettyImages urbain depuis la seconde moitié du xxe siècle.

—  Adosser à la maison, si le terrain et

FORME URBAINE ET ENJEUX l’exposition le permettent, une treille abritant la terrasse ou la voiture, dont les brise-soleil sont

Maisons en lotissement, maisons individuelles, des lames en panneaux photovoltaïques : le sens maisons mitoyennes, villas « 4 faces » sur un terrain et l’inclinaison des panneaux peuvent s’adapter libre dans un quartier résidentiel formant les au meilleur rendement souhaitable.

extensions urbaines autour de l’ancien bourg.

Certaines maisons et ensembles de maisons peuvent Nota bene : Les propositions abordées dans être concernés par des enjeux patrimoniaux : la fiche no 2 sur les maisons de ville sont applicables aux maisons individuelles.

—  S i la toiture est très visible dans le point de vue majeur ou dans une perspective monumentale FICHE 3 sur un monument historique ou un bien du Patrimoine mondial ;

—  Si la toiture est très visible dans un ensemble bâti remarquable protégé au titre de l’article

L. 151-19 du code de l’urbanisme ou dans un espace protégé (abords de monument historique, SPR…).

Principes

—  Organiser la mise en œuvre des panneaux de façon cohérente et ordonnancée

dans la composition architecturale du bâtiment

concerné.

Gros plan de panneaux solaires sur le toit d’une villa. © Koiguo/GettyImages 20

Zones d’activités

Centres commerciaux, hangars industriels ou délaissés industriels

Ombrière de parking, Creissels (12). SITUATION PRINCIPES FICHE 4

© Étienne Louyriac

Zones d’activités commerciales, industrielles, —  Optimiser les toits et les sols pour équiper de

© Fei Yang/GettyImages tertiaires. panneaux solaires photovoltaïques toute surface

Délaissés urbains et friches urbaines. consommée.

FORME URBAINE ET ENJEUX —  Prioriser la massification du photovoltaïque sur les bâtiments disposant de grandes surfaces

Urbanisme très diffus en périphérie urbaine avec de toiture et de foncier et/ou pour des porteurs des équipements bâtis de grande échelle, hangars, de projets ayant de forts besoins en électricité et entrepôts, grandes surfaces, sur de très larges ­présentant des facilités de raccordement, dans le espaces peu structurés et très imperméabilisés. respect des exigences afférentes à ces bâtiments.

Les enjeux patrimoniaux sont faibles dans ces secteurs souvent soumis à des mutations successives —  Systématiser les toitures photovoltaïques rapides. Il en résulte un tissu peu cohérent, porteur sur les nouveaux bâtiments.

d’opportunités pour des projets qui accompagnent des réhabilitations ou des rénovations de qualité —  Réduire l’impact visuel en entrée de ville urbaine, paysagère et architecturale. ou au sein des sites à grande valeur paysagère

Ces installations peuvent néanmoins avoir un impact ou patrimoniale.

visuel, auquel il est nécessaire de porter attention, depuis les grands axes de circulation et aux entrées —  Faire connaître les projets innovants de villes. Des relations fonctionnelles et visuelles avec (photov­ oltaïque flottant sur bassin des architectures et des ensembles remarquables de rétention, modules souples sur façade, peuvent exister. L’installation de structures vitrage photovoltaïque, etc.).

photovoltaïques nécessite donc une conception architecturale et paysagère, qui recherche des implantations permettant de minimiser la visibilité du projet ou compose avec les formes de l’environnement, afin de proposer un parti cohérent avec le contexte.

Usine EDF sur la Durance. PROPOSITIONS FICHE 4

© Sébastien Thébault

—  Organiser la mise en œuvre des panneaux de façon cohérente et ordonnancée

dans la composition architecturale du bâtiment

concerné.

—  Densifier les zones d’activité de façon à permettre une meilleure gestion de l’utilisation des sols, d’éviter les effets de masque et de multiplier les possibilités de déploiement

de parcs photov­ oltaïques.

les enjeux de protection des paysages et de la biodiversité. —  Les équipements associés (postes, citernes, clôtures, voies d’accès, etc.) peuvent avoir des impacts visuels significatifs. Le choix de leurs implantations, orientations, tracé, volumétrie, modèles, matériaux et teintes sont donc essentiels.

—  Lorsque le projet présente des impacts significatifs sur le paysage, justifier qu’aucun site alternatif n’a pu être identifié à l’échelle intercommunale.

—  Pour les projets agrivoltaïques : anticiper la réversibilité et l’adaptabilité aux chemins d’exploitation.

—  Afin de favoriser des projets acceptés par les habitants qui valorisent les ressources et richesses du territoire et du patrimoine bâti et paysager, les démarches participatives communales, intercommunales ou centrales coopératives citoyennes ou villageoises sont à encourager.

Annexes

Annexe I – Rappel des procédures administratives dans les espaces protégés

Par « espace protégé », on entend « le périmètre des sites Les abords d’un monument historique, un site patrimonial Procédure d’autorisation de travaux patrimoniaux remarquables, dans les abords des monuments remarquable, un site inscrit, un site classé, un bien historiques, dans un site classé ou en instance de classement, du Patrimoine mondial constituent des espaces protégés En site classé, toute modification de l’état ou de l’aspect dans les sites inscrits, dans les réserves naturelles, dans les selon les codes du patrimoine ou de l’environnement. du site est soumise à une autorisation spéciale du préfet espaces ayant vocation à être classés dans le cœur d’un futur Il s’agit de servitudes d’utilité publique et, à ce titre, ou du ministre chargé des sites après consultation de parc national dont la création a été prise en considération en elles sont reportées sur le document d’urbanisme de la commission départementale, préalablement application de l’article R. 331-4 du code de l’environnement la commune, si elle en est dotée. à la délivrance des autorisations de droit commun.

et à l’intérieur du cœur des parcs nationaux délimités en application de l’article L. 331-2 du même code » (art. R.421-11 Les sites inscrits En site inscrit, les demandes d’autorisation de travaux du code de l’urbanisme). et classés susceptibles d’affecter l’espace sont soumis à l’architecte des

Bâtiments de France qui émet un avis simple, sauf pour les

Les panneaux solaires, dès lors qu’ils sont implantés Textes réglementaires travaux de démolition, soumis à un avis « conforme » (accord).

sur du bâti ou au sol avec une hauteur supérieure à 1,80 m, sont soumis à une demande d’autorisation administrative. Code de l’environnement : articles L. 341-1 à L. 341-22 Recommandations

Ces installations sont encadrées par le code de l’urbanisme, et R. 341-1 à R. 341-31.

le code du patrimoine et le code de l’environnement. En amont du dépôt d’une autorisation de travaux, le service

L’autorisation est délivrée par les autorités compétentes après Principes des sites de la DREAL et l’UDAP sont à la disposition étude d’une demande préalable, d’un permis de construire des demandeurs afin de les conseiller et de les orienter et d’une évaluation environnementale le cas échéant. Les sites sont des paysages ou monuments naturels, dont dans la conception de leur projet.

le caractère exceptionnel a justifié une protection de niveau

Réglementation national. Leur conservation ou leur préservation présente un intérêt général au point de vue pittoresque, historique,

L’article R.111-27 du code de l’urbanisme s’applique à toutes artistique, scientifique ou légendaire. L’objectif est de les situations : « Le projet peut être refusé ou n’être accepté conserver les caractéristiques des sites et l’esprit des lieux, que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales de les préserver de toute atteinte. Il s’agit de protéger, si les constructions, par leur situation, leur architecture, au bénéfice de tous, les paysages les plus remarquables, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments lieux de beauté ou de mémoire, que la nature et nos ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter ancêtres ont façonné. Cette protection a été instituée par atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, la loi du 21 avril 1906, qui a fondé la protection des sites aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi et monuments naturels, et par la loi du 2 mai 1930, qui lui qu’à la conservation des perspectives monumentales ». a donné sa forme définitive.

