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Zone 2AUà urbaniser à long terme

Zone à urbaniser à long terme : l'implantation n'y est pas réglementée, les extensions des constructions existantes sont plafonnées à 30 % de l'emprise existante et les annexes à 2,5 m de hauteur.

  • Zone
Zone 2AU, règle générale1 carreau = 1 m
VUE EN PLANvoie30 % d'emprisealignementlimite séparativeCOUPEvoie2,5 m

Les règles de la zone 2AU

  • Hauteur

    La hauteur de la construction existante

    extensions et travaux d'adaptation des constructions existantes

    la hauteur à ne pas dépasser

    2 cas particuliers
    2,5 mannexes
    La phrase du règlement

    « La hauteur des annexes ne peut excéder 2,5 mètres. »

    Non réglementéeservices publics ou d'intérêt collectif
    La phrase du règlement

    « La hauteur des constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif n'est pas réglementée. »

    Article 2AU 3 « AU 2 - V olumétrie et implantation »

  • Emprise au sol

    Extension de 30 % de l'emprise existante, 150 m2 au total

    habitations existantes, extensions et annexes comprises

    la surface au sol que l'on peut bâtir

    2 cas particuliers
    250 m2 d'emprise au totalconstructions existantes autres que l'habitation, extension de 30 % de l'existant
    La phrase du règlement

    « ... limitée à 30% de l'emprise au sol existante à la date d'approbation du présent PLU, sans toutefois dépasser une emprise au sol totale de la construction de 250 m². »

    20 m2 au total pour les annexesannexes à l'habitation, hors piscines
    La phrase du règlement

    « L'emprise au sol des annexes à l'habitation est limitée à 20 m² au total, excepté pour les piscines (se rapporter aux définitions et dispositions générales). »

    Article 2AU 3 « AU 2 - V olumétrie et implantation »

  • Recul sur la rue

    Aucune limite fixée

    la distance à garder avec la rue

    Article 2AU 3 « AU 2 - V olumétrie et implantation »

  • Limites

    Aucune limite fixée

    la distance à garder avec les voisins

    Article 2AU 3 « AU 2 - V olumétrie et implantation »

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Et quand le règlement ne dit rien ?

Une case vide ne veut pas dire « tout est permis », et ne veut pas dire non plus que la loi prend le relais. Cela veut dire que ce plan-là ne réglemente pas ce point. D'autres textes s'appliquent quand même, et il faut satisfaire tous ceux qui portent sur le même objet, donc en pratique le plus contraignant.

1. La loi ne vient pas combler le silence du plan

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, là où un plan local existe, l'article R.111-1 du code de l'urbanisme écarte les articles R.111-3, R.111-5 à R.111-19 et R.111-28 à R.111-30, c'est-à-dire ceux qui donneraient un chiffre :

  • R.111-16 le recul par rapport à la voie ;
  • R.111-17 3 mètres, ou la moitié du dénivelé, aux limites séparatives ;
  • R.111-18 le gabarit des constructions.

Si le plan ne fixe pas de hauteur, aucune règle nationale ne la fixe à sa place : le plan a choisi de ne pas réglementer ce point. Une commune sans plan local applique au contraire ces articles en entier, et sa page les cite.

2. Les règles nationales qui restent sont des motifs de refus

Les autres articles du règlement national continuent, eux, de s'appliquer. Ils ne donnent pas de valeur à respecter : ils permettent de refuser le permis, ou de l'assortir de prescriptions.

  • R.111-2 atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique ;
  • R.111-4 atteinte à un site ou à des vestiges archéologiques ;
  • R.111-26 non-respect des préoccupations d'environnement ;
  • R.111-27 atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites et aux paysages ;
  • R.111-25 des places de stationnement hors voie publique peuvent être imposées, en rapport avec le projet.

3. Le chapitre de la zone n'est pas tout le règlement

Un règlement s'ouvre le plus souvent sur des dispositions générales, valables dans toutes les zones. Quand le chapitre d'une zone écrit « non réglementé », il dit que ce chapitre n'ajoute rien ; une règle commune peut s'appliquer quand même. La disposition commune s'affiche alors, signalée comme telle.

