Les groupes de garages individuels ou aires de stationnement doivent être disposés dans les parcelles de façon à ménager une aire d'évolution à l'intérieur des dites parcelles et à ne présenter que le minimum d'accès sur la voie publique nécessaire à leur sécurité.
La création des aires de stationnement ne devra pas contraindre le fonctionnement des services de ramassage des ordures et de protection civile.
La règle applicable aux constructeurs ou établissements non prévus ci-dessous est celle à laquelle ces établissements sont le plus directement assimilables.
La dimension minimale d’une place de stationnement véhicule est de 5,00 x 2,50 mètres. La conception des emplacements vélos s’inspirera du guide du Ministère de l’égalité des Territoires et du Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie joint en annexe.
Tout projet qui comprend la mise en place d’un parking de 10 stationnements ou de voirie représentant plus de 30% de la surface de la parcelle, il sera mis en œuvre des noues ou ouvrages permettant une décantation des particules et un abattement de la pollution avant rejet au milieu naturel.
1. Pour les logements#
Il sera réalisé un minimum de :
Pour tous les nouveaux logements de moins de 50m2 de surface de plancher (y compris ceux créées par division en jouissance, changement de destination ou d’affectation), il est imposé :
- 2 places véhicule
- 1 emplacement vélo
Pour tous les nouveaux logements de plus de 50m2 de surface de plancher (y compris ceux créées par division en jouissance, changement de destination ou d’affectation), il est imposé :
- 3 places véhicule
- 1 emplacement vélo
Lorsque le bénéficiaire du permis ou de la décision de non-opposition à une déclaration préalable ne peut pas satisfaire aux obligations de réaliser du stationnement, il peut être tenu quitte de ses obligations en justifiant, pour les places qu'il ne peut réaliser lui-même, soit de l'obtention d'une concession à long terme dans un parc public de stationnement existant ou en cours de réalisation, soit de l'acquisition ou de la concession de places dans un parc privé de stationnement répondant aux mêmes conditions. Dans ce cas, les concessions doivent être acquises à une distance de 300 mètres maximum, comptés linéairement entre la construction et le parc de stationnement.
Pour les hébergements
Le nombre de stationnement pour les hébergements sera proportionné aux besoins spécifiques de chaque établissement en fonction du public accueilli. En outre, il sera réalisé un minimum de :
- 1 place de stationnement véhicule par emploi et 1 emplacement vélo pour 5 emplois, toujours arrondi à l’unité supérieure ;
- 1 place de stationnement véhicule pour 4 personnes hébergées et 1 emplacement vélo pour 10 unités d’hébergement.
Pour les bureaux
Il sera réalisé un minimum de :
- 1 place de stationnement véhicule par tranche de 50 m2 de surface de plancher et 1 emplacement vélo.
Pour les hébergements hôteliers et touristiques
Il sera réalisé un minimum de :
- 1 place de stationnement véhicule par emploi et 1 emplacement vélo pour 5 emplois, toujours arrondi à l’unité supérieure ;
- 1 place de stationnement véhicule par unité d’hébergement et 1 emplacement vélo pour 4 unités d’hébergement.
Pour les salles d’art et de spectacles et les restaurants
Il sera réalisé un minimum de :
- 1 place de stationnement véhicule pour 5 personnes accueillies, toujours arrondi à l’unité supérieure ; Conformément à l’article L.151-33 du code de l’urbanisme, lorsque le bénéficiaire du permis ou de la décision de nonopposition à une déclaration préalable ne peut pas satisfaire aux obligations de réaliser du stationnement, il peut être tenu quitte de ses obligations en justifiant, pour les places qu'il ne peut réaliser lui-même, soit de l'obtention d'une concession à long terme dans un parc public de stationnement existant ou en cours de réalisation, soit de l'acquisition ou de la concession de places dans un parc privé de stationnement répondant aux mêmes conditions. Dans ce cas, le pétitionnaire devra joindre à sa demande une note et un plan côté de la distance comptée linéairement le long des voies justifiant de la proximité relative des places de stationnement par rapport au principal accès piéton de l’opération.
Article 6. UA – ASPECT DES CONSTRUCTIONS#
La règlementation de la zone UA vise à favoriser la mise en valeur du bâti ancien. Les règles suivantes énoncées pour les constructions anciennes peuvent ne pas correspondre aux constructions contemporaines.