Rubrique AGR 5Emprise au sol et pleine terre

Intitulé du document : Recommandations : + Installation de faible emprise au sol pouvant permettre le maintien

d’une activité agricole suivant une adaptation aux itinéraires techniques

Un travail sur le châssis (cadre des panneaux) et sur les rives de toitures de l’exploitation.

(capotage) permet une meilleure intégration des panneaux.

  • Position émergente des panneaux du fait de leur élévation, avec fort impact

En cas de perception globale disgracieuse (effet « post-it »), il existe potentiel sur le paysage.

des alternatives de conversion de l’énergie solaire sur toitures, tels que les capteurs solaires thermiques (tuiles ou ardoises solaires thermiques). – Peu de mesures de réduction des impacts paysagers et d’accompagnement possibles.

Recommandations :

En espaces naturels ou forestiers : ne pas implanter ce type de dispositif.

En espace agricole : limiter ce type de dispositif à des surfaces réduites, à des localisations ponctuelles et, autant que possible, à une implantation proximité de bâtiments existants (éviter leur implantation dans des espaces ouverts).

L’installation d’ombrières est obligatoire sur les parkings de plus de 1 500 m² (art. 40 de la loi no 2023-175 du 10 mars 2023), sauf contrainte technique, de sécurité, architecturale, patrimoniale ou environnementale.

Rubrique AGR 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : ARCHITECTURALE ET PAYSAGÈRE

Des panneaux solaires

2023 à l’usage des services instructeurs et des porteurs de projets

Avant-propos

La France s’est dotée d’objectifs ambitieux en matière La loi no 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de concernées de développer le plus souvent des solutions d’énergies renouvelables, afin de réduire ses émissions de la production d’énergies renouvelables, dite loi AER, prévoit d’intégration. Cette prévention autour des sites gaz à effet de serre. Ces efforts de décarbonation de nos notamment une planification territoriale et la mobilisation patrimoniaux devient un levier d’action qui s’étend au sources énergétiques doivent s’accompagner de solutions du foncier potentiel pour les projets d’énergies renouvelables. paysage du quotidien. Ainsi, un nombre croissant d’élus, de sobriété et d’efficacité énergétique à toutes les échelles : Sont ciblés en priorité les terrains déjà artificialisés ou sans en raison des pressions urbaines, s’inspirent d’exemples de l’habitat individuel à la gestion des activités sur le enjeu environnemental majeur : terrains en bordure des voies issus des espaces protégés pour promouvoir un territoire. À l’horizon 2030, les objectifs nationaux prévoient de transport, friches et parkings extérieurs de plus de 1 500 m² développement tenant compte des enjeux patrimoniaux un doublement des énergies renouvelables pour atteindre ainsi que les bâtiments non résidentiels neufs ou bénéficiant et environnementaux et des objectifs d’attractivité

40 % de la production d’électricité en France (contre 20 % d’une large rénovation. La loi AER veut également faciliter et de renforcement des ressources locales.

actuellement). les projets en synergie avec une production agricole. Les recommandations de ce guide ont donc vocation à s’appliquer sur l’ensemble du territoire national et en

Avec 2,2 % d’électricité produite par l’énergie solaire au Ces développements peuvent concerner des espaces particulier au sein des espaces protégés pour leurs qualités premier trimestre 2022, la production issue d’installations protégés au titre du patrimoine architectural et paysager patrimoniales et paysagères. Cette prévention repose sur photovoltaïques devrait être multipliée par trois d’ici 2028 qui bénéficient pour certains de protections héritées du les relations entretenues entre les services de l’État, chargés en France. Les innovations techniques actuelles et futures xixe siècle (depuis la loi du 30 mars 1887 sur la conservation des protections, et les porteurs de projets. C’est tout l’enjeu devront permettre un déploiement harmonieux et efficace des monuments historiques ou le décret du 13 août 1861 sur de ce guide.

dans des contextes et sur des supports variés : sur toitures, la protection des « séries artistiques » de Fontainebleau).

en façade, en ombrières ou au sol. Vézelay – panneaux photovoltaïques sur toiture.

La conciliation entre le développement du photovoltaïque © Jean-François Briand (ABF - Drac BFC)

Dans ce contexte, les installations de conversion et la préservation ou l’amélioration du cadre de vie requiert de l’énergie solaire connaissent un fort développement et une vigilance fine dans ces espaces protégés, qu’ils soient sont susceptibles, par leur implantation principalement, bâtis ou non bâtis :

d’engendrer des impacts sur le bâti existant et sur le paysage. En espace urbain comme en espace rural, —  d’une part, parce que ces protections s’inscrivent la recherche de solutions d’installation préservant dans trois codes : code du patrimoine (abords de le patrimoine bâti et paysager est en conséquence une monuments historiques – MH, sites patrimoniaux condition essentielle pour des projets réussis et acceptés remarquables), code de l’urbanisme (architecture localement et s’intégrant utilement au projet de territoire. et cadre de vie) et code de l’environnement (sites classés et inscrits). Elles visent ainsi à prévenir toutes atteintes

L’acceptabilité de ce type de dispositif énergétique par substantielles (destruction, banalisation) sur la population doit être recherchée au travers de projets ce patrimoine national commun.

concertés avec les habitants et les usagers, afin de définir les objectifs de conception architecturale et paysagère —  d’autre part, parce que la sensibilité patrimoniale adaptés, quelle que soit la superficie des aménagements de ces lieux conduit à une innovation constante sur envisagés. la qualité architecturale et permet aux filières

Guide de l’insertion architecturale et paysagère des panneaux solaires 3

Clés de lecture

À l’échelle locale, la gestion des espaces protégés Ces recommandations sont issues de nombreux supports 3. Il fournit une synthèse pour les cinq grandes patrimoniaux et paysagers incombe aux services didactiques (fiche-conseils, vade-mecum, lignes directrices, implantations suivantes, en rappelant les priodéconcentrés du ministère de la Culture – les directions etc.) produits depuis une vingtaine d’année par les services rités du développement de l’énergie photo­ régionales des affaires culturelles (DRAC) – et du ministère territoriaux de l’État, organismes de conseil et voltaïque selon la diversité des contextes bâtis de la Transition écologique et de la cohésion des territoires établissements publics investis en faveur de la conciliation ou non bâtis :

  • les directions régionales de l’environnement de ces politiques.

de l’aménagement et du logement (DREAL). —  centres anciens ;

Ces deux directions régionales coopèrent régulièrement Le guide est —  faubourgs ;

dans l’instruction des dossiers. structuré en —  espaces périurbains ;

trois parties : —  zones d’activités ;

Les demandes liées aux installations photovoltaïques sont —  grands paysages ruraux et naturels.

traitées par les architectes des Bâtiments de France (ABF) 1. Il formule des recommandations générales en activité dans les unités départementales d’architecture à destination des porteurs de projets ; Ces typologies sont détaillées sous forme de fiches, et du patrimoine (UDAP), au sein des DRAC, et, pour permettant d’opérer une gradation par secteurs afin d’en un nombre plus restreint de dossiers, par les inspecteurs 2. Il propose une grille d’analyse thématique des privilégier certains pour le développement des projets des sites ou les chargés de mission paysage des DREAL. projets, afin de dégager leurs avantages et leurs photovoltaïques. Les conditions d’implantation d’un projet

Les UDAP interviennent dans le périmètre des sites inconvénients en fonction d’options d’intégra- photovoltaïque sont à apprécier selon la situation, en patrimoniaux remarquables, sur les abords des monuments tion architecturale et paysagère. Cette évalua- privilégiant les occasions de réhabilitation et de rénovation historiques, et dans les sites inscrits. Les DREAL émettent tion s’appuie sur quatre critères d’insertion : du bâti et des terrains dégradés. Pour chaque typologie, des avis consultatifs sur les choix de conception des projets des illustrations sont présentées et des recommandations dans le cadre de l’étude d’impact rendue systématique pour —  Rapport au support sont faites sur le plan architectural, paysager ou technicotous les aménagements d’une puissance égale ou supérieure —  Ordonnancement architectural et paysager industriel (tuiles solaires, ardoises solaires, vitrages à 1 mégawatt crête (MWc) et dans les sites classés. —  Adossement photovoltaïques, capteurs thermiques sous toiture).

