RAPPEL DU PRINCIPE GENERAL Le permis de construire peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions et installations, par leur situation, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. Les projets de restauration, de construction et d’extension doivent s’inspirer de la Charte architecturale et paysagère de la ville, annexée au PLU.
UA11.2 – Cas general#
a) Dispositions générales
L’aspect esthétique des constructions nouvelles ainsi que les adjonctions ou modifications de constructions existantes doivent être étudiés de manière à assurer leur parfaite intégration dans le paysage urbain. Les constructions nouvelles doivent tenir compte du contexte : elles doivent avoir, par leurs dimensions, leur volumétrie, la mise en œuvre et l’aspect des matériaux, le choix des teintes, un aspect compatible avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, afin de préserver l’intérêt de la zone. Concernant l’habitat, les extensions et constructions nouvelles doivent s’inspirer des caractéristiques de l’architecture traditionnelle locale (implantation, volumétrie et expression architecturale), tout en permettant l'expression d'une architecture contemporaine. Une architecture contemporaine, en rupture avec l’architecture traditionnelle par les techniques constructives, les matériaux, les principes de composition, peut être autorisée. Toutefois, cette position de rupture exige une grande rigueur de conception. Elle ne signifie pas l’ignorance du contexte : les projets devront justifier de sa prise en considération et de leur capacité à s’inscrire dans une ambiance urbaine existante sans la détruire. Les constructions ne doivent pas faire référence à des architectures typiques d’autres régions (mas provençal…). Sont proscrits :
> les matériaux d’aspect précaire, > l’emploi à nu de matériaux destinés à être enduits ou parés d’un revêtement, > les mises en œuvre en contradiction manifeste avec les règles de l’art de construire.
b) Volumétrie
Les constructions doivent présenter une harmonie des volumes et des matériaux et être soigneusement implantées selon les caractéristiques des terrains et du bâti existant alentour.
c) Façades
Les teintes des enduits doivent être claires et proches de celles de l’habitat traditionnel local. Les constructions en maçonnerie ou moellons enduits doivent conserver leur aspect. Les façades vues du domaine public doivent être réalisées sur le principe d’ordonnancement et de composition verticale. Sur ces façades, les baies doivent être plus hautes que larges.
Lorsqu’ils existent, les éléments bâtis et détails de modénatures (bow-windows, corniches, encadrements, …) d’intérêt doivent être conservés. Les ouvertures nouvelles et modifications de façades doivent respecter les principes qualitatifs de composition et de dessin des façades et menuiseries existantes.
d) Toitures
Pour les constructions existantes : La rénovation ou l'extension des toitures doit être réalisée dans le respect de la couverture existante, tant pour la nature des matériaux que pour le débord de toit. Pour les extensions, les toitures-terrasses sont autorisées si elles permettent d’intégrer l’extension à l’existant. De même, l'utilisation d'autres matériaux de couverture (zinc, cuivre, verrière…) peut être autorisée si celle-ci est cohérente avec l'architecture du bâtiment et si elle ne porte pas atteinte à la qualité des lieux avoisinants. Pour les nouvelles constructions : Si la toiture est en pente, la couverture sera en tuiles creuses, ou plates, de teinte naturelle claire ; en ardoise, en zinc, cuivre ou en bac acier. Les toitures terrasses, végétalisées ou non, sont également admises. La pente de la toiture sera définie par la nature des matériaux de couverture. Pour toutes constructions : Pour les toitures visibles depuis l’espace public, seules les surfaces vitrées de faibles dimensions et alignées dans le plan strict de la toiture sont autorisées. Les vérandas et puits de jour sont autorisés sous réserve d’une bonne insertion architecturale. Les tuiles vernissées de couleur et les tuiles noires sont interdites.
e) Equipements
L’utilisation de capteurs solaires, pompes à chaleur et toute installation liée aux énergies renouvelables est autorisée sous réserve d’une bonne insertion architecturale ne compromettant pas l’identité du bâtiment. Les climatiseurs et les paraboles ne doivent pas être visibles du domaine public, ni être installés sur une ouverture, sauf impossibilité technique.
f) Clôtures
Sauf problème ponctuel lié à l’étroitesse de la rue ou de sécurité, et sauf dans le secteur UAh, les clôtures doivent être construites à l’alignement de la voie, sans effet de retrait. Les murs devant être enduits le sont sur les deux faces. Les clôtures sur voies publiques ou privées ne peuvent excéder 1,80 mètre de hauteur. Elles doivent être constituées d’un mur bahut d’une hauteur maximale de 0,80 mètre, surmonté d’un barreaudage vertical. Dans le secteur UAh sont également autorisées les clôtures végétalisées accompagnées ou non d'un grillage. Les murs pleins sont interdits. Les portails doivent être droits et ne peuvent excéder 1,80 mètre de hauteur. La hauteur maximale de la clôture en limites séparatives ne devra pas excéder 2,00 mètres. Les murs de clôture existants en maçonnerie enduite et traditionnelle (pierre apparente) doivent être conservés. Dans le cas de murs enduits, la mise à nu des moellons est interdite. La reprise, la surélévation ou le prolongement de murs existants doit utiliser les matériaux d’origine ou des matériaux ayant un aspect similaire à ceux employés initialement.