4. Les servitudes s'ajoutent au plan, elles ne le remplacent pas

Plan de prévention des risques, abords d'un monument historique, protection d'un captage d'eau : ces servitudes d'utilité publique sont annexées au PLU et s'appliquent en plus de lui. Quand le plan autorise et que la servitude interdit, la servitude l'emporte. Un plan de prévention approuvé vaut servitude (L.562-4 du code de l'environnement) ; un plan seulement prescrit ne s'impose pas encore, sauf les dispositions que le préfet rend opposables par anticipation (L.562-2).

5. Sur le littoral et en montagne, la loi s'applique directement

Dans une commune littorale, l'urbanisation s'étend en continuité des agglomérations et villages existants (L.121-8), et rien ne se construit dans la bande des 100 mètres hors des espaces urbanisés (L.121-16). En zone de montagne, l'urbanisation se fait en continuité des bourgs, villages et hameaux (L.122-5). Ces règles s'imposent au permis quoi que le plan de zonage classe ; la page de la commune dit si elle est littorale ou classée en zone de montagne, d'après les listes nationales.

6. En zone protégée, le document du site règle le bâti

Dans un site patrimonial remarquable, le plan de sauvegarde et de mise en valeur ou le plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine tient lieu de règlement sur son périmètre, et l'accord de l'architecte des Bâtiments de France est requis. La fiche de la parcelle signale la servitude quand elle la touche, mais ne lit pas ce document, qui est distinct du PLU. De même, un cœur de parc national, une réserve naturelle, un site classé ou un site Natura 2000 ajoutent leur autorisation ou leur évaluation au permis, et le plan d'exposition au bruit d'un aérodrome limite le logement neuf dans ses zones A, B et C : la fiche de la parcelle et la page de la voie les relèvent au point.

7. Le seul document qui engage la mairie

Le certificat d'urbanisme, délivré gratuitement par la mairie, dit ce qui s'applique à une parcelle précise. Les pages citent le règlement ; elles ne délivrent aucune autorisation et ne remplacent pas ce certificat.

Le texte du règlement de la zone 2AU, 4 rubriques
Sommaire

Le règlement de la zone 2AU, rubrique par rubrique

Le règlement entier, 74 rubriques

Rubrique 2AU 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Destinations et usages du sol interdits

Sont interdits les destinations de constructions, usages des sols et natures d’activités, autres que ceux qui sont autorisés sous conditions particulières à l’article A 1.2 ci-après.

1.2 Destinations et usages du sol soumis à conditions particulières

Sont autorisés sous conditions dans la zone A :

  • Les constructions nécessaires aux exploitations agricoles, sous réserve de la bonne insertion du projet dans son environnement ;
  • Les constructions et installations nécessaires à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation des produits agricoles, lorsque ces activités constituent le prolongement de l’acte de production, dès lors qu’elles ne sont pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel elles sont implantées et qu’elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ;
  • Les logements sont admis à condition d’être nécessaires à l’exploitation, nécessité justifiée par la présence permanente et rapprochée de l’exploitation. Ils seront considérés comme accessoires à l’exploitation ;
  • Les travaux d’adaptation et de réfection des constructions existantes à la date d’approbation du présent PLU, sans changement de destination, dès lors qu’ils ne compromettent pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site ;
  • Les extensions et annexes aux bâtiments d’habitation existants à la date d’approbation du présent PLU, dans les conditions fixées par le présent règlement et dès lors qu’elles ne compromettent pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site ;
  • Les affouillements et exhaussements du sol, à condition qu’ils soient nécessaires à la réalisation des occupations et utilisations du sol admises dans la zone et à condition qu’ils ne compromettent pas la stabilité des sols, l’écoulement des eaux ou la qualité de la nappe et notamment lorsqu’il s’agit d’aménagements de réseaux et de voiries reconnus d’utilité publique ;
  • Les constructions, utilisations du sol et installations nécessaires à des équipements collectifs dès lors qu’elles ne sont pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu’elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.

Sont seuls autorisées sous conditions dans la zone Aj :

  • Les travaux d’adaptation et de réfection des constructions existantes à la date d’approbation du présent PLU, sans changement de destination, dès lors qu’ils ne compromettent pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site ;
  • Les extensions et annexes aux bâtiments d’habitation existants à la date d’approbation du présent PLU, dans les conditions fixées par le présent règlement et dès lors qu’elles ne compromettent pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site ;
  • Les constructions légères et démontables liées à l’usage des jardins familiaux et à l’agriculture de proximité, sous réserve d'avoir une emprise au sol maximum de 20 m2.