—  Aspect (teinte, texture des panneaux)

À partir de ce cadre réglementaire, les trois ministres En conclusion, cette approche globale de l’insertion de la Culture, de la Transition écologique et de la cohésion Ces critères sont examinés de façon transversale, tant sur des équipements photovoltaïques dans les espaces des territoires, et de la Transition énergétique ont signé, le bâti qu’au sol (non bâti). Ce choix méthodologique établi protégés, bâtis et non bâtis, qui peut d’ailleurs être adoptée le 9 décembre 2022, une instruction commune aux préfets des points communs pour le raisonnement de l’insertion au-delà, dans les espaces non protégés, ne consiste pas de région pour renforcer la cohérence des avis pour entre espaces ouverts et espaces urbains. à décliner des recettes systématiques. Elle vise plutôt les demandes d’autorisation d’installation de panneaux à stimuler, au travers du dialogue entre porteurs de projets solaires (voir l’annexe II du guide). et acteurs du territoire, la recherche de solutions permettant la production d’une énergie renouvelable,

Dans le but de garantir une vision globale sur l’ensemble tout en préservant le patrimoine.

du territoire, conciliant les enjeux de transition énergétique et la protection du bâti et des paysages, il est apparu 4 nécessaire de préciser les principes s’appliquant à ces installations. Ce guide propose donc des recommandations pour la bonne intégration architecturale et paysagère, des projets photovoltaïques sur bâti et au sol.

Guide de l’insertion architecturale et paysagère des panneaux solaires

Recommandations générales à destination des porteurs de projet

Chaque projet photovoltaïque s’inscrit dans un cadre Anticiper des sources d’information de divers services architectural et paysager et doit être conçu de façon et prendre conseil et organismes telles que les :

à préserver les qualités du cadre de vie des populations et des sites présentant des caractéristiques architecturales Prendre conseil et appréhender les enjeux —  stratégies territoriales des documents de planification :

et/ou paysagères remarquables. La localisation et le projet architecturaux et paysagers auprès : document d’orientations et d’objectifs du schéma de ne peuvent donc résulter des seules opportunités foncières, cohérence territoriale (SCOT), projet d’aménagement et de contraintes techniques ou stratégies d’optimisation de la mairie ou de la collectivité publique, autorité développement durables du plan local d’urbanisme (PLU), des coûts. Afin de favoriser des projets conçus et acceptés chargée des autorisations d’urbanisme ; plan de gestion de parc national, régional, réserve, etc. ;

par les acteurs locaux, les démarches participatives —  outils de connaissance (atlas des paysages, plan communales, intercommunales ou centrales coopératives des services de l’État, lorsque le projet est situé dans de paysage, etc.) ;

citoyennes ou villageoises sont à encourager. un espace protégé : —  documents exprimant des valeurs architecturales et paysagères (motifs de classement d’un monument

Tout projet soumis à permis de construire et/ou à évaluation —  au titre du code du patrimoine (monuments historique, d’un site patrimonial remarquable ou environnementale réalise une justification en trois temps : historiques, abords de monuments historiques, sites d’un site classé ou inscrit, document de gestion patrimoniaux remarquables) : l’UDAP peut apporter d’un Grand Site de France, charte de PNR, charte réaliser le diagnostic de l’état initial du bâti son conseil ; architecturale et paysagère, etc.).

ou du territoire d’implantation ; —  en site classé ou site inscrit : prendre contact avec l’inspecteur des sites en DREAL et avec l’UDAP ; Le besoin et la motiver les choix de conception du projet avec —  du type parc national ou réserve naturelle : prendre situation : diagnostic un argumentaire précis sur les partis-pris architecturaux contact avec la DREAL ; de l’état initial et paysagers ; —  aux termes des documents d’urbanisme (art. L. 151-19 et L. 151-23 du code de l’urbanisme) : se rapprocher Qualifier et quantifier les besoins rechercher les mesures d’évitement, de réduction de la commune ; de consommation énergétique et et de compensation des impacts du projet (séquence dite de production d’énergie renouvelable « ERC », pour « Éviter, Réduire, Compenser ») dans le cas des établissements publics et associations gestionnaires d’une évaluation environnementale). d’espaces protégés (parc naturel régional, parc national, Pour les projets individuels : Les solutions de production réserve naturelle, Grand Site de France, etc.) ; d’énergies renouvelables, tels que le solaire thermique des organismes conseil (Conseil d’architecture, 5 d’urbanisme et de l’environnement [CAUE], etc.) ;

Guide de l’insertion architecturale et paysagère des panneaux solaires (chauffe-eau solaire) ou les panneaux photovoltaïques, montage) qui risquent de réduire l’éclairement de Le travail de conception comprend doivent s’inscrire autant que possible dans une démarche l’installation. Certaines collectivités disposent pour cela deux temps :

globale d’efficacité énergétique. Celle-ci comprend deux d’un « cadastre solaire » indiquant le potentiel volets : l’amélioration des performances thermiques du bâti de production d’énergie solaire d’une toiture (KWh/m²/an). Situer le projet (pour les collectivités et développeurs (isolation des combles et des planchers bas, remplacement qui recherchent un lieu d’implantation adapté) :

des fenêtres, etc.) et celle des équipements énergivores Il faut vérifier la présence, à proximité, d’activités (remplacements de chaudière, chauffe-eau, radiateurs ; émettrices de poussières ou résidus susceptibles de —  Prospecter en priorité : sites dégradés, parkings, installation d’une pompe à chaleur, etc.). Le diagnostic se déposer sur le procédé photovoltaïque. bâtiments industriels et commerciaux, etc. ;

de performance énergétique (DPE) et l’audit énergétique —  Pour les projets d’ampleur : éviter les zones permettent d’orienter les travaux à réaliser, France rénov’ L’éloignement éventuel du bâtiment ou du site d’accueil particulièrement sensibles, en particulier les espaces accompagne les particuliers dans ces démarches vis-à-vis du point de raccordement au réseau protégés : abords de monument historique, sites de rénovation, une aide financière pour les résidences de distribution, peut amener des surcoûts irrémédiables patrimoniaux remarquables, sites classés, sites inscrits, principales peut être sollicitée pour ces travaux suivant au projet. biens inscrits sur la liste du Patrimoine mondial ;

le dispositif MaPrimeRenov’. Pour obtenir une aide —  Rechercher des possibilités d’implantation sur bâti financière, il est nécessaire de recourir à un professionnel Concevoir son projet ou au sol les plus discrètes possibles, en tenant compte

Reconnu Garant de l’Environnement (RGE). en prenant des structures et des éléments constitutifs en compte les enjeux de l’architecture, de l’ensemble urbain ou du paysage,

Pour les projets de grande ampleur : Tenir compte des architecturaux et des perspectives visuelles depuis et vers des éléments ressources du territoire et du patrimoine bâti et paysager, et paysagers remarquables ou d’intérêt local.

et s’inscrire dans une démarche de sobriété et d’efficacité énergétique. L’évaluation des besoins peut être portée La configuration d’un projet doit assumer une ambition Composer son projet avec l’existant (pour tous à une échelle collective : les démarches participatives qualitative afin de limiter au mieux les impacts sur les porteurs de projets) : faire des choix architecturaux communales, intercommunales ou des centrales l’architecture, les ensembles bâtis et le paysage. Ce principe et paysagers pour s’adapter, ou requalifier le bâti ou coopératives citoyennes ou villageoises 1 sont à encourager s’applique à l’ensemble du territoire, que le projet soit situé l’environnement d’accueil du projet :

pour des projets concertés et répondant aux besoins. ou non en espace protégé, ou que le contexte soit un centre ancien, un faubourg, un espace péri-urbain, une zone —  Identifier les solutions de conception ayant le moins

