Il est rappelé que dans les secteurs concernés, les projets neufs, d'extensions ou de modifications d'aspect sur le bâti existant doivent respecter les dispositions du règlement de l'AVAP.
Le caractère particulier des lieux induit une discipline d’architecture susceptible d’assurer le respect de la composition générale : tenir compte de l’aspect du bâti existant ou soumettre les projets nouveaux ou les modifications à l’effet de continuité globale avec l’environnement du bâti de la « Reconstruction ». Cette discipline affecte essentiellement la ligne des faîtes, la partie haute des toitures, la hauteur des corniches et bandeaux, la dimension de la travée courante, la dimension et la proportion des baies et leur dessin, l’emploi de matériaux et des couleurs.
Les ensembles concernés sont les suivants : - les îlots compris entre la rue Gambetta, la place Charles de Gaulle, le boulevard de la République et le Front de
Mer, depuis la Poste jusqu’au Port, ensemble défini sous le nom de « FRONT DE MER » ; - les bâtiments bordant le Boulevard Briand, la Place Charles de Gaulle et le Marché ; - les bâtiments entourant la Place du Docteur Gantier.
1) Les constructions doivent s’inscrire dans l’ensemble urbain ordonnancé qui caractérise la zone. Les demandes d’autorisation de construire, de démolir ou de modifier un ensemble existant pourront être refusées ou être l’objet de prescriptions particulières pour des motifs d’insertion à un ensemble existant ou bien d’accompagnement d’un ensemble ou d’éléments architecturaux existants exceptionnels, typiques ou intéressants.
2) Les constructions ou modifications du bâti existant susceptibles d’introduire une rupture dans l’unité des lieux, par l’usage des matériaux (ici à dominante maçonnée), par la composition des volumes (ici structurée sur des lignes orthogonales à dominante horizontale) pourront être refusées.
3) Les constructions ou modifications par l’usage de matériaux naturels, l’appel à un projet de coloration susceptible de porter atteinte aux ensembles constitués (ici architecture blanche et lisse et polychromie mesurée), pourront être refusés ou être l’objet de prescriptions spéciales.
4) Les murs séparatifs et les murs aveugles apparents d’un bâtiment devront, lorsqu’ils ne sont pas construits avec les mêmes matériaux que les murs des façades principales, avoir un aspect qui s’harmonise avec celui des façades.
5) Sont interdits : - les volumes à façades en « escalier » comportant plus d’un retrait, non compris loggias et balcons, - la fermeture de baies ou balcons constitutifs de compositions architecturales typées et destinés à rester ouverts, - les modifications de détails architecturaux (ferronneries, menuiseries, etc.) susceptibles de dénaturer l’harmonie des façades, - les modifications de couvertures susceptibles de dénaturer la composition originale des ensembles architecturaux, - l’emploi à nu de matériaux préfabriqués non recouverts d’un parement ou d’un enduit, tels que carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings de ciment, etc. - les terrasses tropéziennes sur les bâtis perceptibles depuis la rue ou l’espace public.
6) Couleurs : les couleurs vives sont recommandées pour les fonds de loggias dès lors qu’est prouvée une existence originelle, sous-faces d’auvents pour l’architecture contemporaine ou la réhabilitation du patrimoine des années 1950. Les enduits des façades seront lissés en blanc. Pour l’architecture vernaculaire, les volets seront de couleur blanche ou pastel et les parties métalliques (pentures, espagnolettes, etc.) seront de même teinte que l’ensemble menuisé. Les enduits des façades seront grattés en ton pierre calcaire clair.
7) Les façades#
Installations techniques :
- Aucune installation technique ne pourra être rapportée en saillie sur une façade vue de l’espace public. - Les coffrets d’alimentation et comptage doivent être, soit dans la composition générale, soit encastrés dans la maçonnerie et pourront être dissimulés par un portillon de bois ou métal peint. - Les boîtes aux lettres, interphones et tous coffrets extérieurs devront être intégrés dans la structure du bâtiment.
La position dans le hall de l’immeuble est préconisée.
Façades commerciales :
Les façades commerciales présentant un caractère décoratif ou publicitaire et comportant des vitrines d’exposition ne peuvent être établies que dans la hauteur des rez-de-chaussée des immeubles. La composition des vitrines devra s’inscrire dans la composition des travées des immeubles ou, en cas d’installations sur plusieurs parcelles, respecter la lisibilité des différents immeubles. La limite supérieure de ces aménagements est fixée par le niveau du plancher haut du rez-de-chaussée ou, s’il n’en existe pas, par un bandeau ou une corniche appartenant au gros-œuvre.
Les façades commerciales devront être réalisées en matériaux résistants et de qualité. Le plan de coloration des accessoires de vitrine (enseignes, coffres, menuiseries, bannes) fera partie intégrante du projet. Les enseignes commerciales ne devront pas être implantées à une hauteur supérieure du bandeau ou du plancher du 1er étage.
8) La couleur des abris de jardins devra, soit se fondre avec la végétation (vert foncé RAL 6002 par exemple), soit se rapprocher de la couleur de la construction la plus proche (mur ou habitation).
2/ PERFORMANCE ENERGETIQUE :
Au sein du périmètre de l’AVAP les dispositions règlementaires de l’AVAP s’appliquent.
3/ CLOTURES :
Les clôtures sur rue seront constituées par des murets d’une hauteur maximum de 0,90 m, en maçonnerie enduite sur les deux faces, surmontés de grilles ou doublés de haies vives. L’ensemble ne pourra excéder 1,50 m de hauteur. Le rajout de panneaux en bois à lames tressées ou en PVC est interdit, de même que le remplacement des grillages en fils d’acier torsadé par des grillages en panneaux rigides.
Les clôtures en limite séparative seront constituées soit : - d’un mur bahut en pierre ou en maçonnerie enduite sur les deux faces d’une hauteur maximum de 0,90 m surmonté par des haies végétales, des serrureries ou du grillage et doublé d’une haie ; - d’un grillage doublé de haies vives d’essences locales.
La hauteur maximum totale des clôtures n’excédera pas 1,50 m.
A l’alignement comme en limites séparatives, les toiles coupe-vent, les brandes et tous autres matériaux similaires sont interdits.