Il est rappelé que le permis de construire peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales (article R 111-27 de Code de l'Urbanisme).
L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (parpaings, brique creuse, carreau de plâtre, carreau de céramique, placage de pierre pour dallage, fibrociment…) et les soubassements artificiels en placage de dalles de pierre sont interdits.
Les bâtiments annexes seront traités avec le même soin que le bâtiment principal.
1. Toiture et couverture#
Ø Toitures
L’agencement des toitures respectera la logique d’organisation des toitures existantes (de la construction concernée, des constructions mitoyennes et avoisinantes). Les versants de la toiture seront, de préférence, dans le même sens que ceux des constructions avoisinantes.
Les pentes de toitures seront comprises entre 25% et 35%. Cette disposition ne s’applique pas aux constructions existantes dès lors que les pentes de toiture ne sont pas modifiées.
Les débords de toit seront conservés et restaurés ou restitués.
Les toiture-terrasses ne doivent pas être visibles depuis les voies et emprises publiques et leur superficie est limitée à au plus 30% de la surface totale des toitures de la construction et ses annexes attenantes. Les surélévations de constructions existantes ne sont pas considérées comme de nouvelles constructions.
Ø Couverture
Les couvertures seront constituées, soit en :
- tuile canal de terre cuite posées en courant et en couvert,
- tuile mécanique plate.
Les tuiles seront de teinte claire, vieillies, non uniformes. En aucun cas, les plaques dites de « sous toiture » ne seront visibles. Elles seront autorisées à condition de n’être visibles ni en bas de pente, ni au niveau des rives, solins, etc. et de recevoir des tuiles canal de courant et des tuiles canal de couvert.
Les installations solaires ou photovoltaïques nécessaires à la production d’énergie électrique ou d’eau chaude doivent être intégrées à la toiture et de ne pas porter atteinte à la qualité du paysage et de l'architecture. Elles pourront être interdite si elles sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains avoisinants.
Les couvertures en zinc naturel peuvent être autorisées si elles s’intègrent harmonieusement au cadre urbain et bâti environnant.
Ø Finition des couvertures
Toute rive d’égout doit présenter un débord de toiture. Ce débord est limité à 0,50 mètre maximum. Les débords peuvent être réalisés des manières suivantes :
- Une génoise traditionnelle (non préfabriquée) composée d’un à trois rangs et dont chaque rang peut être dissocié avec un parefeuille ;
- Une corniche dont le dessin, si elle est moulurée notamment, sera en accord avec l’aspect général des façades ;
- Exceptionnellement, un simple débord par avancée de chevrons sans que ces derniers ne soient dissimulés lorsque les caractéristiques du bâti s’y prête (exemple : ancienne grange ou construction nouvelle se rapprochant d’une typologie de bâti agricole).
Les faîtages et arêtiers seront traités de la même façon que les couvertures. Les éléments décoratifs de couverture de type pigne de pin sont interdits sauf s’ils participent à reconstituer l’aspect originel de la construction.
Ø Terrasse en toiture
Pour toutes les constructions existantes et nouvelles, y compris les surélévations, les terrasses en toiture ne doivent pas représenter plus de 30% de l’emprise du niveau de la construction où elles sont créées. Seules les terrasses par « éventrement de toiture » et « à la manière de séchoir » sont autorisées.
Dans le cas d’une création par « éventrement de la toiture », les conditions suivantes doivent être réunies :
- être située au dernier niveau de la construction,
- préserver la façade d’origine dans le cas où le bâtiment n’est pas surélevé,
- maintenir la continuité visuelle de la toiture entre la façade principale et la façade en retrait,
- conserver les éléments de rives et de couvertures d’origines pour les constructions existantes,
- restituer la façade d’origine et les éléments de rives dans le cas où la construction est surélevée, ainsi que la continuité visuelle.
Schéma prescriptif : respect de la continuité visuelle des toitures lors de la création d’une terrasse en toiture par éventrement Dans le cas d’une création « à la manière de séchoirs », les conditions suivantes doivent être réunies :
- être intégrée dans le gabarit de la construction, sans débord ;
- si elles sont situées au dernier niveau, qu’elles soient intégralement couvertes ;
- que la trame de la façade d’origine soit restituée dans le cas où la construction est surélevée ;
- que la façade d’origine soit préservée dans son ensemble si la construction n’est pas surélevée ;
- que, le cas échéant, les poteaux soient de section carrée ou rectangulaire.