Prendre connaissance des contraintes d’activités, un espace agricole, forestier ou naturel. de conséquences sur les trames architecturales et techniques et rendements de l’installation Pour les projets de grande ampleur (parcs photovoltaïques), paysagères existantes, et rechercher une intégration il est recommandé aux porteurs d’un projet d’être harmonieuse avec l’existant ;

En France métropolitaine, les conditions optimales accompagnés par un architecte et/ou un paysagiste —  La dissimulation ou le camouflage par des dispositifs d’implantation d’une installation photovoltaïque sont concepteur qui apportent une expertise dans le diagnostic paysagers permettent une réduction d’impact une orientation sud et une inclinaison de 35 degrés initial de l’environnement du projet et sur les solutions d’un projet. Toutefois, ces solutions ne peuvent être (70 % de pente) par rapport à l’horizontale. À titre indicatif, d’implantation, de conception et d’intégration. mises en œuvre que si elles sont cohérentes avec les pentes d’une toiture en chaume varient de 35 % à 45 %, le paysage environnant ;

en tuile de 13 % à 45 %, en zinc de 5 % à 20 %, en ardoise —  Les projets de panneaux photovoltaïques au sol sont de 26 % et plus. particulièrement susceptibles d’avoir des impacts importants sur le paysage, notamment en espace naturel

Il convient de relever les « masques solaires » : ce sont ou agricole, et du fait de la consommation d’espaces.

les ombrages proches (tels que cheminées, arbres, Pour ce type de projet, la recherche des terrains devra lampadaires, bâtiments) mais aussi lointains (tels que composer avec l’esthétique et les caractéristiques physiques du paysage, et respecter les usages,

1. Les centrales villageoises sont des sociétés locales à gouvernance citoyenne, qui portent des projets en faveur de la transition énergétique en s’inscrivant dans une logique de territoire.

Elles associent citoyens, collectivités et entreprises locales et contribuent aux objectifs énergétiques en tenant compte d’enjeux transverses (développement économique local, intégration paysagère, lien social, etc.).

Guide de l’insertion architecturale et paysagère des panneaux solaires 6 le parcellaire et le réseau viaire. Les différentes échelles Sincérité : Le pétitionnaire est encouragé à fournir du projet devront être prises en compte : gestion des une justification des points de vue choisis et à assurer co-visibilités et adaptation au grand paysage, d’une part, une qualité des supports photographiques (cadrage adapté et gestion des transitions avec l’environnement immédiat à hauteur et angle de vue de l’œil humain, format, et installations techniques associées (clôtures, citernes, résolution, conditions météorologiques, etc.) La prise en voies d’accès, postes techniques, etc.), d’autre part. compte des perceptions et des usages associés au bâti et au territoire peut être déterminante dans les mesures

Élaborer un dossier d’accompagnement qui pourront être proposées.

complet

Proportionnalité : pour les projets de grande ampleur,

Le contenu d’un dossier de déclaration préalable « le contenu de l’étude d’impact est proportionné à la de travaux ou d’un permis de construire est précisé au sein sensibilité environnementale de la zone susceptible des formulaires CERFA correspondants pour les projets d’être affectée, à l’importance et la nature des travaux, sur « maison individuelle et/ou ses annexes » et les projets installations, ouvrages, ou autres interventions dans sur habitat collectif ou au sol soit « autre que portant sur le milieu naturel ou le paysage projetés et à leurs incidences une maison individuelle ou ses annexes » (voir le rappel prévisibles sur l’environnement ou la santé humaine » sur la réglementation au titre du code de l’urbanisme en (R122-5 du code de l’environnement).

annexe I du guide).

En phase travaux

Pour les projets de grande ampleur, le dossier devrait distinguer clairement (R122-4 et R122-5 du code Choix de l’installateur : il est recommandé de l’environnement) : 1/ l’état initial ; 2/ l’argumentaire de faire appel à un professionnel qualifié, des partis-pris architecturaux et paysagers au regard des grâce à la mention RGE (Reconnu garant de incidences du projet ; 3/ le cas échéant, l’exposé l’environnement) et aux certifications Qualibat, des mesures d’évitement, réduction, compensation, Qualit’ENR, Qualisol ;

voire des mesures d’accompagnement

Soigner la mise en œuvre du projet.

L’analyse fournie au sein du dossier devra répondre aux principes de pertinence, de sincérité et de proportionnalité :

Pertinence : Les partis-pris architecturaux et paysagers doivent être argumentés par un exposé des objectifs et de la pertinence des choix opérés. Le dossier devra s’attacher à rendre compte du projet et de son insertion à différentes échelles et selon différents points de vue.

Cette démonstration devra s’appuyer sur les outils de représentation pertinents (cartes, plans, coupes, dessins, schémas, bloc-diagramme, photomontages, etc.) ;

Guide de l’insertion architecturale et paysagère des panneaux solaires 7

Recommandations par critère d’insertion – Grille d’analyse des projets –

Sur le bâti au sol (NON bâti)

Le projet est installé en pose affleurante de la surface de base.

Les modules s’encastrent à la place d’éléments du bâti existant. Les modules sont fixés sur des supports proches du sol.

Abbaye de

Fontevraud,

emplacement

opportun derrière

un mur d’enclos

des panneaux

évitant toute

covisibilité.

© Gabriel Turquet

de Beauregard

RAPPORT AU SUPPORT © Shank Ali/GettyImages

© Sébastien Plassard

© Peter Muller/GettyImages

  • L’encastrement permet un effet de continuité. + En zones de faible altitude et de faible pente, un travail sur la superficie et l’implantation
  • L’encastrement génère de nombreuses sujétions sur l’étanchéité des panneaux peut permettre une intégration du projet dans son environnement.

des couvertures, la matérialité du bâti, les risques incendie. – Infrastructure technique potentiellement visible dans le paysage proche et lointain ; changement de la nature de l’occupation du sol ; risque « d’effet

Recommandation : de nappe » pour les installations sur de grandes surfaces ; intégration complexe

Le choix d’une solution d’encastrement n’est pas à mettre en œuvre en toutes des équipements associés (voies d’accès, clôtures, citernes, etc.), avec impacts paysagers dans le périmètre immédiat.

circonstances. Cette option implique une cohérence des teintes entre les panneaux et le matériaux support. Recommandations :

Adapter la taille du projet et composer avec l’organisation spatiale existante,

Guide de l’insertion architecturale et paysagère des panneaux solaires en respectant les structures paysagères.

Adapter la hauteur des panneaux à la trame végétale existante.

Anticiper la réversibilité de l’installation et l’adaptation aux usages (itinéraires techniques agricoles, accès et cheminements, loisirs, etc.).

Sur le bâti au sol (NON bâti)

Les éléments photovoltaïques sont détachés par rapport au support.

Les modules sont surimposés à la surface porteuse. Les modules sont ancrés au sol sur des structures hautes.

Panneaux solaires sur les toits desRAPPORT AU SUPPORT © Sébastien Plassard logements résidentiels aux Pays-Bas. © Koiguo/GettyImages

© Lorado/GettyImages © Oscar Martin/GettyImages

  • Installation réversible, la structure bâtie est relativement préservée. + Bonne adaptation aux grandes surfaces planes imperméabilisées
  • L’installation apparaît en saillie, comme un élément. comme les parkings.

Sur le bâti au sol (NON bâti)

Le projet est composé en harmonie avec les lignes de force de l’architecture et/ou du paysage.

Les panneaux s’inscrivent dans les lignes du bâtiment. La centrale photovoltaïque s’adapte à la topographie du terrain.

Le projet initial. Toiture photovoltaïque, Douarnenez.