Sont seuls autorisés sous conditions dans la zone Ap :

  • Les travaux d’adaptation et de réfection des constructions existantes à la date d’approbation du présent PLU, sans changement de destination, dès lors qu’ils ne compromettent pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site ;
  • Les extensions aux logements et constructions agricoles existantes à la date d’approbation du présent PLU, dans les conditions fixées par le présent règlement et dès lors qu’elles ne compromettent pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site.

Sont de plus autorisés uniquement dans les zones Ap1 et Ap3 :

  • Les constructions nécessaires aux exploitations agricoles, à l'exception des constructions à usage d'habitation, sous réserve d'avoir une emprise au sol maximum de 200 m² et une hauteur maximale de 6 mètres ;
  • Les châssis et serres, sous réserve d'avoir un coefficient maximum d'emprise au sol de 20% dans la zone Ap1 et de 60% dans la zone Ap3, rapporté à la totalité de l’unité foncière, une hauteur maximale de 6 mètres et d'accompagner paysagèrement leur implantation.

Sont de plus autorisés uniquement dans la zone Ap2 :

  • Les constructions nécessaires aux exploitations agricoles, à l'exception des constructions à usage d'habitation, sous réserve d'avoir une emprise au sol maximum de 500 m² et une hauteur maximale de 10 mètres.

Rubrique 2AU 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : Conditions relatives à la mixité fonctionnelle Non réglementé.

1.4 Conditions liées à la bande de densité Non réglementé.

Zone 2AU

Rubrique 2AU 3Implantation des constructions

Intitulé du document : AU 2 - V olumétrie et implantation

Ambitions poursuivies

Les règles relatives à l’implantation des constructions dans la parcelle sont dictées par la volonté de s’intégrer au mieux dans l’environnement.

2.1 Principes généraux d’implantation dans la parcelle Le choix d’implantation des constructions s’effectue en prenant en compte la topographie du terrain et du paysage environnant, et en poursuivant un objectif de limitation de leur impact visuel sur le paysage. L’implantation doit en outre favoriser l’orientation des constructions pour optimiser les apports solaires et le confort d’été.

2.2 Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques

Non réglementé

2.3 Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives Non réglementé
2.4 Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même unité foncière

Les annexes doivent être implantées à une distance maximale de 20 mètres par rapport aux bâtiments auxquels elles se rapportent, excepté pour les piscines (se rapporter aux définitions et dispositions générales). La distance entre les autres constructions n’est pas réglementée.

2.5 Emprise au sol des constructions L’extension des constructions existantes à destination d’habitation est limitée à 30% de l’emprise au sol existante à la date d’approbation du présent PLU, sans toutefois pouvoir dépasser une emprise au sol totale de la construction de 150 m² (y compris extensions et annexes) ; L’extension des constructions existantes, à destination autre que l'habitation, est limitée à 30% de l’emprise au sol existante à la date d’approbation du présent PLU, sans toutefois dépasser une emprise au sol totale de la construction de 250 m². L’emprise au sol des annexes à l’habitation est limitée à 20 m² au total, excepté pour les piscines (se rapporter aux définitions et dispositions générales).

Zone 2AU

2.6 Hauteur des constructions

Les extensions et travaux d’adaptation et de réfection des constructions existantes sont autorisés pour une hauteur équivalente, sans toutefois dépasser la hauteur de la construction existante.

La hauteur des annexes ne peut excéder 2,5 mètres.

La hauteur des constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif n’est pas réglementée.

Article 2AU 3 - b iodiversité

Ambitions poursuivies La mise en place des règles suivantes vise à maintenir la biodiversité au sein de ces zones et à limiter leur imperméabilisation.

Les constructions et aménagements veilleront à limiter leur impact sur l’imperméabilisation des sols et la biodiversité, ainsi qu’à favoriser la circulation de la faune et de la flore. Sur le secteur 2AUs, une attention particulière devra être portée à la végétalisation qui devra contribuer au maintien et au renforcement du corridor écologique constitué par les foins de Montfavet.

Zone 2AU

Article 2AU 4 -

qualité

architecturale,

environnementale et paysagère

urbaine,

Ambitions poursuivies

La mise en place des règles suivantes vise à garantir la qualité des constructions qui devront venir s’intégrer harmonieusement à leur environnement paysager.

