Intitulé du document : C. PAYSAGE, PATRIMOINE CULTUREL ET ÉCOLOGIQUE À PRÉSERVER
1. Intégration paysagère des constructions#
Pour faciliter l’intégration paysagère des nouvelles constructions ou des travaux effectués sur des constructions existantes (extensions, modifications de façades...), et pour l’application des règles qualitatives, l’avis d’un professionnel extérieur au projet est recommandé : Architecte des Bâtiments de France, PNR VA, CAUE..., en particulier pour démontré que le parti architectural de la construction s’intègre dans son environnement.
2. Patrimoine bâti et paysager#
Tous travaux ayant pour effet de détruire ou de modifier un élément de patrimoine bâti ou paysager identifié dans le règlement graphique en application des articles L151-19, L151-23, R151-41 3° et R151-43 5° du code de l’urbanisme, doivent être précédés d’une déclaration préalable. La démolition d’un de ces mêmes éléments de patrimoine bâti est subordonnée à la délivrance d’un permis de démolir.
Les points de vue identifiés dans le règlement graphique doivent être maintenus.
Éléments de paysage et sites et secteurs à protéger
Les éléments de patrimoine paysager à protéger, à conserver, à restaurer, à mettre en valeur ou à requalifier (articles L151-19 et R.151-41 du code de l’urbanisme) sont :
Paysage d’entrée de bourg
Tous les projets de travaux de modification ou la démolition sont soumis à déclaration préalable.
Aucun projet ne pourra venir dégrader la qualité patrimoniale de l’entrée de bourg. En particulier, les nouvelles constructions ne devront pas altérer la qualité globale du site :
- la vue sur la silhouette du bourg ancien en promontoire doit être préservée ;
- l’espace dégagé autour du lavoir et du fournil doit être maintenu ;
- les constructions éventuelles devront s’implanter au contact ou au plus près du bâti existant, et devront rappeler l’apparence du bâti ancien dans toutes ses dimensions (formes simples, pentes de toit, aspect des façades, des menuiseries et de la toiture) ;
- les arbres existants doivent être préservés.
Bâti ancien et petit patrimoine bâti
Il s’agit de maisons, de granges, de moulins, chapelles, de fours à pain, lavoirs, fontaines, abreuvoirs, ponts, travails, monuments commémoratifs, stèles, oratoires, croix qui présentent des caractéristiques patrimoniales qu’il est souhaitable de conserver ou d’adapter en préservant l’esprit de la construction initiale.
La modification ou la démolition de ces édifices est soumise à déclaration préalable.
Les modifications doivent participer à l’entretien ou l’amélioration de l’élément de patrimoine et du contexte dans lequel il s’inscrit. L’OAP « qualité urbaine et densification douce» précise les principes à respecter.
Les travaux doivent être exécutés suivant les techniques adaptées au traitement des édifices traditionnels et au savoir-faire de leur époque de construction.
Les techniques et matériaux de substitution peuvent être autorisés, à condition qu’ils participent à la qualité et la pérennité des édifices.
Les murs et murets en pierre
Ils doivent être réparés et/ou prolongés en utilisant les mêmes techniques constructives (pierre sèche ou chaux-sable...).
Les haies et alignements d’arbres associés ou non à des murets en pierre
Leur destruction est interdite. Les coupes sélectives d’entretien sont autorisées. La création de passage perpendiculaire à la haie est autorisée dans la limite de 5 m de large et d’un seul accès depuis une voie vers une parcelle et d’un seul accès pour circuler entre deux terrains contigus.
5 m max.
5 m max.
Schéma de principe pour la création de passage dans une haie protégée
L’entretien des haies et alignements d’arbres ne sont pas soumis à déclaration préalable.
Les murs doivent être réparés ou édifiés en utilisant les mêmes matériaux (pierre sèche ou chaux-sable...).
3. Éléments de continuité écologique et trame verte et bleue#
La trame verte et bleue est inscrite aux documents graphiques du présent règlement au titre des articles L151-23 et R151-43 4° du code de l’urbanisme.
Les éléments surfaciques
Il s’agit : des zones humides, des habitats d’intérêt communautaire, des espaces de bocage à conforter.
Tous les travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols susceptibles de modifier le régime hydrologique des zones humides ou le rôle des continuités écologiques sont interdits (drainage, comblement, imperméabilisation, clôtures pleines...) à l’exception de ceux nécessaires à la restauration, l’entretien et la préservation de ces milieux. Les coupes sélectives d’entretien et d’exploitation de la forêt sont autorisées.
Toutes les constructions sont interdites à l’exception de petites constructions démontables et des aménagements destinés à mettre en valeur les espaces agricoles ou naturels ou permettre leur découverte, ainsi que les petites constructions (inférieures à 20 m²) relevant des locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés et les infrastructures de transport.
Les éléments linéaires : haies bocagères et ripisylves à conserver
L’arrachage des haies identifiées est interdit. Les coupes sélectives d’entretien sont autorisées. La création de passage est autorisée dans la limite de 5 m de large et d’un seul accès depuis une voie vers une parcelle et d’un seul accès pour circuler entre deux terrains contigus.
Les haies repérées doivent être conservées ou régénérées. Leur entretien et leur régénération ne sont pas soumis à déclaration préalable.