1. Regrouper les panneaux. © Fabien Sénéchal (ANABF)

ORDONNANCEMENT Perception rapprochée : respect de la topographie, © wenty47studio/GettyImage les panneaux ne sont pas installés sur les terrains en forte pente, aménageant ainsi un retrait des panneaux de part et d’autre de la cassure de pente. La préservation des bosquets arbustifs permet une intégration harmonieuse.

© Françoise Gaillard, paysagiste conseil de l’État

2. Positionner sur les limites du versant Façade de bâtiment durable avec un mur pour éviter l’effet « trou » dans la toiture. végétal et des panneaux solaires dans le parc public de la ville de Barcelone

© Sébastien Plassard © Arthur Debat/GettyImages

  • L’insertion reprend les modénatures, s’inscrit dans les axes de percements + Le découpage et l’orientation des panneaux permettent d’améliorer ou de trumeaux de façade et épouse les contours. Une toiture solaire intégrale la perception du projet en vues lointaines.

permet une composition architecturale. + Un travail sur l’implantation et l’orientation des panneaux peut permettre une intégration du projet dans son environnement.

  • La toiture solaire partielle fait ressortir le caractère rajouté de l’élément. – Le découpage et l’orientation des panneaux peuvent réduire le rendement de l’installation.

Recommandations :

Prioriser les emplacements moins visibles depuis l’espace public. Recommandations :

Privilégier les formes générales simples et rectangulaires. Éviter une implantation sur les pentes importantes et tenir compte

Préserver l’aspect des faîtages, placer les panneaux en bas de toiture.

des événements topographiques majeurs, en travaillant sur un découpage.

Guide de l’insertion architecturale et paysagère des panneaux solaires Privilégier l’implantation des panneaux selon une pente et une orientation uniques et étudier l’orientation des équipements associés.

Sur le bâti au sol (NON bâti)

Le projet s’insère en mimétisme avec l’architecture et le paysage.

L’intégration des panneaux est pensée comme partie prenante de l’architecture Le projet photovoltaïque est implanté au sein d’un parcellaire de l’édifice. et de paysages agricoles.

ORDONNANCEMENT Panneaux en verrière de toiture, Encastrement en embrasure de baies, Éviter les morphologies de projet trop La taille de la centrale installée sur musée des Beaux-Arts et d’Archéologie hôtel industriel Le Losserand, Paris – denses, très présentes dans le grand une parcelle de friche respecte la taille de Vienne (38). E. Saadi, architecte. © Roland Peltekian paysage, et privilégier un découpage qui du parcellaire sans perturber l’équilibre

© Société 2es ménage les perspectives et des espaces du paysage. Ce projet aurait pu être de respirations à l’échelle du grand également cerné par une clôture de taillis paysage. © Deyan Georgiev/GettyImages caractéristique du bocage environnant.

© Wolfgang Borst

  • Permet des éléments d’analogie (verrières, marquise, vérandas, auvents, oriels, + Le projet peut participer à structurer un plan du paysage et/ou mettre brise-soleil, etc.) et procède d’un rassemblement des panneaux. en évidence un parcellaire.

Offre l’opportunité d’utilisation de techniques photovoltaïques innovantes.

  • La position la plus favorable (sud et 30°) est rarement disponible. – Le projet comporte un risque de multiplication des impacts visuels, dû au morcellement ou en raison des équipements connexes.

Recommandation :

La construction photovoltaïque à part entière ne doit pas donner – Changement de la nature de l’occupation du sol.

le sentiment d’être rapportée. Elle devrait faire partie intégrante de la facture Recommandations :

du bâti sur lequel elle se greffe.

Éviter les projets fragmentés, conduisant au mitage des espaces agricoles et naturels.

Adapter la taille du projet et composer avec l’organisation spatiale existante, en respectant les structures paysagères.

Travailler la qualité architecturale et l’intégration paysagère des dépendances et des équipements associés.

Guide de l’insertion architecturale et paysagère des panneaux solaires 11

Sur le bâti au sol (NON bâti)

Le projet est composé en harmonie avec les lignes de force de l’architecture et/ou du paysage.

Les panneaux s’inscrivent sur des constructions annexes, dépendances, toitures La centrale est implantée au sein d’un site dégradé.

secondaires, en accroche avec l’existant.

ADOSSEMENT © Westend61/GettyImages © Sébastien Plassard Centrale installée sur une friche : Centrale installée sur un terrain enclavé les vues plongeantes sur le site depuis de friche industrielle sous une ligne la route voisine sont préservées à haute tension : les perceptions de par un merlon végétalisé préexistant la centrale sont limitées, néanmoins (à gauche de la vue). la désimperméabilisation des sols et

© Wolfgang Borst l’évacuation des déchets du site auraient certainement amélioré le projet.

© Wolfgang Borst

  • Moindre visibilité depuis l’espace public, priorisation côté cour. + Le projet optimise l’espace disponible et peut participer à la réhabilitation

L’intégration architecturale propre à l’échelle du bâtiment annexe du site (délaissés d’infrastructures, friches, carrières, etc.).

est satisfaisante dans la mesure où son ampleur limitée n’impacte pas la construction sur laquelle elle est érigée. – Le projet peut nécessiter des travaux de terrassement, généralement

  • Nécessite une vigilance sur les vues lointaines. déconseillés.

Recommandation : Recommandations :

Privilégier des implantations sur des annexes contemporaines neuves, Éviter ou limiter les travaux de terrassement.

Éviter les morphologies complexes (formes découpées, décrochés, etc.).

en évitant la confrontation avec le bâti ancien (garage, abris, atelier…). Porter une attention particulière au traitement des lisières du projet.

Guide de l’insertion architecturale et paysagère des panneaux solaires 12

Sur le bâti au sol (NON bâti)

L’insertion du projet est favorisée par la teinte et par la texture des modules photovoltaïques.

Nuancer la couleur en fonction des teintes locales traditionnelles (tuiles Les choix de matière, de teinte, de châssis et d’ancrage des panneaux favorise photovoltaïques, panneau monoc

Rubrique AGR 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : Forêts de plantation. et zone tampon, parc naturel régional, ensemble

Espaces et habitats naturels. paysager protégé au titre de l’article L. 151-23 du code de l’urbanisme dans un plan local d’urbanisme

ENJEUX (PLU). La protection des espaces naturels peut prendre en compte des caractéristiques

L’installation d’objets nouveaux de grande ampleur remarquables ou exceptionnelles au titre des qualités est susceptible de perturber la lecture du paysage scéniques, esthétiques ou de naturalité d’un espace.

et l’équilibre entre ses différentes composantes : bâti Les plans ou chartes de gestion existants sur ces traditionnel, espaces agricoles et espaces naturels. espaces protégés peuvent comprendre des objectifs de qualité paysagère.

Les paysages ruraux sont marqués par la culture et par l’élevage. Leur construction est le résultat PRINCIPES d’une organisation ou d’une spécialisation agricole et d’usages traditionnels qui se traduisent par —  Identifier les espaces protégés et un agencement et des structures paysagères les recommandations architecturales caractéristiques (paysages horticoles et maraîchers, et paysagères associées (patrimoine paysages viticoles, cultures en terrasses, bocages, architectural, paysager, agricole et naturel).

champs ouverts, prairies, estives, etc.).

—  Identifier les solutions de composition

Les espaces agricoles et naturels sont soumis à des et de forme ayant le moins de conséquences pressions multiples, qui conduisent à la consommation sur les trames architecturales et paysagères des terres dédiées aux activités agricoles, à la foresterie existantes et rechercher une intégration ou à la conservation de la nature. L’objectif de zéro harmonieuse avec l’existant, éviter les co-visibiliartificialisation nette (ZAN) (Loi climat et résilience tés avec les éléments remarquables.

du 24 août 2021) vise à la préservation de ces espaces dédiés aux activités agricoles et aux espaces naturels.

