Intitulé du document : ASPECT EXTERIEUR. I
Pour la zone III UB et le secteur III UBa
I. A) prescriptions applicables aux constructions sur existant : réhabilitations et surélevations#
1. STYLE DE CONSTRUCTION.
Les prescriptions suivantes ont pour but de définir les règles architecturales se rapportant aux travaux, quelque en soit l’importance sur les immeubles existants.
Sur toutes les voies, Les constructions devront présenter un aspect compatible avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, du site et des paysages.
2. 1. ASPECT GENERAL DES CONSTRUCTIONS.
- Le volume : la pente des toitures, la hauteur des constructions, la direction des faîtages doivent être déterminées en tenant compte des éléments voisins.
- Les matériaux : sauf pour la réhabilitation de toitures constituées en tuiles plates à leur origine, les couvertures devront être réalisées en tuiles traditionnelles, dites tuiles rondes ou tuiles canal, les enduits, les menuiseries et les boiseries extérieures doivent emprunter aux éléments correspondants des édifices voisins leur simplicité, leur couleur et leur modulation. Sont également autorisées les toitures végétalisées.
- Pour les constructions traditionnelles, les toitures terrasses très partielles (moins de 10 % du projet) peuvent être admises si elles sont végétalisées.
- Toitures - Les toitures des constructions nouvelles doivent s’intégrer au tissu existant en prenant en compte les particularités morphologiques et typologiques des quartiers (rythmes verticaux, largeurs des parcelles en façade sur voies, relief…) et des différents types de couvertures existants (toitures, terrasses, retraits……).
- Les pentes des toitures doivent être sensiblement égales à celle des toitures des constructions voisines, elles devront être le plus souvent comprises entre 25 et 35 %.
- Pour les toitures en pente, les dispositifs techniques de captage de l’énergie solaire devront être intégrés dans le plan de toiture sans débord. Les procédés de traitement par camouflage sont possibles.
- Une attention particulière sera portée sur la 5ème façade – les toitures terrasses peuvent être admises sous conditions sachant que la végétalisation sera privilégiée.
- Pour les toitures terrasses, les appareillages des climatiseurs ou autres appareils de traitement de l’air doivent faire l’objet d’un traitement ne les rendant pas perceptibles depuis les espaces publics ou privés ouverts au public ou en co-visibilité avec un édifice classé aux monuments historiques ou inscrits à l’inventaire supplémentaire. Les locaux techniques ou tout autre appendice prenant place en toiture doivent faire l’objet d’une intégration dans la composition d’ensemble de la construction.
- Tout matériau doit être utilisé selon ses propres qualités, à l’intérieur de son domaine spécifique d’emploi, par exemple, en règle générale, les parpaings doivent être enduits, les buses ne doivent pas servir de pilier de clôture et les pierres ne doivent pas être peintes. Les matériaux apparents en façades doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de conserver de façon permanente un aspect satisfaisant.
- Façades
- Les façades : leur La couleur des façades sera choisie en fonction du nuancier établi par la ville, les éléments et accessoires doivent être traités avec une simplicité extrême et en parfait insertion avec le site. Dans toute la mesure du possible, l’ordonnancement et l’aspect des façades anciennes seront rétablis en cas de réhabilitation. Toute canalisation ou gaine de transport devront s’intégrer à l’architecture des façades.
- Les façades commerciales, devantures et vitrines seront réalisées en tenant compte de l’architecture de l’ensemble de la construction et des dispositions anciennes, visibles ou cachées. Toute transformation devra respecter les caractéristiques principales de l’architecture ancienne. Le percement des vitrines ne doit pas dépasser les limites séparatives des constructions, même lorsqu’il s’agit d’une même activité ou d’une même unité foncière. Aucun élément de la devanture ne peut présenter de saillies sur le domaine public.
- Eléments de décor : aucune sculpture ou ornementation ancienne d’intérêt patrimonial de la façade ne doit être détruite ou recouverte.
2. ELEMENTS EN FACADES ET SAILLIES.
Afin de limiter leur impact visuel :
- Les climatiseurs doivent être disposés de manière à ne pas être visibles des voies publiques.
- Le caisson des mécanismes de fermeture des baies (volets roulants, rideaux de fer) doit être implanté à l’intérieur des constructions sauf impossibilité technique dans le cas de réhabilitation.
- Les paraboles doivent être disposées de manière à ne pas être visibles des voies publiques.
3. OUVERTURES.
L’organisation des ouvertures devra reprendre l’ordonnancement ancien des façades et les ouvertures devront respecter une proportion plus haute que large, exception faite sur les façades arrière non directement visibles depuis les voies et espaces publics limitrophes de la parcelle où pourront notamment être autorisées les baies vitrées horizontales. L’objectif est de respecter le rythme et les proportions des percements, des bandeaux et des corniches. A l’occasion d’une restauration, les encadrements de baies saillants en pierre de taille appareillée seront systématiquement conservés. En cas de percements ou de modifications d’ouvertures, les encadrements de baies seront récrées suivant le modèle des existants.