Dans les secteurs soumis au risque de submersion marine, les clôtures devront préserver le libre écoulement des eaux par des dispositifs constructifs assurant une transparence hydraulique suffisante.
UA11.3 – PATRIMOINE BATI ET PAYSAGER A CONSERVER, A RESTAURER ET A METTRE EN VALEUR Des constructions, quartiers et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d’ordre culturel, historique ou architectural, ainsi que des éléments de paysage (arbres, haies) à protéger ou à créer pour des motifs paysagers ou environnementaux, sont repérés sur les documents graphiques du Règlement.
a) Patrimoine architectural et urbain
Selon les cas de figure, les travaux de restauration, de réhabilitation, les changements de destination, les extensions des éléments repérés aux documents graphiques sont autorisés sous réserve de préserver et, le cas échéant, mettre en valeur dans le cadre de tous projets :
> les bâtiments principaux identifiés, > les éléments de décor et d'apparat qui accompagnent le ou les bâtiments, > les éléments historiquement associés à la propriété et qui présentent un intérêt patrimonial, architectural ou historique (portail, piliers, clôtures, puits…).
Sont proscrits : > les matériaux d’aspect précaire, > les mises en œuvre en contradiction manifeste avec les règles de l’art de construire.
En cas de projet de réhabilitation, le projet doit : > respecter la volumétrie originelle du bâtiment et de ses éléments (hauteur de façades, pente de toiture, hauteur et typologie des clôtures, …) ; ˃ préserver la composition et l'ordonnancement général des ouvertures en façade des constructions (portes, fenêtres, …) ; > mettre en œuvre des matériaux identiques ou en harmonie avec ceux d'origine ; > préserver ou reconstruire à l’identique les éléments d’intérêt architectural (balcons, bowwindows, verrières, marquises, éléments de ferronnerie, ornements…) ; > maintenir les éléments constitutifs des baies et menuiseries et s’en inspirer dans le cadre de nouveaux percements (découpage du vitrage, présence de petits bois, etc.).
En cas de projet d'extension ou de changement de destination : > L’aspect extérieur du bâtiment d’origine doit être préservé ; > Les adjonctions de constructions ou d'installations en façade ne doivent pas nuire à la qualité des vues sur l'élément protégé, notamment depuis les voies et emprises publiques ; > Les restaurations, agrandissements ou surélévations sont autorisées uniquement s’ils ne dénaturent pas le bâtiment existant. La composition d’ensemble et le caractère architectural de la construction d’origine doivent être préservés, notamment en ce qui concerne les volumes, les rythmes de façades, les toitures, les matériaux et leur mise en œuvre, etc. L’unité d’aspect de la construction doit être recherchée.
> Les ouvertures (portes, fenêtres, …) doivent s'intégrer à la composition d'ensemble des façades existantes, et, dans le cadre de création de nouvelles ouvertures, reprendre un modèle d’ouverture et de volet déjà existant sur la façade ou les autres façades ; > Les travaux mettant en œuvre des techniques et des matériaux d'aspect contemporain et/ou non prévus dans la construction d'origine (baies vitrées, bois, métal, …) peuvent être admis sous réserve d’une bonne intégration architecturale ; > Les éventuelles nouvelles clôtures et éléments associés (portail, piliers, …) doivent s'inspirer des clôtures existantes d'intérêt architectural, par leur aspect extérieur et leur hauteur.
Dans tous les cas, concernant les espaces extérieurs : Les arbres existants doivent être conservés dans la mesure du possible. Les essences traditionnelles (pins, chênes) seront privilégiées. Les jardins entre les clôtures et les constructions doivent être largement plantés. D’une manière générale, on limitera au maximum les revêtements imperméables sur rue comme en limites séparatives. En cas de division des villas en appartements, on s’attachera à ne pas fractionner les jardins, ni à les revêtir pour en faire des stationnements imperméables.
b) Patrimoine végétal
L’abattage des arbres identifiés est proscrit, excepté pour renouvellement sanitaire. Tout arbre abattu doit être remplacé par une essence locale de caractéristiques similaires.