Panneaux photovoltaïques sur la maison d’accueil du Grand Site de France, Aven d’Orgnac. —  En particulier, éviter les implantations dans FICHE 5

© Françoise Prud’hommet les sites patrimoniaux remarquables, dans les abords de monument historique, dans les sites

Sur bâti : classés et inscrits ou dans les biens du Patrimoine

—  Préserver le bâti vernaculaire présentant mondial.

un intérêt architectural de toute installation de panneaux solaires, en particulier lorsque les —  Justifier les choix d’implantation, toitures présentent encore des dispositions de composition et de forme au regard des enjeux anciennes (matériaux, mis en œuvre, ouvertures…) paysagers :

—  Éviter la construction de nouveaux hangars

  • éviter une implantation sur les pentes ou de nouvelles serres, si le besoin agricole n’est importantes et les événements pas avéré (le développement des projets topographiques majeurs agrivoltaïques en milieu agricole doit être
  • adapter la taille du projet et composer en adéquation avec un objectif de pérennisation avec l’organisation spatiale existante en d’une activité agricole principale). respectant les structures paysagères
  • éviter les projets trop fragmentés,

Au sol : conduisant au mitage des espaces agricoles et naturels

—  Donner une priorité absolue aux sites • privilégier une pente et une orientation dégradés. uniques pour les panneaux

  • caractériser les impacts paysagers du projet

Rubrique AGR 8Stationnement

Intitulé du document : —  Utiliser les zones de stationnement

et de s­ tockage pour développer des couvertures photovoltaïques

—  Encourager les couvertures à 100 % en panneaux photovoltaïques et les géométries simples.

Nota bene : Dans la construction neuve d’un bâtiment d’activité, l’expression architecturale qui intègre le panneau solaire trouvera une multitude d’orientations possibles.

ILLUSTRATION Grands paysages

Hangar à Roche (38). ruraux et naturels

© Wolfgang Borst

© Henglein and Steets/GettyImage Petits hameaux, habitations isolées en milieu rural, domaines et bâtis agricoles, coteaux boisés, espaces et habitats naturels

SITUATION Ces espaces peuvent faire l’objet de dispositifs de FICHE 5 protection et/ou de valorisation au titre des paysages,

Zones et bâtis agricoles : exploitations, fermes agricoles en particulier : paysage protégé en tant que site ou domaines viticoles. classé ou site inscrit au titre du code de

Petits hameaux, habitations isolées en milieu rural. l’environnement, biens du Patrimoine mondial

Les dispositions générales, qui valent dans toutes les zones

Article 6STATIONNEMENT DES VEHICULES.............................................................................................

Section 1 – dispositions relatives a la destination des constructions, aux usages des sols et aux

Section 2 – dispositions relatives aux caracteristiques urbaines, architecturales, environnementales

Section 1 – dispositions relatives a la destination des constructions, aux usages des sols et aux

Section 2 – dispositions relatives aux caracteristiques urbaines, architecturales, environnementales

Section 1 – dispositions relatives a la destination des constructions, aux usages des sols et aux

Section 2 – dispositions relatives aux caracteristiques urbaines, architecturales, environnementales

Section 1 – dispositions relatives a la destination des constructions, aux usages des sols et aux

Section 2 – dispositions relatives aux caracteristiques urbaines, architecturales, environnementales

Section 1 – dispositions relatives a la destination des constructions, aux usages des sols et aux

Section 2 – dispositions relatives aux caracteristiques urbaines, architecturales, environnementales

Elements de paysage et de patrimoine bâti a proteger au titre de l’article L151-19 du code de

Titre I - dispositions générales

Article 1CHAMP D’APPLICATION TERRITORIAL

Le présent règlement s’applique à l’ensemble du territoire de la commune de Murles.

Article 2ARTICULATION DES REGLES DU PLAN LOCAL D’URBANISME AVEC

D’autres dispositions relatives a l’occupation et a l’utilisation des sols

2-1 Le Règlement National d’Urbanisme (RNU)

Les dispositions du présent règlement se substituent à celles de tout document d’urbanisme antérieur ainsi qu’aux dispositions du Chapitre Ier du Titre Ier du Livre Ier du Code de l’urbanisme.

Toutefois, les dispositions du règlement national d’urbanisme demeurent applicables, à l’exception des articles L111-3 à L111-5, L111-22, R111-3, R111-5 à R111-19 et R111-28 à R111-30 du Code de l’urbanisme.

2-2 Les servitudes d’utilité publique

Les servitudes d’utilité publique affectant le territoire sont reportées dans une annexe spécifique du plan local d’urbanisme. Les règles de chaque zone du plan peuvent voir leur application modifiée, restreinte ou annulée par les effets particuliers d’une servitude d’utilité publique.

En toutes hypothèses, les occupations et utilisations éventuellement interdites ou admises sous conditions par l’application d’une servitude d’utilité publique se surajoutent à celles définies dans le règlement de chaque zone du PLU. Les occupations et utilisations du sol admises par les servitudes n’ont pas de portée générale et ne le seront que pour autant qu’elles ne sont pas interdites par le règlement de la zone du PLU dans laquelle elles s’insèrent.

2-3 L’archéologie préventive et les zones de présomption de prescription archéologique

Constituent des éléments du patrimoine archéologique tous les vestiges, biens et autres traces de l'existence de l'humanité, y compris le contexte dans lequel ils s'inscrivent, dont la sauvegarde et l'étude, notamment par des fouilles ou des découvertes, permettent de retracer le développement de l'histoire de l'humanité et de sa relation avec l'environnement naturel.

(Art. L510 du Code du patrimoine)

Sont applicables sur l’ensemble du territoire communal les dispositions du Code du Patrimoine et notamment son livre V concernant l’archéologie préventive, les fouilles archéologiques programmées et les découvertes fortuites ainsi que les dispositions du décret n°2004-490 du 3 juin 2004 relatif aux procédures administratives et financières en matière d’archéologie préventive.

Toute découverte fortuite de vestige archéologique devra être signalée à la Direction

Régionale des Affaires Culturelles - Service Régional de l’Archéologie et entraînera l’application du Code du Patrimoine (Livre V, Titre III).

2-4 Portée du règlement à l’égard d’autres législations ou réglementations relatives à l’occupation du sol

Les dispositions du présent règlement s’appliquent sans préjudice des prescriptions prises au titre des législations et réglementations spécifiques et notamment :

  • Les dispositions du Code civil,
  • Les dispositions du Code de la construction et de l’habitation,
  • Les dispositions du Code de l’environnement,
  • Les dispositions du Code du patrimoine,
  • Les dispositions du Code rural et de la pêche maritime,
  • Les dispositions du Code forestier,
  • Les dispositions du Code de la santé publique,
  • Les dispositions du Code de la voirie routière,
  • Les dispositions du Code général de la propriété des personnes publiques.

Article 3PORTEE DE LA REGLE D’URBANISME

3-1 Portée générale de la règle

L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques.

Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation.

3-2 Dérogations

Les règles et servitudes définies par le plan local d’urbanisme ne peuvent faire l’objet d’aucune autre dérogation que celles prévues aux articles L152-3 et suivants du code de l’urbanisme.

3-3 Règles applicables en cas de travaux et/ou d’extensions sur des constructions existantes :

Les travaux, y compris les extensions, sur des constructions existantes ne sont possibles que lorsque celles-ci ont une existence légale. Une construction est régulière soit parce que son édification était dispensée de permis de construire (donc édifiées avant le 15 juin 1943, date d’instauration du régime du permis de construire), soit parce qu’elle était soumise à autorisation d’urbanisme et qu’elle est conforme à l’autorisation obtenue.

En conséquence, la demande d’autorisation d’urbanisme déposée pour des travaux sur une construction existante irrégulière devra également porter sur les éléments irréguliers devant faire l’objet d’une régularisation.

Par ailleurs, les travaux sur une construction existante régulière mais non conforme à la réglementation en vigueur peuvent être autorisés soit s’ils sont étrangers à la ou les règles méconnues, soit s’ils rendent la construction plus conforme à la ou les règles méconnues.