Les ouvertures cintrées donnant accès aux remises et aux garages en rez-de-chaussée doivent être maintenues, même si la destination des locaux est modifiée.
Sur les rues pour les rénovations de bâtiments, les balcons et les loggias sont interdits sauf :
- S’ils font partie de la composition originelle de la façade, - S’ils sont réalisés sous forme de terrasse couverte au dernier niveau.
4. MENUISERIES ET FERRONNERIES.
Les menuiseries anciennes (portes, portails, volets, fenêtres) doivent être conservées lorsque leur état le permet et éventuellement restaurées. Dans le cas de remplacement de menuiseries anciennes trop détériorées pour être conservées ou restaurées, les menuiseries nouvelles devront avoir une taille adaptée à l’ouverture existante (pas de fermeture partielle de l’ouverture).
Pour les constructions existantes, les volets seront en bois à peindre à l’exception des menuiseries des commerces. Pour les façades créées, les menuiseries seront de préférence en bois peints mais pourront également être en acier ou en aluminium.
D’autres matériaux que le bois pourront néanmoins être autorisés sous réserve de validation de l’Architecte des Bâtiments de France. Les volets à écharpe en Z sont interdits. Les ouvertures situées sur les façades non directement visibles depuis les voies et espaces publics limitrophes de la parcelle pourront être équipées de volets en aluminium laqué ou PVC, voire de volets roulants à coffre encastré au plan de la façade.
Les garde-corps et les ferronneries seront en barreaudage simple, d’un dessin traditionnel, exécutés en fer plat ou carré ;
Sont interdits :
- Les volutes et les renflements par rapport au plan vertical ; - Les barreaux torsadés et les grilles dites andalouses ; - Les balustres.
Les grilles de protection seront un barreaudage métallique droit. Les murs pignons, mitoyens ou non, laissés à découvert ou à édifier, doivent être traités en harmonie avec les façades principales lorsqu'ils sont visibles d'une voie. Notamment, les murs pignons limitrophes ou visibles d'une voie publique, devront être traités en façades, ouvertes ou non.
I. B) prescriptions applicables aux batiments neufs : constructions ex-nihilo et extensions#
Les constructions neuves doivent présenter un aspect compatible avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, du site et des paysages.
Une attention particulière devra être portée aux toitures :
- Les toitures des constructions nouvelles doivent s’intégrer au tissu existant en prenant en compte les particularités morphologiques et typologiques des quartiers (rythmes verticaux, largeurs des parcelles en façade sur voies, relief…) et des différents types de couvertures existants (toitures, terrasses, retraits……).
- Les pentes des toitures doivent être sensiblement égales à celle des toitures des constructions voisines, elles devront être le plus souvent comprises entre 25 et 35 %.
- Pour les toitures en pente, les dispositifs techniques de captage de l’énergie solaire devront être intégrés dans le plan de toiture sans débord. Les procédés de traitement par camouflage sont possibles.
- Une attention particulière sera portée sur la 5ème façade – les toitures terrasses peuvent être admises sous conditions sachant que la végétalisation sera privilégiée.
- Pour les toitures terrasses, les appareillages des climatiseurs ou autres appareils de traitement de l’air doivent faire l’objet d’un traitement ne les rendant pas perceptibles depuis les espaces publics ou privés ouverts au public ou en co-visibilité avec un édifice classé aux monuments historiques ou inscrits à l’inventaire supplémentaire. Les locaux techniques ou tout autre appendice prenant place en toiture doivent faire l’objet d’une intégration dans la composition d’ensemble de la construction.
- Tout matériau doit être utilisé selon ses propres qualités, à l’intérieur de son domaine spécifique d’emploi, par exemple, en règle générale, les parpaings doivent être enduits, les buses ne doivent pas servir de pilier de clôture et les pierres ne doivent pas être peintes. Les matériaux apparents en façades doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de conserver de façon permanente un aspect satisfaisant.
Les autres règles de l’article III UB 11 pour la zone III UB et le secteur III UBa relatives aux constructions sur existant exprimées en I.A) peuvent servir de principe pour l’insertion de constructions neuves dans le tissu urbain traditionnel. Toutefois, le cas échéant, elles ne sauraient faire échec à un projet d’architecture contemporain témoignant d’innovation ou de qualité.
II. Pour le secteur III UBb#
II. A) prescriptions applicables aux constructions sur existant : réhabilitations et surélevations#
Les prescriptions suivantes ont pour but de définir les règles architecturales se rapportant aux travaux, quelque en soit l’importance sur les immeubles et qui concerne uniquement les immeubles existants.
Elles auront pour objet de retrouver l’intégrité des procédés constructifs originels. Elles s’appliquent à tous les éléments de la construction.
Les constructions devront présenter un aspect compatible avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, du site et des paysages.
Tous les travaux, quels qu’ils soient, doivent viser à conserver ou à restituer (en cas de disparition ou d’altération) tous les éléments de détail tels que modénatures, sculptures, inscriptions, fresques, peintures, etc… apparents ou découverts à l’occasion de ces travaux.
