ESPACE BOISE CLASSE Le classement des terrains en Espace Boisé Classé figurant comme tel aux documents graphiques du PLU interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création de boisements. Il entraîne notamment l’irrecevabilité des demandes d’autorisation de défrichement forestier prévus aux articles L 311-1 et suivants du Code Forestier.
ELEMENTS PAYSAGERS A PRESERVER AU TITRE DE L’ARTICLE L.151-23 DU CODE DE L’URBANISME Seuls sont autorisés :
- Les extensions et les annexes des constructions existantes sur l’unité foncière ;
- Les dispositifs nécessaires à la réalisation des assainissements non-collectifs. L’emprise au sol des annexes aux habitations existantes à la date d’approbation du PLU ne doit pas excéder 50 m². Les extensions des habitations existantes à la date d’approbation du PLU sont autorisées dans une limite de 30 % d’emprise au sol supplémentaire ou de 50 m² d’emprise au sol supplémentaires pour les habitations de plus de 150 m². Les coupes et abattages sont soumises à déclaration préalable.
ELEMENTS BATIS ET ARCHITECTURAUX A PRESERVER AU TITRE DE L’ARTICLE L.151-19 DU CODE DE L’URBANISME Les éléments identifiés doivent être préservés. Ils sont soumis à permis de démolir. La démolition ne peut être accordée que pour l’un des motifs suivants (et après déclaration de péril avec nomination d’un expert obligatoirement) :
- La démolition est le moyen unique de mettre fin à l’état de ruine de la construction ;
- La démolition est la conséquence nécessaire d’un événement exceptionnel et fortuit (sinistre) ;
- L’état du bâtiment est tel que la réhabilitation s’avère notoirement impossible techniquement et économiquement. Les travaux réalisés sur une construction ancienne devront respecter l’ensemble des éléments qui participent à la qualité architecturale et/ou à l’intérêt patrimonial du bâtiment. Ainsi, sauf dans le cadre d’une amélioration de l’existant et notamment d’un retour à des dispositions d’origine :
- Les équilibres en place dans la composition et dans l’ordonnancement des façades seront maintenus.
- Les éléments de modénature des façades (tels que les décors d’enduits, jeux décoratifs de maçonneries, chainages, harpages, bandeaux, encadrements, listel, soubassements, corniches, sculptures, moulurations, faïences, rocaillages…) seront maintenus ou restaurés.
- Les éléments hors œuvre de ferronnerie ou de boiserie (tels que grilles, garde-corps, marquises, lambrequins…) seront maintenus ou restaurés.
- Les éléments de décor des toitures et couvertures (tel que les tuiles décoratives de rives ou de faitage, éléments de zinguerie décoratifs, modillons, éléments de charpente apparents…) seront maintenus ou restaurés. De même le matériau de couverture devra demeurer en cohérence avec le caractère de l’immeuble et la couverture d’origine.
- Les huisseries et menuiseries (fenêtres, volets …) et leurs couleurs devront demeurer en cohérence avec le caractère de l’immeuble. Les huisseries et menuiseries d’origine seront prises comme référence dans leur organisation, formes et découpes.
Les murs doivent être conservés. Ils ne peuvent être démolis que pour aménager un accès véhicule ou piéton ou permettre l’implantation de la construction à la limite et après autorisation. Ils peuvent être prolongés dans un aspect et des dimensions similaires à l’existant, ceci indépendamment des limites parcellaires ou de propriété. Dans les secteurs de protection du patrimoine historique :
- L’emprise au sol des constructions est limitée à 20% de la surface du terrain.
- La hauteur maximale des constructions ne doit pas excéder 4,5 mètres à l’égout et 3,5 mètres à l’acrotère. La hauteur des extensions et annexes ne peut dépasser la hauteur de la construction principale.
- Les façades principales doivent s’implanter de façon à ce que l’axe principal du faitage soit sensiblement parallèle ou perpendiculaire à la rue. Elles devront s’implanter à l’alignement ou avec un recul en harmonie avec les constructions anciennes voisines.
Cheminement doux a proteger au titre de l'article L151-38 du code de l'urbanisme#
Concernant les cheminements doux :
- Toute construction ou installation, dont l’édification des clôtures qui a pour conséquence de fermer les sentiers piétonniers ou de rendre impraticable les cheminements piétonniers identifiés au règlement graphique est interdite ;
- La création d’un nouvel accès automobile qui utiliserait ces cheminements doux est interdit.
Patrimoine archeologique#
« Toute découverte archéologique (poterie, monnaies, ossements, objets divers…) doit être immédiatement déclarée au Maire de la Commune ou au Service Régional de l’Archéologie ».
Zones humides zones humides « loi sur l’eau »#
Sont interdits :
- Tous travaux, toute occupation et utilisation du sol, ainsi que tout aménagement susceptible de compromettre l’existence, la qualité hydraulique et biologique des zones humides ;
- Les comblements, affouillements et exhaussements du sol ;
- La création de plans d’eau artificiels ;
- Les nouveaux drainages ;
- Les dépôts divers ;
- L’imperméabilisation des sols ;
- La plantation de boisements susceptibles de remettre en cause les particularités écologiques de la zone.
Seuls sont autorisés, les constructions et les aménagements nécessaires à la pérennité, à la gestion et à la mise en valeur écologique et pédagogique du milieu humide, ainsi que les aménagements hydrauliques du type création de zones d’expansion de crue, de noues, de mares, la restauration de lit de cours d’eau, etc.
Zones humides par diagnostic#
Tous travaux, toute occupation et utilisation du sol, ainsi que tout aménagement susceptible de compromettre l’existence, la qualité hydraulique et biologique des zones humides sont soumis à une expertise préalable (étude de caractérisation des zones humides).
Au moins 70% de la superficie du terrain doit rester perméable.
Plan de prevention des risques d’inondation (PPRI)#
Le zonage réglementaire du PPRI de l’Agglomération Troyenne est reporté sur le règlement graphique (plan de zonage Bis). Il est annexé au PLU avec son règlement (annexe 6 – Servitudes d’Utilité Publique).
Les dispositions du PPRi sont applicables.
Il est rappelé qu’en cas de disposition contraire entre le règlement du PPRI et le règlement de PLU, c’est le règlement du PPRi qui s’impose.
Les installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif techniques d'intérêt général, ne doivent pas avoir un effet d'opposition avec le site dans lequel ils s'insèrent. Leur examen doit s'effectuer dès le stade de leur localisation et porter également sur leur aspect architectural (volume, nature et tons de matériaux utilisés).