4.1 P rincipes généraux d’intégration architecturale et paysagère des projets Les constructions, ainsi que les extensions des constructions existantes et les annexes, sont conçues dans l’objectif d’une insertion discrète dans leur environnement :

  • en recherchant à minimiser l’impact visuel dans le grand paysage ;
  • en respectant une cohérence de volumétrie et d’ordonnancement au regard des constructions existantes dans la zone d’implantation, sans pour autant faire obstacle à une architecture contemporaine ;
  • en recherchant une valorisation de la qualité architecturale de la construction initiale.
4.2 Volumétrie, façades et toitures Non réglementé

4.3 Matériaux et couleurs Le choix des matériaux contribue à l’insertion harmonieuse de la construction dans son environnement, sans pour autant exclure une architecture contemporaine. L’emploi brut de matériaux est autorisé à condition que leur mise en oeuvre concoure à la qualité architecturale du projet et ne soit pas de nature à compromettre son insertion dans le site. Les enduits doivent présenter un aspect lisse et une teinte unie.

4.4 Aménagement des clôtures et des abords

La réalisation de clôtures n’est pas obligatoire. La réalisation de noues plantées, de buttes plantées ou de haies, en limites séparatives ou en limite d’une voie ou de l’emprise publique, est recommandée. Dans le cas de la réalisation de clôtures, ces dernières ne peuvent excéder 1.80 mètre de hauteur. Les matériaux naturels sont recommandés.

Le long d’une voie ou emprise publique ou en limite séparative : Les clôtures sont constituées d’un grillage ou d’un dispositif rigide à claire-voie de type barreaudage doublé par une haie ou des plantes grimpantes.

Zone 2AU

Les haies doivent être composées de plusieurs essences adaptées au climat local, nécessitant peu d’eau et non invasives (cf. liste des végétaux recommandés et interdits en annexe). Les haies mono-spécifiques sont interdites.

L’utilisation de panneaux, palissades et autres brise-vue de type haies artificielles, bâches en plastique apposés sur les clôtures est interdite.

Les clôtures devront présenter des trouées permettant le passage de la petite faune (grillage ou barreaudage à large maille ou création d’un passage au pied des clôtures d’une taille minimale de 10x10 cm tous les 100 mètres). Il est exigé, à minima, la création d’une trouée par unité foncière.

Schémas non réglementaires illustrant le traitement des clôtures

Clôtures implantées en limite séparative ou en limite d’une voie ou emprise publique

Mur :

Barreaudage, surmontant un mur bahut :

Grillage ou barreaudage non doublé d'une haie ou de plantes grimpantes

Clôtures implantées en limite séparative ou en limite d’une voie ou emprise publique

Grillage ou barreaudage accompagné par une haie présentant une variété dans les essences utilisées :

Schémas non réglementaires illustrant le traitement des clôtures

Absence de clôture, en limite séparative ou en limite d’une voie ou emprise publique

Haie présentant une variété dans les essences utilisées :

Noue plantée ou butte plantée :

Noue plantée

Butte plantée

Les zones agricoles, naturelles et forestières

Les zones agricoles regroupent les espaces destinés à l’agriculture, dont une partie est plus strictement réglementée en raison de ses qualités et sensibilités particulières d’un point de vue soit paysager, soit écologique. Les zones naturelles correspondent aux secteurs à protéger en raison de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique. Il s’agit des zones :

  • A : zone agricole
  • Aj : zone agricole spécifique aux jardins familiaux
  • Ap : zone agricole de protection paysagère et écologique
  • N : zone naturelle
  • Nf : zone naturelle correspondant au domaine de la CNR
  • Np : zone naturelle de protection de captage

Zone a

Extrait du rapport de présentation :

« La zone A correspond aux espaces destinés à l’agriculture situés :

  • sur l’île de la Barthelasse et l’île Piot ;
  • en limite Sud de la commune le long de la Durance : la plaine alluviale de la Durance ;
  • à la pointe Est de la commune : les coteaux d’Avignon ;
  • autour de Montfavet : «le fer à cheval» des foins de Montfavet. L’objectif poursuivi par le règlement de la zone A est de veiller à ce que les exploitants puissent poursuivre et développer leur activité, réglementer strictement les usages et affectations du sol, constructions et activités, préserver les paysages et secteurs de biodiversité riches.

