Rubrique UV 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : Usage des sols et destination des constructions
Article UV-1 Destinations, sous-destinations, usages et affectations des sols interdites
Toutes les constructions, aménagements et installations, à l'exception de ceux visés à l'article UV-2 et dans la définition du caractère de la zone UV. Aussi, sont interdits :
� Les exploitations agricoles et forestières.
� Les secteurs secondaires.
� Les entrepôts.
� Le commerce de gros.
� Les hébergements touristiques de plein air.
� Les autres activités des secteurs primaires et seciondaires.
� Les installations classées.
� Les pièces à vivre en sous-sol sont interdites pour des raisons sanitaires.
� Les affouillements dans le sous-sol et les activités d’extraction.
� Le changement de destination des bâtiments et autres utilisations des sols que celles d’origine.
Sur les secteurs impactés par l’aléa « fort » risque incendie de forêt, toute construction à usage d’habitation est interdite.
Sur les secteurs impactés par le risque inondation « UVi » et « UVh », toute construction est interdite.
Article UV-2 Destinations, sous-destinations, usages et affectations des sols soumises à des conditions particulières
De manière générale et dans toute la zone :
1. Sont admis les améliorations de l’environnement, la sauvegarde des équilibres naturels, la protection des sols ou la remise en bon état des continuités écologiques.
2. Les constructions, aménagements et installations doivent être compatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation (secteurs de Lecci – Pont de l’Osu –
Suariccia - Arciquadra).
3. Les constructions nouvelles de logements sont soumises à une obligation d’usage au titre de résidence principale (loi Le Meur du 19 novembre 2024).
Dans la zone UV, sauf en « UVi » et « UVh », sont autorisées les occupations et utilisations des sols définies dans le caractère de la zone UV et notamment :
1. Les travaux confortatifs des constructions existantes.
2. Sauf dans le cas de constructions qu'il n'est pas souhaitable de maintenir par leur situation, leur nature, ou porte atteinte aux prescriptions architecturales du bâti ancien avoisinant ou les contraintes qu'elles produisent sur la zone, est admise la reconstruction d'un bâtiment après sinistre de même surface sous réserve :
� Que la construction d'origine ait été édifiée régulièrement.
� Que la construction se fasse à l'identique.
3. Les piscines sous réserve qu’elles soient implantées à moins de 3m. de la construction.
4. Les abris de jardins et garages suivant les mêmes caractéristiques que la construction principale et à moins de 10m. de la construction principale.
5. Les extensions des constructions existantes dans la limite totale de 250m² d'emprise au sol et en respectant les mêmes orientations que la toiture et le bâtiment principal. Les dépendances seront accolées au volume principal.
6. Les constructions d'habitation et notamment les logements et hébergements sous forme de maisons de village mitoyennes et/ou de logements collectifs et sous réserve qu’elles soient regroupées en un seul bâtiment ou mitoyens.
Concernant les habitations, densité minimale de 15 logements à l’hectare.
7. Les équipements d’intérêt collectif et services publics dès lors qu'ils ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces bâtis environnant et des paysages et produisent peu de nuisances sonores, lumineuses et visuelles.
8. Sont autorisés sous réserve d'être compatible avec la vocation résidentielle de la zone, d'être intégrés dans le site et sans causer de nuisances :
� Les activités de services.
� Les commerces de détail.
� L’artisanat.
� Les hôtels.
� Les autres hébergements touristiques, excepté les hébergements touristiques de plein air et les résidences secondaires.
Sur les secteurs où l’aléa risque incendie de forêt est « moyen-fort » la constructibilité des bâtiments à usage d’habitation sera autorisée sous réserve :
� D’être implanté à au moins 100m. d’une voirie aux normes DFCI (largeur de 4,5m. et avec une pente inférieure à 15%).
� D’être situé moins de 200m. d’une borne incendie aux normes DFCI (conforme au règlement départemental de la défense extérieure contre l’incendie), ou un point d’eau d’une capacité de 60m3 et accessible aux véhicules de secours.
� Les matériaux utilisés par les constructions doivent pouvoir résister à un incendie.
� Les haies vives d’ornement seront strictement proscrites.