Schéma illustratif : création d’une terrasse en toiture « à la manière de séchoirs » La construction de barbecues est interdite sur les terrasses. Les conduits de cheminée en terrasse sont admis sous réserve que leur implantation soit contiguë à une façade et qu’ils ne soient pas directement visibles depuis le domaine public. L’évacuation des eaux de pluie de terrasse par gargouille est interdite.
Ø Ouvrages techniques - Châssis de toit - Cheminées
Ouvrages techniques et les éléments situés en toiture Les ouvrages techniques et les éléments situés en toiture, doivent être conçus pour garantir leur insertion harmonieuse au regard des volumes des bâtiments et de la forme de la toiture afin d’en limiter l’impact visuel.
Châssis ou fenêtre de toit / ouverture en toiture La surface totale des châssis de toit ne pourra excéder 15% du pan de couverture. Chaque châssis sera d’une surface inférieure à 2 m². Leur localisation devra être étudiée de manière à limiter leur impact visuel. Ils seront notamment axés sur les travées des baies de la façade concernée.
Souches de cheminée Aucun nouveau conduit en façade ne sera accepté (y compris sortie à ventouse).
Zinguerie ou Chêneaux et descentes d’eau pluviales Qu’il s’agisse de descente de toiture ou de terrasse, le parcours des descentes d’eau devra être vertical. Ils seront implantés de façon à ne pas nuire à l’ordonnancement des façades et à ne pas porter atteinte aux éléments de décor. Les coudes et dévoiements dans le plan de la façade sont autorisés sous réserve qu’ils soient nécessaires au raccordement de deux descentes et que leur longueur soit la plus petite possible. Les gargouilles sont interdites.
Aspect des façades
Les façades en pierre de taille seront nettoyées et restaurées. Elles ne seront pas enduites. Pour les constructions utilisant des techniques de maçonneries anciennes (pierres diverses), les enduits seront exécutés au mortier de chaux. Pour les autres constructions, les enduits pourront être exécutés au mortier de ciment. La finition des enduits, quelle que soit leur nature, sera talochée. La structuration des façades par des joints creux est autorisée. Dans ce cas, les enduits seront lissés. Sont interdites les imitations de matériaux tels que faux moellon de pierre ou fausse pierre de taille. Les matériaux incompatibles avec la tradition locale tels que briques, pans de bois, lauzes, ardoises sont également interdits. Le mur pignon d’une construction doit faire l’objet d’un traitement architectural en harmonie avec la façade principale. Les façades devront respecter le nuancier joint en annexe du présent règlement.
Éléments d’architecture
Ø Soubassement - Marches - Seuils
Les soubassements doivent être conservés ou restaurés. Les soubassements devront avoir une teinte plus foncée que celle des façades dont le nuancier est joint en annexe du présent règlement. Les emmarchements et seuils ne seront en aucun cas carrelés.
Ø Percements – encadrements
Percements Les percements sont des éléments importants de la composition architecturale. Les ouvertures donnant sur les voies et emprises publiques auront des proportions rectangulaires verticales (plus hautes que larges), excepté au dernier niveau ou les proportions carrées sont autorisées. Les percements existants ne doivent pas être modifiés.
Ordonnancement des ouvertures
Pour les façades donnant sur les voies et emprises publiques, les nouveaux percements devront respecter l’ordonnancement général de la façade, c’est-à-dire respecter son rythme et reprendre la dimension des percements datant de l’époque de construction de l’immeuble dès lors que la façade existante présentera un ordonnancement régulier des ouvertures (alignement des axes des baies). Cette disposition s’applique également aux façades donnant sur les voies et emprises publiques des constructions nouvelles.
Ces dispositions ne s’appliquent pas aux :
- constructions ne disposant pas d’ordonnancement particulier des ouvertures. Dans ce cas, il sera recherché une harmonie générale de la façade,
- extensions en arrière de parcelle non visibles depuis les voies et emprises publiques,
- constructions à l’architecture contemporaine non visibles depuis les voies et emprises publiques.