Titre II - dispositions communes a tout ou

Partie des zones

Article 1LEXIQUE DU REGLEMENT

Le présent lexique a pour objet de définir certains termes ou notions développés dans le règlement.

Annexe Une annexe est une construction secondaire, de dimensions réduites et inférieures à la construction principale, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale. Elle peut être accolée à la construction principale avec qui elle entretient un lien fonctionnel, sans disposer d’accès direct depuis la construction principale, ou implantée selon un éloignement restreint de la construction principale afin de marquer un lien d’usage.

Arbre de haute Les arbres de haute tige sont des arbres dont le tronc mesure au moins 40 tige centimètres de circonférence à 1,50 mètre du sol et qui atteignent au moins 4 mètres de hauteur.

Bâtiment Un bâtiment est une construction couverte et close.

Construction Une construction est un ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par l’Homme en sous-sol ou en surface. La notion de construction recouvre notamment les constructions en surplomb (constructions sur pilotis, cabanes dans les arbres) et les constructions non comprises dans la définition du bâtiment telles que pergolas, hangars, abris de stationnement, piscines, sous-sols non compris dans un bâtiment.

Construction Une construction est considérée comme existante si elle est reconnue comme existante légalement construite et si la majorité des fondations ou des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l'ouvrage remplissent leurs fonctions. Une ruine ne peut pas être considérée comme une construction existante.

Pour l’application du présent règlement, lorsque le règlement se réfère à l’existant (construction existante, emprise au sol existante, hauteur existante, etc…), la date à prendre en compte est celle de l’approbation de la révision du plan local d’urbanisme.

Construction Une construction est régulière soit parce que son édification était dispensée de régulièrement permis de construire (donc édifiées avant le 15 juin 1943, date d’instauration du édifiée régime du permis de construire), soit parce qu’elle était soumise à autorisation d’urbanisme et qu’elle est conforme à l’autorisation ainsi obtenue.

Clôture Constitue une clôture toute édification d’un ouvrage visant à clore un terrain, soit sur les limites donnant sur les voies et emprises publiques ou en retrait de celles-ci, soit sur les limites séparatives. Il s’agit notamment des murs, des portes de clôtures, des clôtures à claire voie, des grilles (destinées à fermer un passage ou un espace).

Ne constitue en revanche pas une clôture au sens du code de l’urbanisme un ouvrage destiné à séparer différentes parties d’une même unité foncière en fonction de l’utilisation par le même propriétaire de chacune d’elles : espace habitation – espace activité – espace cultivé, …

Sont en outre exclues les clôtures nécessaires à l’activité agricole ou forestière au sens de l’article R421-2 du Code de l’urbanisme.

Extension L’extension consiste en un agrandissement de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci. L’extension peut être horizontale ou verticale (par surélévation, excavation ou agrandissement), et doit présenter un lien physique et fonctionnel avec la construction existante.

PLU Murles – Règlement – Avril 2026 10

Façade Les façades d’un bâtiment ou d’une construction correspondent à l’ensemble de ses parois extérieures hors toiture. Elles intègrent tous les éléments structurels, tels que les baies, les bardages, les ouvertures, l’isolation extérieure et les éléments de modénature.

Installation Une installation est un ouvrage dans lequel l’Homme ne peut rentrer, vivre ou exercer une activité tels que les chaufferies, postes de transformation, éoliennes, canalisations, murs et clôtures.

Cette définition ne remet pas en cause le régime d’installation des constructions précaires et démontables, et notamment ceux relatifs aux habitations légères de loisirs et aux résidences mobiles de loisirs.

Limite séparative Les limites séparatives correspondent aux limites entre le terrain d’assiette de la construction, constitué d’une ou plusieurs unités foncières, et le ou les terrains contigus. Elles peuvent être distinguées en deux types : les limites latérales et les limites de fond de terrain. En sont exclues les limites de l’unité foncière par rapport aux voies et emprises publiques.

Local accessoire Le local accessoire fait soit partie intégrante d’une construction principale, soit il en constitue une annexe, soit une extension. Il est indissociable du fonctionnement de la construction principale, à laquelle il apporte une fonction complémentaire. Il peut s’agir de constructions de nature variée affectées à des usages divers : garage d’une habitation ou d’un bureau, atelier de réparation, entrepôt d’un commerce, remise, logement pour le personnel, lieu de vie du gardien d’un bâtiment industriel, local de stockage pour un commerce, …

Le local accessoire est réputé avoir la même destination et sous-destination que le bâtiment principal auquel il se rattache (Art. R151-29 du code de l’urbanisme).

Terrain naturel Doit être regardé comme terrain naturel celui qui existe à la date de l’autorisation de la construction avant travaux d’adaptations liés à cette autorisation, même si la topographie du terrain a été avant cette date modifiée à la suite de précédents travaux de construction ou de terrassement.

Unité foncière Un terrain (ou unité foncière) est une propriété foncière d’un seul tenant, composée d’une parcelle ou d’un ensemble de parcelles appartenant à un même propriétaire ou un même groupe de propriétaires.

Voies ou emprises La voie publique s’entend comme l’espace ouvert à la circulation publique, qui publiques comprend la partie de la chaussée ouverte à la circulation des véhicules motorisés, les itinéraires cyclables, l’emprise réservée au passage des piétons, et les fossés et talus la bordant.

L’emprise publique correspond aux espaces extérieurs ouverts au public qui ne répondent pas à la notion de voie ni d’équipement public (voies ferrées, cours d’eau domaniaux, canaux, jardins et parcs publics, places publiques, …).

Article 2PRESCRIPTIONS GENERALES RELATIVES AUX DESTINATIONS DES

Constructions, usages des sols et natures d’activites

2-1 Destinations et sous-destination des constructions

Conformément aux articles R151-27 et R151-28 du code de l'urbanisme, le présent règlement fait référence aux destinations et sous-destinations des constructions suivantes, dont la définition et le contenu sont précisées par les arrêtés du 31 janvier 2020 et du 22 mars 2023 et exposée dans le tableau ci-dessous.

Lorsque plusieurs destinations ou sous-destinations cohabitent au sein d’une même construction ou d’une unité foncière, elles sont soumises aux règles respectives déclinées dans le PLU.

Destinations sous-destinations definitions

Exploitation Exploitation Les constructions destinées à l'exercice d'une activité agricole et agricole agricole ou pastorale. Cette sous-destination recouvre forestière notamment les constructions destinées au stockage du

Exploitation matériel, des récoltes et à l’élevage des animaux ainsi

Habitation forestière que celles nécessaires à la transformation, au

Logement conditionnement et à la commercialisation des produits

Commerce et agricoles lorsque ces activités constituent le activités de Hébergement prolongement de l’acte de production, dans les service conditions définies au II de l’article L151-11.

Artisanat et commerce de Les constructions et les entrepôts notamment de détail stockage du bois, des véhicules et des machines permettant l'exploitation forestière

Restauration

Commerce de gros Les constructions destinées au logement principal,

Activités de services secondaire ou occasionnel des ménages, notamment les où s'effectue maisons individuelles et les immeubles collectifs.

l'accueil d'une clientèle Cette sous-destination recouvre également :

Cinéma

  • les résidences démontables constituant l’habitat

Hôtels permanent de leurs utilisateurs (par exemple les yourtes),

  • les chambres d’hôtes au sens de l’article D324-13 du

Code du tourisme, c’est-à-dire limitées à cinq chambres pour une capacité maximale de 15 personnes

  • les meublés de tourisme dès lors qu’ils ne proposent pas de prestations hôtelières au sens du b) du 4° de l’article

261-D du Code général des impôts, c’est-à-dire au moins trois des prestations suivantes : petit déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture de linge de maison et réception, même non personnalisée, de la clientèle. Les gites sont considérés comme des meublés de tourisme.

