Rubrique UG 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : A. DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGE DES SOLS ET NATURE D’ACTIVITÉ
1. Constructions, activités, usages et affectations des sols interdits
Dans tous les secteurs de la zone UG, sont interdites les occupations et utilisations du sol destinées :
- aux activités susceptibles de générer des nuisances incompatibles avec un voisinage résidentiel (activités bruyantes, activités dangereuses...) ;
- aux autres hébergements touristiques ;
- aux entrepôts ;
- aux dépôts de ferrailles, de matériaux, de déchets ainsi que les dépôts de véhicules désaffectés ou de tous les matériaux susceptibles de générer des nuisances environnementales ou de dégrader la qualité du paysage.
Dans le secteur UGj, toutes les occupations et utilisations du sol sont interdites à l’exception des serres de cultures, des cabanes de jardin et accessoires (citernes d’eau…).
2. Constructions, activités, usages et affectations des sols autorisés sous conditions
Dans tous les secteurs de la zone UG
Sont autorisées à condition de ne pas créer de nuisance pour les populations et de ne pas compromettre l’usage vivrier du secteur, les occupations et utilisations du sol destinées aux locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés.
Dans tous les secteurs de la zone UG sauf UGj
Les constructions agricoles sont autorisées à condition ne pas générer des nuisances incompatibles avec un voisinage résidentiel (activités bruyantes, odeurs...) et que leur surface de plancher n’excède pas 400 m².
Sont autorisées à condition de ne pas générer des nuisances incompatibles avec un voisinage résidentiel (activités bruyantes, activités dangereuses...), les occupations et utilisations du sol destinées :
- aux exploitations forestières ;
- aux industries.
En secteurs UG1 et UG2 uniquement
Pour les activités en exploitation à la date d’approbation du PLU, seules les extensions mesurées n’excédant pas 30% de la surface de plancher existante sont autorisées pour :
- le commerce de détail et l’artisanat ;
- les activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle.
Les constructions et changements de destination visant la création de nouvelles activités de ce type ne sont pas autorisées.
En secteurs UG1c et UG2c uniquement
Les nouvelles constructions à vocation d’artisanat et de commerce de détail, les activités de service où s’effectue l’accueil d’une clientèle, et les locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés, ne sont autorisées qu’en secteurs UG1c et UG2c et à condition que leur surface de plancher n’excède pas 400 m².
3. Diversité commerciale à protéger
Les façades commerciales à protéger sont repérées dans le document graphique.
Les vitrines commerciales en rez-de-chaussée doivent être conservées : leur transformation en logement est interdite.
La création d’accès individualisé pour accéder aux étages est autorisée.
Le changement de destination pour une activité de bureau est autorisée dans la mesure où la vitrine est conservée. Tout changement de destination est, à minima, soumis à déclaration préalable.
Espaces de stockage, citernes (gaz, hydrocarbures...) et autres silos devront être masqués par une végétation d’essences locales majoritairement marcescentes, ou par un bardage à claire-voie.
En plus pour le bâti ancien et le bâti reprenant les techniques anciennes
Caractéristiques architecturales
Tous travaux sur des constructions traditionnelles ne doivent en aucun cas modifier la configuration générale de celles-ci. Les toitures
La réfection des toitures doit être réalisée suivant les dimensions, la forme et l’aspect des matériaux anciens : ardoise rectangulaire ou en ogive, lauze, tuile canal, tuile à emboîtement (romane, plate à côte centrale, plate losangée). Les pentes doivent être maintenues. Les toitures anciennes en tuile canal peuvent donc être reconduite.
En plus pour le bâti récent et le bâti neuf
Adaptation au terrain
Les constructions doivent respecter la pente naturelle du terrain et s’adapter à sa configuration : les remblais et déblais ne pourront excéder 1 m de hauteur et seront traités en terrasses. La gestion des niveaux d’implantation des constructions par rapport au terrain naturel doit être étudiée au plus près de celui-ci afin de bien maîtriser l’intégration et l’impact sur l’écoulement des eaux pluviales.
L’objectif étant de conserver le tissu urbain en « tas », caractéristique de la commune tel que décrit dans l’état des lieux-diagnostic, les constructions principales doivent être implantées :
- au contact avec le domaine public sur au moins un point d’ancrage (façade, angle d’un bâti, escalier d’accès...) ;
- des orientations variées par rapport à la rue, aux axes cardinaux ou aux lignes des pentes sont encouragées pour s’inscrire dans l’organisation actuelle du tissu ancien.
Cette règle ne s’applique pas aux établissements d’enseignement, de santé et d’action sociale, aux salles d’art et de spectacles et aux équipements sportifs.