Elle comprend un sous-secteur Aj qui correspond à des jardins familiaux et un sous-secteur Ap qui correspond aux espaces destinés à l’agriculture qui ont une sensibilité particulière d’un point de vue soit paysager, soit écologique ou car ils sont situés dans un périmètre de protection du captage de la Saignonne. La zone Ap intègre le périmètre de protection rapproché de la Saignonnne. La zone Ap3 intègre le périmètre de protection éloigné de la Saignonne.

L’objectif poursuivi par le règlement de la zone Aj est de permettre le bon fonctionnement des jardins familiaux. En zone Ap, l'objectif est de conserver ces espaces dans leur vocation agricole et de les protéger, en raison de leur qualité paysagère et/ou écologique et/ou de la présence de la zone de captage de la Saignonne, par une limitation très stricte des usages et affectations des sols, constructions et activités qui peuvent y être admis. Trois niveaux de protection sont déclinés au regard des enjeux agricoles et paysagers ou écologiques des secteurs à protéger. »

Outre les dispositions du présent règlement de zone, s’appliquent également :

En particulier, la zone A est concernée par le risque inondation. Des prescriptions relatives à sa prise en compte sont édictées au sein des dispositions générales (7. Prise en compte des risques, nuisances et pollutions) et dans les annexes réglementaires n°4.3.6 (Risque Inondation Durance) et n°4.3.7 (Risque Inondation Rhône).

Une partie de la zone A est concernée par des périmètres de protection de captage d’eau potable. Dans ce périmètre, les eaux de pluie seront rejetées vers un réseau pluvial ou un fossé étanche. En l’absence de ces équipements, dans le périmètre de protection éloigné du captage de la Saignonne, tout rejet devra faire l’objet d’un prétraitement adapté aux risques spécifiques du site. Se référer au zonage d’assainissement des eaux usées et des eaux pluviales du Grand Avignon, annexé au présent PLU. En outre, les dispositions propres aux DUP jointes en annexes s'appliquent (cf. annexe 5.1. Servitude AS1).

Sans préjuger des projets, la ville sera particulièrement attentive à ce qui contribue à la qualité du paysage urbain et pourra, dans un esprit constructif et en partenariat avec les porteurs de projet, préciser la philosophie générale du PLU quand la traduction d’une règle est mal interprétée.

Article A1 - D estination des constructions, usages des sols et natures d’activités

Ambitions poursuivies

Les règles relatives à la destination des constructions ont pour but de réglementer strictement les usages et affectations du sol, constructions et activités qui peuvent être admis, afin de conserver les espaces concernés dans leur vocation agricole, paysagère et/ ou écologique et de les protéger.

Ambitions poursuivies

Les règles relatives à l’implantation des constructions dans la parcelle sont dictées par la volonté de s’intégrer au mieux dans l’environnement naturel et agricole et ainsi de limiter leur impact visuel sur le paysage.

2.1 Principes généraux d’implantation dans la parcelle

Le choix d’implantation des constructions s’effectue en prenant en compte la topographie du terrain et du paysage environnant, et en poursuivant un objectif de limitation de leur impact visuel sur le paysage. L’implantation doit en outre favoriser l’orientation des constructions pour optimiser les apports solaires et le confort d’été.

2.2 Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques
  • Dispositions générales Dans les zones A, Ap, Ap1, Ap2 et Ap3 : toute construction, hormis les constructions ou installations liées ou nécessaires aux infrastructures routières, les services publics exigeant la proximité immédiate des infrastructures routières et les bâtiments d'exploitation agricole, doit être implantée :
  • à une distance de l’axe de l’autoroute A 7 au moins égale à 100 mètres ; - à une distance de l’axe de la RN 7 au moins égale à 75 mètres. Dans les zones A, Ap, Ap1, Ap2 et Ap3 : toute construction doit être implantée à une distance au moins égale à 5 mètres des voies et emprises publiques.

Dans les zones Aj : non réglementé.

  • Dispositions particulières Lorsqu’une construction est implantée avec un recul ne respectant pas les dispositions générales du présent article, les extensions pourront s’implanter dans la continuité de la construction principale.

2.3 Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives Non réglementé.