Le caractère végétalisé des abords des cours d’eau doit être maintenu. Les ripisylves identifiées au plan de zonage sont à conserver dans leur épaisseur et leur linéaire actuel. Leur continuité végétale est à renforcer sur les tronçons dépourvus de végétation. La création de passage limitée à 5 m est autorisée.
Les éléments ponctuels sont des arbres à conserver
Les arbres remarquables repérés au plan de zonage sont à protéger. Leur abattage n’est autorisé que s’il est démontré qu’ils présentent une menace de sécurité pour les personnes ou les biens. Il s’agit du tilleul de Sully. Leur taille douce d’entretien n’est pas soumise à déclaration préalable.
Les constructions nouvelles et les travaux sur constructions existantes doivent, par leur traitement architectural ou paysager, être cohérents avec le contexte des lieux environnants et ne doivent pas y porter atteinte.
Pour les éléments de patrimoine bâti ou paysager repérés dans le règlement graphique comme protégés pour des motifs d’ordre culturel, historique ou architectural, des règles complémentaires s’appliquent, elles sont décrites dans les prescriptions graphiques se superposant aux zones du présent règlement page 8.
PLU d’Olby (63) Règlement écrit - Zone N
Les panneaux solaires sont encouragés et doivent faire l’objet d’une intégration architecturale soignée : les structures d’encadrement doivent être de la même couleur que les panneaux ; l’agencement doit être régulier sur la toiture et parallèle au pan.
1. Implantations et caractéristiques architecturales#
Pour les maisons d’habitation
Les toitures
Si la construction est surélevée, la pente de toit devra être au moins aussi forte que la pente actuelle, à moins que le parti pris architectural démontre une composition contemporaine qui s’intègre dans l’environnement naturel de la construction.
Les toitures doivent préférentiellement être en ardoise, en lauze ou en tuile d’aspect plat couleur ardoisée. La tuile sera de préférence en terre cuite.
Les toitures en bois sont autorisées et celles végétalisées si la profondeur de substrat est au moins de 20 cm.
Les couvertures en tôle ne sont autorisées que :
- temporairement pour protéger un bâtiment en péril ;
- ou si elles s’inscrivent dans un projet contemporain en harmonie avec l’environnement qui l’entoure.
Si elles sont dans d’autres matériaux, elles doivent impérativement être de couleur ardoisée, et l’aspect brillant ou granuleux est interdit.
Les toitures ondulées sont interdites.
Exemples de panneaux solaires bien intégrés en toiture
Les façades
Lorsque les façades sont maçonnées, leurs teintes doivent être choisies dans les mêmes tons que celles des bâtiments de leur environnement proche, ou prises dans un gradient allant du beige au gris comme indiqué dans le nuancier détaillé dans la partie « Prescriptions graphiques se superposant aux zones ». Les enduits seront talochés, lissés à la truelle ou brossés ou projetés. Les coups de truelle ou effets de coquilles sont interdits.
Les façades en bois doivent être non vernies. Elles peuvent être laissées brutes ou traitées comme indiqué dans le nuancier détaillé dans la partie « Prescriptions graphiques se superposant aux zones ».
Les bardages métalliques sont autorisés aux conditions cumulées suivantes :
- d’être plan, ou à petites nervures ou à joint debout ;
- de teinte sombre (ou d’aspect zinc naturel).
Lorsqu’elles sont dans d’autres matériaux :
- les aspects lisse, brossé ou brillant sont interdits,
- la teinte doit être prise dans les RAL 7022 (gris terre ombre), 7030 (gris pierre) ou 7039 (gris quartz),
- les lames ne doivent pas excéder 80 mm de largeur utile,
- la pose doit être verticale et à claire-voie.
L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings et autres...) est interdit.
PLU d’Olby (63) Règlement écrit - Zone N
Les menuiseries
Les menuiseries doivent être cohérentes sur l’ensemble de la façade : volets, fenêtres, portes seront de même teinte. Un camaïeu avec une teinte plus foncée que les volets et les fenêtres est toléré pour la porte d’entrée et la porte de garage.
Les teintes des menuiseries doivent être prises dans celles du nuancier détaillé dans la partie « Prescriptions graphiques se superposant aux zones ». Le blanc pur n’est autorisé que pour les menuiseries en bois.
Lors d’un remplacement partiel des menuiseries sur l’existant, il est toléré un remplacement à l’identique, ou une apparence différente si les menuiseries changées sont en bois ou en métal.
L’aspect lisse et réfléchissant ou brillant est interdit.
Les éléments techniques
Les éléments techniques tels que souches de cheminées, matériels de ventilation et de climatisation, caissons de volets roulants, coffrets techniques, etc. doivent faire l’objet d’une intégration soignée. Les caissons de volets roulants seront soit installés dans le mur, soit installés sous le linteau sans dépasser la façade et masqués par un élément de décor. Les caissons de volets solaires pourront être visibles si leur teinte est sombre.
Principes de poses des volets roulants
En plus pour le bâti ancien et le bâti reprenant les techniques anciennes
Tous travaux sur des constructions traditionnelles ne doivent en aucun cas modifier la configuration générale de celles-ci.
Les toitures
La réfection des toitures doit être réalisée suivant les dimensions, la forme et l’aspect des matériaux anciens : ardoise rectangulaire ou en ogive, lauze, tuile à emboîtement (romane, plate à côte centrale, plate losangée).
Pour les extensions et les annexes
Pour les extensions et les annexes accolées au bâtiment principal, des rappels de matières, de lignes, de volumes ou de pentes de toit devront être créés.