Isolement acoustiques des infrastructures terrestres – RT10
Les bâtiments d’habitation, les bâtiments d’enseignement, les bâtiments de santé, de soins et d’action sociale ainsi que les bâtiments d’hébergement à caractère touristique, à construire dans les secteurs affectés par le bruit mentionnées, doivent présenter un isolement acoustique minimum contre les bruits extérieurs, conformément aux décrets n°95-20 et 95-21 du 9 janvier 1995 et à leur arrêtés d’application.
Pour Les infrastructures routières concernées (RT10).
Les niveaux sonores que les constructeurs sont tenus de prendre en compte pour la détermination de l’isolation acoustique des bâtiments à construire et inclus dans les secteurs affectés par le bruit sont les suivants :
Niveau 3 – largeur du secteur affecté : 100m. de l’emprise de la voierie.
Totalité de la RT10 sur Lecci excepté la ZA du pont de l’Osu.
Niveau sonore au pont de référence en période diurne de 73 dB(A).
Niveau 4 – largeur du secteur affecté : 30m. de l’emprise de la voirie.
ZA du pont de l’Osu.
Niveau sonore au pont de référence en période diurne de 68 dB(A).
notamment les colonnes décoratives, les tropéziennes et tout autre élément architectural anachronique ou étranger à l’architecture corse.
5.2 Restauration
La restauration de bâtiments anciens devra respecter le caractère des bâtiments existants.
Qu’il s’agisse de transformation de façade, d’agrandissement, de surélévation ou de modification des combles, les volumes, les matériaux, les proportions des formes et les rythmes des percements devront être respectés. Les détails (linteaux, corniches, …) devront être détaillés dans le projet. Les percements existants devront être maintenus sans aucune modification et seuls seront autorisés les nouveaux percements strictement nécessaires à la bonne économie du projet.
De légères modifications pourront être apportées à ces règles afin de ne pas entraver la réalisation du projet de restauration faisant appel à des techniques architecturales créatives qui respecteront l’esprit des dispositions visées ci-dessous.
5.3 Constructions nouvelles
Tout projet de constructions ou d'ensemble de constructions doit faire l'objet d'une composition architecturale qui prend en compte les caractéristiques du terrain d'implantation.
5.4 Extensions de bâtiments et adjonctions
Elles doivent respecter les caractéristiques de la construction principale dans les volumes, les matériaux, les couleurs.
Sont interdits pour des raisons architecturales et paysagères qu'il est nécessaire de préserver
� Poternes.
� Les fermetures de loggias et de balcons.
5.4 Matériaux
Les matériaux apparents en façade doivent garantir un traitement des murs et façades acceptable pour le patrimoine et le paysage bâti du village et des hameaux. De manière générale, les ensembles de matériaux devront présenter un aspect fini. Le choix des matériaux ne doit pas porter atteinte à la qualité de l'environnement bâti et au paysage.
Seront privilégiés les matériaux qui s'insèrent dans le site : la pierre de granite type local à dominante beige, les enduits à la chaux mélangés avec du sable de la carrière.
Dans le cadre de travaux de restauration-rénovation-extension, doivent être utilisés les matériaux identiques ou similaires à ceux de la construction d'origine.
Sont interdits :
� Les tôles, les plaques en PVC et assimilées dont les bardages métalliques
� Les supports d’enduits à nu (parpaings, briques, panneaux de béton…).
� Les volets et volets roulants en PVC dans les zones d’aléas feu de forêt moyen.
� Le bois nu. Un enduit projeté lissé et teinté dans la masse est obligatoire pour toutes constructions qui ne seront pas en pierres apparentes.
5.5 Les colorations
Les teintes doivent s'apparenter à la teinte générale du lieu, du groupement de constructions, du quartier, des teintes des constructions avoisinantes. Elles doivent se fondre au mieux avec les tons et les teintes du site d'implantation.
Les toitures en tuiles de terre cuite rouge.
Sont strictement interdits :
� Les couleurs vives, le blanc, le rose, le jaune, le vert, le bleu sur les façades.
� Les tuiles grises, jaunes ou noires.
� Les tons métalliques ou d'aspect brillant pour les toitures.
Palette des couleurs locales et de leur environnement naturel pour les façades
Palette pour les enduits Palette des enduits
Les teintes d’enduis doivent être adaptés et en accord avec la teinte de la couleur de la terre
du terrain concerné ou de la pierre-roche en
place.
Palette des couleurs types pour les menuiseries
Palette des menuiseries Palette des menuiseries
� Verts amande, vert de gris.
� Gris arsenal clair ou foncé.
� Bois naturel lasuré.
� Bleu clair.