2.4 Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même unité foncière

Dans la zone A : - Les logements nécessaires à l’exploitation doivent être implantés à 20 mètres maximum des bâtiments auxquels ils se rapportent (sauf impossibilité liée à la configuration de la parcelle) ; - L es annexes doivent être implantées à une distance maximale de 20 mètres par rapport aux bâtiments auxquels ils se rapportent, excepté pour les piscines (se rapporter aux définitions et dispositions générales) ; - La distance minimale entre les autres constructions n’est pas réglementée.

Dans la zone Aj : Les annexes doivent être implantées à une distance maximale de 20 mètres par rapport aux bâtiments auxquels ils se rapportent, excepté pour les piscines (se rapporter aux définitions et dispositions générales).

Dans les zones Ap, Ap1, Ap2 et Ap3 : non réglementé.

Non réglementé.

4.3 Matériaux et couleurs

Le recours à des matériaux et à des mises en oeuvre innovantes en matière d’aspect et de techniques de construction visant à améliorer le confort des usagers et à limiter l’impact sur l’environnement de la construction ou à renforcer l’utilisation d’énergie renouvelable, est encouragé.

La structure végétale existante et environnante détermine un nuancier indispensable pour obtenir une harmonie entre les bâtiments à créer et leur environnement. Le nuancier des bâtiments aura pour base les tons dominants du paysage qui vont du vert à l’ocre en passant par toute la gamme des beiges, des sables et des gris. Le blanc, ainsi que les teintes d’aspect brillant sont à proscrire.

Les toitures seront plutôt de teinte sombre.

4.4 Aménagement des clôtures et des abords

La réalisation de clôtures n’est pas obligatoire. La réalisation de noues plantées, de buttes plantées ou de haies, en limites séparatives ou en limite d’une voie ou de l’emprise publique, est recommandée. Dans le cas de la réalisation de clôtures, ces dernières ne peuvent excéder 1.80 mètre de hauteur. Les matériaux naturels sont recommandés.

Le long d’une voie ou emprise publique ou en limite séparative : Les clôtures sont constituées d’un grillage ou d’un dispositif rigide à claire-voie de type barreaudage. Il est recommandé de doubler les clôtures par une haie ou des plantes grimpantes. Les clôtures rattachées à un logement et ses annexes ou à un local accessoire à l’exploitation doivent être doublées par une haie.

Les haies doivent être composées de plusieurs essences adaptées au climat local, nécessitant peu d’eau et non invasives (cf. liste des végétaux recommandés et interdits en annexe). Les haies mono-spécifiques sont interdites. L’utilisation de panneaux, palissades et autres brise-vue de type haies artificielles, bâches en plastique apposés sur les clôtures est interdite. Les clôtures devront présenter des trouées permettant le passage de la petite faune (grillage ou barreaudage à large maille ou création d’un passage au pied des clôtures d’une taille minimale de 10x10 cm tous les 100 mètres). Il est exigé, à minima, la création d’une trouée par unité foncière.

Clôtures implantées en limite séparative ou en limite d’une voie ou emprise publique

Mur :

Barreaudage, surmontant un mur bahut :

Toléré

Grillage ou barreaudage, sans accompagnement paysager (un accompagnement paysager est exigé le long des clôtures rattachées aux logements et annexes, ainsi qu’aux locaux accessoires) :

Grillage ou barreaudage accompagné par une haie présentant une variété dans les essences utilisées :

Schémas non réglementaires illustrant le traitement des clôtures

Absence de clôture, en limite séparative ou en limite d’une voie ou emprise publique

Haie présentant une variété dans les essences utilisées :

Noue plantée ou butte plantée :

Noue plantée

Butte plantée

Rubrique 2AU 5Emprise au sol et pleine terre

Intitulé du document : Emprise au sol des constructions

  • Emprise au sol

Dans la zone A : - L’emprise au sol des constructions agricoles n’est pas réglementée ; - L ’emprise au sol des constructions à destination d’habitation, y compris leurs extensions et annexes, est limitée à 150 m² au total ; - L ’extension des constructions existantes à destination d’habitation est limitée à 30% de l’emprise au sol existante à la date d’approbation du présent PLU, sans toutefois pouvoir dépasser une emprise au sol totale de la construction de 150 m² (y compris leurs extensions et annexes) ; - L’emprise au sol des annexes à l’habitation est limitée à 30 m2 au total, excepté pour les piscines (se rapporter aux définitions et dispositions générales).