Pente forte supérieure à 6%
Les terrasses offrent un vrai usage sur un sol horizontal, entretien facile, gestion des eaux de ruissellement
Terrasses : égalité volumétrique des déblais et des remblais et terrasse parallèle aux courbes de niveaux (donc perpendiculaire à la ligne de plus grande pente)
Ligne de plus grande pente
Déblais
Remblais
Courbes de niveau
Source : UDAP 69 19
Dispositions particulières
Les constructions peuvent exceptionnellement être implantées différemment :
- à condition que cette implantation s’intègre mieux dans le paysage que les règles qui s’imposent ;
- ou pour bénéficier de meilleures conditions bioclimatiques à condition d’être en harmonie avec les alentours ;
- ou en raison d’une impossibilité technique à condition d’être en harmonie avec les alentours.
Une implantation différente pourra être imposée :
- pour respecter les principes d’une OAP ;
- ou pour préserver un muret en pierre, un talus, une haie, un fossé, un espace vert remarquable, un arbre ou un élément du patrimoine bâti ;
- ou pour des motifs de sécurité ;
- ou pour respecter une autre règlementation ;
- ou pour anticiper une densification future.
Lorsqu’un retrait est présent entre la construction et l’espace public, l’espace non bâti doit participer à l’agrément et à l’aération de l’espace public, notamment par l’apport de végétation : au moins 50% de la surface au sol doit être végétalisée.
Caractéristiques architecturales
Toute nouvelle construction doit s’inspirer des constructions existantes du secteur.
Les toitures
La pente de toiture doit être au minimum de 70% (35°) et comprendre 2 pans.
Des toitures à 4 pans sont autorisées lorsque les murs pignonset gouttereaux sont de largeur proche (ratio de l’ordre de 4/5).
Les débords de toit, lorsqu’ils sont prévus, doivent être faibles (350 cm maximum). Ils peuvent être plus importants lorsqu’ils ont une fonction de pare-soleil.
Proportion du faîtage des toitures à 4 pans
Les toitures qui s’appuient sur un mur peuvent être à un pan et présenter une pente un peu moins forte (jusqu’à 45% - 24°).
Les toitures métalliques sont autorisées sur les constructions d’expression contemporaine si leur bonne intégration dans leur environnement est démontrée.
Façades Les fenêtres seront majoritairement plus hautes que larges (y compris les fenêtres de toit), et les linteaux alignés. L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings et autres...) est interdit.
Principe de forme et d’agencement des ouvertures pour les maisons d’habitation (Source : PNR des volcans d’Auvergne)
En plus pour les extensions et les annexes Hauteur Les extensions par adjonction latérale ne peuvent pas excéder la hauteur de la construction principale, sauf si l’accroche au bâtiment principal est finement travaillé : rappels de motifs de toiture, d’ouverture, de façade ; travail sur les ligne..., ou s’inscrit à l’appui d’un pignon à 2 pans de toiture et que le faîtage est dans le même sens. La hauteur des annexes ne peut excéder la hauteur du bâtiment principal.
Exemple d’extension latérale plus haute que la construction principale avec une accroche au bâtiment existant réussie :
rappel de toiture et de façade (source : Batiplan)
Exemple d’extension latérale plus haute que la construction principale avec une accroche au bâtiment existant réussie : travail sur les lignes (source : Safran-constructionbois) masqués par une végétation d’essences locales majoritairement marcescentes, ou par un bardage à claire-voie.
En plus pour le bâti ancien et le bâti reprenant les techniques anciennes
Caractéristiques architecturales
Les toitures
La réfection des toitures doit être réalisée suivant les dimensions, la forme et l’aspect des matériaux anciens : ardoise rectangulaire ou en ogive, lauze, tuile à emboîtement (romane, plate à côte centrale, plate losangée). Les pentes doivent être maintenues. Les toitures anciennes en tuile canal peuvent être reconduites. Les façades
Les enduits et les joints devront être mis en oeuvre après décroutage de l’enduit existant. Ils devront être respirants pour permettre les échanges hydriques entre l’extérieur et l’intérieur.
En plus pour le bâti récent et le bâti neuf
Volumes Les volumes doivent être de formes simples, globalement quadrangulaires. Des variations peuvent être autorisées pour s’adapter aux pentes ou aux voiries existantes : volumes en décroché pour s’adapter à la pente, à un angle ou une courbure de la voie de desserte ; ou dans le cadre d’un projet d’expression contemporaine.
Principes d’adaptation à la pente
Pente douce jusqu’à 6%
Pente forte supérieure à 6%
Régalage de la terre en pente douce
Pas de talus ni d’enrochement
Exemples de volumes autorisés
Exemples de volumes interdits
Exemple d’extension plus haute que la construction principale : accroche au bâtiment réussie par un travail sur les lignes (source : Safran-constructionbois)