5.6 Les façades
Les façades doivent être ordonnées, notamment par le rythme et les proportions de leurs ouvertures pour tenir compte du caractère dominant du bâti environnant.
De manière générale, sont interdits :
� Les bardages en tôle s'ils peuvent être vus depuis les voies et emprises publiques ou depuis les fonds voisins.
� Le PVC dans les zones d’aléa feux de forêt moyen.
� Les cheminées en saillie.
� Les tabliers de portes et de fenêtres.
5.7 Les ouvertures & fermetures, percements
Identiques sur l'ensemble de la construction.
La composition des percements imposera la symétrie et la régularité dans la disposition des ouvertures.
Dans les zones d’aléa feux de forêt moyen les volets en bois doivent être pleins et d’une épaisseur > à 25mm.
Restauration – rénovation- extension
Le type doit être homogène et adapté à la construction d'origine ainsi qu'aux extensions.
5.8 Toitures
Toits 2 pans.
Toits 4 pans si emprise du bâtiment formant un seul volume supérieur à 150m².
Toits à 1 pan autorisés pour les constructions annexes et les constructions, partie de constructions ou décrochements < à 30m² d’emprise au sol.
Tuiles canal, romanes ou mécaniques tons rosé à beige.
Degré d’inclinaison des toits compris entre 20 et 30% de pente.
Débordement du toit obligatoire d’au moins 30cm vis-à-vis de l’acrotère.
Il ne doit pas y avoir de partie combustible à la jonction entre la toiture et les murs.
Toit mono pan inversé ou double pan inversé pour les constructions bioclimatiques.
Les toits terrasse sont autorisés.
Toits terrasse végétalisés (les végétaux inflammables type plantes aromatiques étant proscrits) ou de gravier roulé en pierres locales de granit concassé ou couverts de dalles en terre cuites avec pergolas en bois, elles-mêmes végétalisées sur toit accessible au public.
Toute les précautions seront prises en compte afin d’assurer la sécurité de cette cinquième façade en cas de fréquentation par le public.
Les volumes secondaires peuvent être réalisés en toitures terrasses.
Toits terrasse obligatoirement végétalisés (les végétaux inflammables type plantes aromatiques étant proscrits).
Bâti existant - extension - rénovation – rehaussement :
� Maintien des caractéristiques d'origine.
� En cas d'extension adossée, même pente que la toiture principale ou un pan.
5.9 Les clôtures
Les dossiers de permis de construire ou de déclaration des travaux devront être explicites en matière de clôture quant à la nature des matériaux, et des caractéristiques générales incluant également le portail et les piliers.
Les clôtures et les haies vives seront aménagées afin de ne pas constituer un obstacle aux déplacements de la faune et au libre écoulement des eaux pluviales.
Des principes à retenir
Non oui
� Les panneaux rigides ou en PVC.
� Les niches incorporées dans l'ouvrage.
� Les claustras, les tubes, les barbelés.
� Le couronnement de murs par des tuiles, pierres plates.
� Les balustres.
� Les poternes.
� Les canisses et toiles synthétiques.
� Les clôtures et portails avec des fioritures.
� Les murs bahut de clôtures supérieurs à 60cm.
� Les clôtures opaques.
5.10 Enseignes et panneaux publicitaires
Les panneaux publicitaires sont interdits.
Seules les enseignes liées à un commerce ou à un hébergement touristique et situées au niveau du rez-de-chaussée dudit bâtiment sont autorisées et sous réserve qu'elles ne dépassent pas 15% de la surface de la façade occupée par ledit commerce. Elles doivent rester discrètes, d'un choix de lettres et de couleurs qui ne portent pas atteinte au bâtiment et à son voisinage.
Le PVC est interdit.
5.11 Energie renouvelable
Les éléments producteurs d'énergie doivent être intégrés dans les volumes architecturaux et ne pas dépasser les hauteurs fixées dans le présent article ou être installés sur la parcelle sans porter atteinte à la qualité environnementale, architecturale et paysagère du site.
La pose disséminée des panneaux photovoltaïques est interdite au profit de bandes.
Les constructions nouvelles accueillant des logements collectifs et/ou des logements locatifs, des hébergements touristiques devront obligatoirement prévoir des chauffe-eau solaires et/ou la pose sur au-moins 30% de la surface du toit de panneaux photovoltaïques.