Dans la zone Aj : - L’extension des constructions existantes à destination d’habitation est limitée à 30% de l’emprise au sol existante à la date d’approbation du présent PLU, sans toutefois pouvoir dépasser une emprise au sol totale de la construction de 150 m² (y compris leurs extensions et annexes) ; - L'extension des annexes à l’habitation est limitée à 30% de l’emprise au sol existante à la date d’approbation du présent PLU, sans toutefois pouvoir dépasser une emprise au sol totale de l'annexe de 30 m² ; - l’emprise au sol de toute nouvelle construction autorisée est limitée à 20 m2.

Dans les zones Ap, Ap1, Ap2 et Ap3 :

  • L’extension des constructions existantes à destination d’habitation est limitée à 30% de l’emprise au sol existante à la date d’approbation du présent PLU, sans toutefois pouvoir dépasser une emprise au sol totale de la construction de 150 m² (y compris leurs extensions et annexes) ;
  • L'extension des annexes à l’habitation est limitée à 30% de l’emprise au sol existante à la date d’approbation du présent PLU, sans toutefois pouvoir dépasser une emprise au sol totale de l'annexe de 30 m² ;
  • L’extension des constructions agricoles existantes est limitée à 30% de l’emprise au sol existante à la date d’approbation du présent PLU, sans toutefois dépasser une emprise au sol totale de la construction de 500 m².

Dans les zones Ap1 et Ap3 : L’emprise au sol de toute nouvelle construction autorisée est limitée à 200 m² excepté pour les châssis et serres.

Dans la zone Ap2 : L’emprise au sol de toute nouvelle construction autorisée est limitée à 500 m².

  • Coefficient d'emprise au sol Dans la zone Ap1 : Le coefficient maximum d’emprise au sol (CES) des châssis et serres, rapporté à la totalité de l’unité foncière d’implantation, est égal à 20% .

Dans la zone Ap3 : Le coefficient maximum d’emprise au sol (CES) des châssis et serres, rapporté à la totalité de l’unité foncière d’implantation, est égal à 60% .

2.6 Hauteur des constructions
  • Dispositions générales Dans la zone A :
  • La hauteur des constructions à destination d’exploitation agricole est limitée à 12 mètres, excepté pour : > les logements accessoires à l’exploitation dont la hauteur est limitée à 9 mètres ; > l es annexes aux logements accessoires à l’exploitation dont la hauteur est limitée à 3,5 mètres ;
  • La hauteur des constructions à destination d’habitation est limitée à 9 mètres et leurs annexes à 3,5 mètres.

Dans la zone Aj : pour les extensions, la hauteur des constructions à destination d’habitation est limitée à 9 mètres et leurs annexes à 3,5 mètres.

La hauteur de toute nouvelle construction autorisée est limitée à 3,50 mètres.

Dans les zones Ap, Ap1, Ap2 et Ap3 : pour les extensions : - L a hauteur des constructions à destination d’exploitation agricole est limitée à 12 mètres, excepté pour : > les logements accessoires à l’exploitation dont la hauteur est limitée à 9 mètres, > l es annexes aux logements accessoires à l’exploitation dont la hauteur est limitée à 3,5 mètres ; - La hauteur des constructions à destination d’habitation est limitée à 9 mètres et leurs annexes à 3,5 mètres ;

Dans les zones Ap1 et Ap3 : la hauteur de toute nouvelle construction est limitée à 6 m.

Dans la zone Ap2 : la hauteur de toute nouvelle construction est limitée à 10 m.

  • Dispositions particulières

Dans les cas d’une construction existante dépassant les hauteurs maximales fixées à la disposition précédente, les extensions et travaux de réhabilitation sont autorisés pour une hauteur équivalente, sans toutefois la dépasser.

Les hauteurs ci-dessus ne s’appliquent pas aux constructions et installations techniques nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, dès lors qu’existent des contraintes ou spécificités architecturales, techniques ou fonctionnelles dûment justifiées.

Article A 3 - biodiversité

Ambitions poursuivies

Les espaces agricoles et naturels sont le socle de la trame verte et bleue de la commune.

La mise en place des règles suivantes vise ainsi à maintenir la biodiversité au sein de ces zones et à limiter leur imperméabilisation.

Les constructions et aménagements veilleront à limiter leur impact sur l’imperméabilisation des sols et la biodiversité, ainsi qu’à favoriser la circulation de la faune et de la flore.