Schéma prescriptif : (applicables aux constructions présentant ce type d’architecture et aux constructions nouvelles donnant sur le domaine public) alignement des axes des ouvertures en façade
Encadrements Les encadrements d’ouvertures existants en pierre seront maintenus. Toute ouverture en façade devra disposer d’un encadrement. Les encadrements, lorsqu’ils ne sont pas en pierre, devront avoir une teinte plus claire que celle des façades dont le nuancier est joint en annexe du présent règlement.
Appuis de fenêtres Les appuis de fenêtres ne seront en aucun cas carrelés.
Les menuiseries et éléments menuisés
La couleur des menuiseries se conformera au nuancier joint en annexe du présent règlement. Toutefois, les menuiseries et les volets blancs sont autorisés.
Ø Volets
Les volets à écharpe « Z » sont interdits. Les volets roulants sont autorisés sous réserve que le coffre soit intégré au volume bâti, et qu’il ne soit pas visible depuis l’extérieur de la construction. Si le coffre de volet roulant ne peut être disposé de façon non visible, il doit être dissimulé par un lambrequin.
Ø Stores
La pose de stores à lames orientables pourra être acceptée. Ils s’enrouleront sous le linteau de la fenêtre. Le store, une fois enroulé, est dissimulé derrière un lambrequin.
Ø Lambrequins
Les lambrequins sont en bois peint ou en métal.
Ferronneries
La couleur des ferronneries se conformera au nuancier joint en annexe du présent règlement. La couleur et la teinte seront choisies en harmonie avec celles des façades et des menuiseries.
Création de terrasses
La création de terrasses non intégrées aux toitures est autorisée sous réserves cumulatives :
- qu’elles soient intégrées dans le volume bâti de la construction sous forme de loggia, sans saillie en façade ni poteau de soutient,
- qu’elles ne dénaturent pas l’aspect des façades et du caractère des lieux avoisinants ;
- que soit mis en œuvre un système d’évacuation des eaux de pluie (barbacane).
Toutefois, la création de terrasses dans le prolongement du niveau du bâti est autorisée dès lors qu’elle est située à l’arrière de la parcelle et de façon la moins visible depuis les voies et emprises publiques.
Création de balcons
La création de balcons doit respecter l’harmonie de l’ordonnancement des façades, notamment les symétries lorsqu’elles existent. Le balcon à créer aura une profondeur maximale de 0,60 mètre. La sous-face d’un balcon donnant sur les voies et emprises publiques ne peut être située à une hauteur inférieure à 3,50 mètres.
Schéma explicatif : définition d’un balcon
Compteurs - Climatiseurs - Boite aux lettres
Ø Compteurs
Les compteurs de gaz et d’électricité seront regroupés de préférence. Ils seront de préférence intégrés dans un coffre fermé. Ø Climatiseurs
Les climatiseurs sur console en façade sont interdits. Ils seront placés à l’intérieur des bâtiments, dans les combles ou encastrés dans le mur par une reprise en sous-œuvre et dissimulés. Toutefois, la pose des blocs de climatisation sur les balcons et terrasses peut être autorisée s’ils ne sont peu visibles depuis les voies et emprises publiques. De même, pour des questions techniques, les climatiseurs en façade peuvent être admis. Dans ce cas, il convient de se reporter aux recommandations architecturales jointe en annexe pour assurer leur intégration. Les évacuations de condensats seront canalisées. Les raccordements et câblages seront placés préférentiellement à l’intérieur du bâtiment. Ils pourront être autorisés en façade dès lors que leur aspect n’altère pas l’intégrité de la façade.
Paraboles - Antennes
Les paraboles et antennes sont proscrites en façade. Elles seront implantées en toiture ou sous comble. Dans tous les cas le choix de l’implantation devra limiter leur impact visuel. En cas d’opération groupée, les dispositifs individuels seront proscrits au bénéfice de dispositifs collectifs.
Nouvelles constructions, aménagements et extensions contemporaines
Les nouvelles constructions respecteront les différentes règles énoncées ci-avant. Cependant, les matériaux modernes en façade et en toiture sont acceptés lorsqu’ils participent à exprimer le caractère contemporain de l’édifice dès lors que le projet s’intègre dans l’environnement proche et lointain. Dans ce cas, les proportions et compositions autres que celles rencontrées dans le bâti traditionnel sont autorisées (y compris les toitures terrasses).
Article 7. UA – BIODIVERSITE ET TRAITEMENT DES LIMITES#