Les constructions destinées à l'hébergement dans des résidences ou foyers avec service, notamment les maisons de retraite, les résidences universitaires, les foyers de travailleurs et les résidences autonomie

Les constructions destinées aux activités artisanales de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services, les constructions commerciales avec une surface de vente destinées à la présentation ou à l’exposition de biens et de marchandises proposées à la vente au détail à une clientèle ainsi que les locaux dans lesquels sont exclusivement retirés par les clients les produits stockés commandés par voie télématique

Les constructions destinées à la restauration sur place ou à emporter avec accueil d’une clientèle.

Les constructions destinées à la présentation et la vente de biens pour une clientèle professionnelle

Les constructions destinées à l'accueil d'une clientèle pour la conclusion directe de contrat de vente de services ou de prestation de services notamment médicaux et accessoirement la présentation de biens

Toute construction répondant à la définition d'établissement de spectacles cinématographiques mentionnée à l'article L212-1 du code du cinéma et de l'image animée accueillant une clientèle commerciale

Les constructions destinées à l’accueil de touristes dans des hôtels, c’est-à-dire des établissements commerciaux qui offrent à une clientèle de passage qui, sauf exception, n’y élit pas domicile, des chambres ou des appartements meublés en location, ainsi qu’un certain nombre de services

Equipements Autres Les constructions autres que les hôtels destinées à d'intérêt collectif hébergements accueillir des touristes, notamment les résidences de et services publics touristiques tourisme et les villages de vacances, ainsi que les constructions dans les terrains de camping et dans les

Autres activités Locaux et bureaux parcs résidentiels de loisirs.

des secteurs accueillant du secondaire ou public des Les constructions destinées à assurer une mission de tertiaire administrations service public, dont une partie substantielle est dédiée à publiques et l’accueil du public, notamment les constructions de assimilés l'état, des collectivités territoriales, de leurs groupements

Locaux techniques ainsi que les constructions des autres personnes morales et industriels des investies d'une mission de service public.

administrations publiques et Les constructions des équipements collectifs de nature assimilés technique ou industrielle, notamment les constructions techniques nécessaires au fonctionnement des services

Etablissements publics, les constructions techniques conçues d'enseignement, de spécialement pour le fonctionnement de réseaux ou de santé et d'action services urbains, les constructions industrielles concourant sociale à la production d'énergie

Salles d'art et de Les équipements d'intérêts collectifs destinés à spectacles l'enseignement ainsi que les établissements destinés à la

Equipements sportifs petite enfance, les équipements d'intérêts collectifs hospitaliers, les équipements collectifs accueillant des

Autres équipements services sociaux, d'assistance, d'orientation et autres recevant du public services similaires.

Industrie Les constructions destinées aux activités créatives, artistiques et de spectacle, musées et autres activités

Entrepôt culturelles d'intérêt collectif

Bureau Les équipements d'intérêts collectifs destinées à l'exercice d'une activité sportive, notamment les stades,

Centre de congrès les gymnases ainsi que les piscines ouvertes au public.

et d'exposition

Cuisine dédiée à la Les équipements collectifs destinés à accueillir du public vente en ligne afin de satisfaire un besoin collectif ne répondant à aucune autre sous-destination, notamment les salles polyvalentes et les aires d'accueil des gens du voyage.

Les constructions destinées à l'activité extractive du secteur primaire, les constructions destinées à l'activité industrielle et manufacturière du secteur secondaire ainsi que les constructions destinées aux activités artisanales du secteur de la construction ou de l'industrie, notamment les activités de production, de construction ou de réparation susceptibles de générer des nuisances

Les constructions destinées à la logistique au stockage ou à l’entreposage des biens sans surface de vente, les points permanents de livraison ou de livraison et de retrait d’achats au détail commandés par voie télématique ainsi que les locaux hébergeant les centres de données.

Les constructions fermées au public ou prévoyant un accueil limité du public destinées notamment aux activités de direction, de communication, de gestion des entreprises des secteurs primaires, secondaires et tertiaires et également des administrations publiques et assimilées.

Les constructions destinées à l'événementiel polyvalent, l'organisation de salons et forums à titre payant

Les constructions destinées à la préparation de repas commandés par voie télématique. Ces commandes sont soit livrées au client soit récupérées sur place.

2-2 Dispositions relatives à d’autres modes d’occupation des sols

2-2-1 Campings, caravanes, résidences mobiles de loisirs et habitations légères de loisirs

La pratique du camping et l’aménagement de terrains de campings doivent se conformer aux dispositions des articles R111-31 à R111-35 du Code de l’urbanisme.

Les habitations légères de loisirs, définies comme des constructions démontables ou transportables destinées à une occupation temporaire ou saisonnière à usage de loisirs, doivent se conformer aux dispositions des articles R111-37 à R111-40. Elles peuvent être implantées dans les zones prévues à l’article R111-38. A défaut, elles sont soumises au droit commun des constructions.

Les résidences mobiles de loisirs, définies comme des véhicules terrestres habitables qui sont destinés à une occupation temporaire ou saisonnière à usage de loisirs, qui conservent des moyens de mobilité leur permettant d’être déplacés par traction mais que le code de la route interdit de faire circuler, doivent se conformer aux dispositions des articles R111-41 à R111-46.

Elles ne peuvent être installées que dans les zones prévues à l’article R111-42.

Les caravanes, définies comme des véhicules terrestres habitables destinés à une occupation temporaire ou saisonnière à usage de loisirs, qui conservent en permanence des moyens de mobilité leur permettant de se déplacer par eux-mêmes ou d’être déplacés par traction et que le code de la route n’interdit pas de faire circulaire, doivent se conformer aux dispositions des articles R111-48 à R111-50. Les caravanes peuvent être entreposées, en vue de leur prochaine utilisation, dans les bâtiments et remises et sur le terrain où est implantée la construction constituant la résidence de l’utilisateur.

2-2-2 Résidences démontables constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs

Les résidences démontables constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs se définissent comme des installations sans fondation disposant d’équipements intérieurs ou extérieurs, pouvant être autonomes vis-à-vis des réseaux publics. Elles sont destinées à l’habitation et occupées à titre de résidence principale au moins huit mois par an. Elles doivent être facilement et rapidement démontables.

Elles sont soumises au régime de droit commun des constructions.

2-2-3 Antennes relais de radiotéléphonie mobile

L'implantation des antennes relais de radiotéléphonie mobile sont interdites en zones urbaines et à urbaniser.

Dans les autres zones, elle doit justifier :

  • du respect des conditions de salubrité, de sécurité et de tranquillité publique ;
  • de la sauvegarde du caractère ou de l'intérêt des lieux avoisinants.

Les antennes ne sont pas soumises aux règles de hauteur fixées par le règlement.

2-2-4 Routes, chemins, infrastructures de transport et aménagements liés

En toutes zones, sont autorisés la création et l’aménagement de routes, chemins, pistes cyclables, sentiers pédestres et autres infrastructures de transport terrestre ainsi que les ouvrages et aménagements liés.

Article 3LES PRESCRIPTIONS DU REGLEMENT GRAPHIQUE

En complément du règlement écrit, des règles graphiques spécifiques sont représentées sur les plans de zonage. Les dispositions écrites et graphiques du règlement ont la même valeur juridique.

3-1 La division du territoire en zones

Le territoire couvert par le plan local d’urbanisme est divisé en zones urbaines, zones à urbaniser, zones agricole et zones naturelles et forestières conformément aux articles R151-17 et suivants du Code de l’urbanisme, dont la délimitation figure aux documents graphiques du règlement.

3-1-1 Les zones urbaines (U)

Les 6 autres zones de Murles

Fichiers à télécharger et sources

PLU de Murles, approuvé le 30/04/2026, 6 rubriques pour la zone AGR.

Texte reproduit du règlement déposé au Géoportail de l'urbanisme. Seul le certificat d'urbanisme délivré par la mairie engage la commune sur ces règles.