3.1 C oefficient de biotope par surface (CBS) et surface de pleine terre (PLT) Non réglementé.

3.2 Végétalisation et traitement des espaces libres Dans les zones Ap1 et Ap3 : l'implantation de châssis ou serres doit faire l'objet d'un accompagnement paysager permettant à ces derniers de s'intégrer au paysage environnant et de générer un impact visuel limité depuis les voies et emprises publiques. Cet accompagnement paysager se traduit, au minimum, par l'implantation de haies arbustives et arborées entre les châssis ou serres et les voies et emprises publiques.

3.3 Essences végétales et plantations L’utilisation des espèces exotiques ou invasives listées en annexe du présent document est interdite. Pour les haies, l’utilisation d’essences végétales diversifiées, adaptées au climat et nécessitant peu d’eau est exigée (cf. liste des essences recommandées en annexe).

Article A 4 -

qualité

architecturale,

environnementale et paysagère

urbaine,

Ambitions poursuivies

L’objectif est de préserver ces espaces dédiés à l’agriculture, tout en autorisant une gestion des constructions existantes, autres que celles liées à l’exploitation agricole, ainsi que les besoins en matière d’équipements d’intérêt collectif et services publics. Tous les travaux, ouvrages, installations, constructions ou aménagements de constructions existantes, par leur situation, leurs dimensions, leur conception, leur mode de réalisation ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, doivent prendre en compte l’intérêt et la qualité des lieux, des sites, des paysages naturels ainsi que la conservation des perspectives paysagères. La mise en place des règles suivantes vise à garantir la qualité des constructions en zones agricoles qui devront venir s’intégrer harmonieusement à leur environnement paysager.

4.1 Principes généraux d’intégration architecturale et paysagère des projets

Le choix de la localisation de la construction sur le territoire de l’exploitation répond, tout à la fois, aux besoins fonctionnels de la construction au regard de sa nature et pour minimiser son impact visuel dans le grand paysage.

Le choix d’implantation de la construction sur le terrain est guidé, dans l’objectif d’une insertion discrète dans son environnement, par :

  • la topographie du terrain pour limiter les mouvements de terrain ;
  • la préservation des espaces arborés et des haies ;
  • les mécanismes d’écoulement des eaux afin de préserver les sources, rus, systèmes de drainage et éviter les ravinements liés au ruissellement des eaux pluviales ;
  • la prise en considération des constructions implantées sur le terrain pour créer une harmonie d’ensemble et ainsi mettre en valeur l’équilibre des éléments bâtis et des espaces végétalisés et arborés existants.

L’extension des constructions existantes est conçue pour répondre au besoin fonctionnel lié à l’affectation de la construction, mais également pour obtenir une cohérence générale de l’ensemble bâti, sans exclure une architecture contemporaine.

Les dispositions générales, qui valent dans toutes les zones

Dispositions générales

Ville d’avignon

4.1 Règlement

Mode d’emploi sommaire

partie 1 : Mode d’emploi 5

1. Le règlement 6

2. Division du territoire en zones 7

3. Planches thématiques particulières 8

4. Composition du règlement des zones 9

5. Aide architecturale et environnementale 10

6. Dérogations au Plan Local d’Urbanisme 10 partie 2 : d ispositions applicables à l'ensemble des 13 zones

Définitions générales, champs d'application et modalités de calcul 31

Dispositions thématiques particulières 36

1. Coefficient de Biotope par Surface (CBS) et surface de pleine terre (PLT) 44

2. Stationnement 48

3. Dispositions relatives à la protection du cadre bâti, naturel et paysager, ainsi que des canaux 49

4. Équipements techniques et énergies renouvelables 52

5. Conditions de desserte par la voirie et les réseaux 53

6. Volumétrie et configuration des rez-de-chaussée commerciaux 54

7. Prise en compte des risques, nuisances et pollutions 57

8. Prise en compte des rejets

9. Marges de recul 59

partie 3 : règlement 61

Les zones d’habitat constitué 80

Les 14 autres zones d'Avignon

Fichiers à télécharger et sources

PLU d'Avignon, approuvé le 16/03/2026, 4 rubriques pour la zone 2AU.

Secteurs du plan : 2AUe, 2AUj, 2AUp, 2AUs, 2AUv.

Texte reproduit du règlement déposé au Géoportail de l'urbanisme. Seul le certificat d'urbanisme délivré par la mairie engage la commune sur ces règles.