Les panneaux photovoltaïques, le chauffage solaire, Les réacteurs de biomasse, les systèmes géothermiques, les pompes à chaleurs, ne doivent en aucun cas entrer en conflit avec les enjeux paysagers et patrimoniaux de la zone UA des villages et quartiers anciens de Nevatoli, de Torraccia, et de Lecci.
Les pompes à chaleurs et climatiseurs sont interdits en façade principale visibles de la voirie.
Les dispositifs d’isolation extérieurs devront obligatoirement être habillés par un parement en pierre locale de granit beige ou en enduis projeté, lissé, teinté dans la masse avec du tuf local suivant les couleurs prescrites dans les articles précédents.
5.12 Antennes et paraboles
Pour des raisons esthétiques et paysagères, les antennes et les paraboles doivent être les plus discrètes possibles dans la vision d'ensemble du quartier.
5.13 Réservoirs à combustible
Pour des raisons écologique, paysagère et de transition écologique, les réservoirs à combustibles sont interdits.
5.14 Réservoirs – récupération des eaux pluviales
Chaque construction nouvelle devra prévoir un réservoir enterré d’une capacité minimale de 20m3 en vue de la récupération des eaux pluviales pour l’arrosage des espaces libres de plantations.
Pour les hôtels et logements collectifs cette capacité minimale sera montée à 50m3.
Les récupérateurs d’eaux de pluies seront enterrés ou dissimulés par une haie vive ou un parement en pierre locale de granité beige.
5.15 Eléments divers
Aucun élément technique n’est autorisé en saillie des façades.
Les coffrets, compteurs, boîtes aux lettres et autres dispositifs liés à la desserte par les réseaux doivent être dissimulés dans l'épaisseur ou la composition de la façade ou de la clôture.
Le revêtement des piscines sera de couleur blanche ou sable.
Exemples de constructions individuelles et mitoyennes regroupées
Zones UV et UN
Maisons mitoyennes regroupées en pâtés de maisons autour d’un espace public, d’une piazzetta.
Jardinets en façade secondaire.
Végétation méditerranéenne résistante au climat.
Maintien au maximum de la végétation en place.
Coefficient d’imperméabilisation de 0,60.
Coefficient biotope de 0,40 porté à 0,60 si pentes supérieures à 15%.
Construction et volumétries type parallélépipèdes.
Toits 2 pans en tuiles canal.
Toits 1 pan si emprise au sol du bâtiment ou du décroché est inférieure à 30m².
Ouvertures plus hautes que larges.
Menuiseries françaises à petits carreaux.
Volets persiennes.
Pas de clôtures.
Limites séparatives formalisées par des haies vives.
Construction Individuelle 4 faces
Toit 2 pans en tuiles canal rouges préalable.
Les dispositifs de gestion des eaux pluviales à l’unité foncière sont obligatoires conformément à la règlementation en vigueur.
L'infiltration dans le sous-sol de l'unité foncière doit être la première solution recherchée pour l'évacuation des eaux pluviales recueillies. Si l'infiltration est insuffisante, le rejet de l'excédent sera convenablement recueilli et canalisé vers des ouvrages susceptibles de le recevoir (caniveau, égout pluvial public, bassin de rétention…) tant sur le plan qualitatif (sanitaire et environnemental) que quantitatif (volumes et débits maximum).
En aucun cas les eaux pluviales doivent être rejetées dans le réseau public d’assainissement des eaux usées.
En l'absence de réseau public, les rejets s'effectuent dans un exutoire apte à absorber le volume d'eau rejeté (fossé, noue, ou vallon non érodable, terrain permettant une bonne infiltration des eaux).
Les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux pluviales et ceux visant à la limitation des débits évacués de la propriété sont à la charge exclusive du propriétaire.
De façon générale les aménagements réalisés sur tout terrain ne doivent pas faire obstacle au libre écoulement des eaux pluviales. Dans le cas contraire des prescriptions particulières et adaptées peuvent être sollicitées par le service technique compétent au pétitionnaire.
Dans tous les cas, il s’agira de maintenir le fil d’eau des fossés traversés par les voies d’accès privées et équiper celle-ci de grilles et avaloirs empêchant le ruissellement des eaux sur la voie publique.
Pour toute demande d’autorisation relevant de l’urbanisme, une note sur les eaux pluviales devra être fournie.
� Les espèces dites envahissantes figurant en annexe.
� Les couvertures textiles synthétiques des talus et des sols.