1. ASPECTS GENERAUX DES CONSTRUCTIONS.
1.1 Façades#
1.1.1. Façades en pierre#
Les matériaux traditionnels destinés à être apparents doivent être dégagés et restaurés.
Sont interdits : - tous matériaux qui empêchent la restitution du matériau d’origine ; - l’emploi du ciment pour les joints, des raccords, en enduit ou en ragréage, ou en parties cachées ;
- les joints en ciment, les joints en creux, les joints en saillie ou les joints tirés au fer ; - tout matériau ou peinture d’imitation ; - l’appareillage en opus incertum ; - les joints peints ; - l’application d’enduit sur des parements pierre destinés à être apparents ; - Les placages de pierre dont l’épaisseur est inférieure à 8 cm (huit centimètres).
1.1.2. Façades enduites#
Les enduits seront réalisés de manière traditionnelle et comprendront les interventions chronologiques nécessaires à leur tenue et à leur aspect (gobetis, corps d’enduit et couches de finition).
Les enduits seront uniquement réalisés au mortier de chaux. Leur finition doit être talochée ou frotassée fin. La teinte des enduits sera conforme au nuancier conseil de la Ville de Nîmes. L’utilisation d’arête d’angle en PVC, galvanisée ou autre est interdite pour les encadrements des fenêtres, des portes, des chaines d’angle et bandeaux ou en règle générale tout angle saillant.
NOTA. : le doublage extérieur des façades et des toitures de bâtiments est interdit. 1.1.3. Badigeons et couleurs
La coloration des badigeons doit être obtenue uniquement par addition de colorants naturels. La coloration des façades à traiter sera conforme au nuancier conseil de la Ville de Nîmes.
1.1.4. Soubassements et modénatures#
Le raccord de la façade avec le sol est souvent amorti par un soubassement en relief, saillant par rapport au nu du reste de la façade. Cette saillie peut varier de 2 à 4 cm. Le soubassement peut aussi être réalisé en surépaisseur de l’enduit. La teinte des soubassements sera conforme au nuancier conseil de la Ville de Nîmes.
1.1.5. Balcons et loggias#
Les balcons existants seront conservés lorsqu’ils ont été créés en même temps que l’immeuble.
1.1.6. Ouvertures en façades et percements#
Certaines façades en pierre ou enduites comportent des traces ou des vestiges de baies anciennes qui doivent être conservées et restaurées. Pour les nouveaux percements les ouvertures doivent être de proportions traditionnelles, régionales, franchement rectangulaires dans le sens de la hauteur. La proportion de 1 x √2, ou 2 (pour la largeur) x 3 (pour la hauteur) constituent des références, les proportions des ouvertures anciennes doivent servir de modèle pour la création d’ouvertures nouvelles.
1.1.7 Réseaux, gaines et conduits#
Les gaines et conduits apparents en façades ou en pignons sont interdits.
1.1.8. Façades commerciales#
1.1.8.1. – Principes généraux#
Les façades commerciales doivent être limitées au rez-de-chaussée et ne doivent pas dépasser le bandeau du 1er étage ou le plafond du rez-de-chaussée, et ainsi ne pas empiéter sur l’allège des fenêtres du premier étage. Elles doivent respecter et faire apparaître le fractionnement de la trame du parcellaire ancien et la répartition générale des axes des baies des étages, y compris lorsqu’il s’agit d’une même activité.
Les créations de devantures doivent respecter le rythme des percements et d’architecture de l’ensemble de l’immeuble et toutes les dispositions anciennes dont la conservation est demandée.
Les dispositifs de sécurité tels que grilles extensibles, à enroulement, etc… doivent impérativement être situés à l’intérieur des locaux. Les seuils doivent être réalisés en pierre massive, dure, calcaire, du pays.
Aucune vitrine ne peut être saillante par rapport au nu de la façade, sauf dans le cas d'un projet de devanture en bois en applique.
Les rampes d’accès aux personnes à mobilité réduite (PMR) seront obligatoirement situées à l’intérieur des commerces ou immeubles, sans emprise sur le domaine public, sauf pour les équipements publics.
1.1.8.2. - Types de devantures#
Les devantures anciennes en bois, posées en applique sur les façades, présentant un intérêt architectural doivent être conservées et restaurées.
1.1.8.3. - Vitrines en retrait#
Les vitrines ne doivent pas masquer les arcs et les piédroits anciens.
1.1.8.4. - Matériaux et couleurs#
Les matériaux doivent être en harmonie avec la nature et les matériaux constitutifs des façades.
En règle générale, les couleurs seront conformes au nuancier conseil de la Ville de Nîmes. Sont interdits :
- Les matériaux brillants, clinquants, faussement « luxueux »; - Les matériaux factices ou dits reconstitués, imitant la pierre, le bois, etc… ; - Tous matériaux à base de matière plastique, même stratifiée, briques, béton apparent, grès cérame, faïence, granitos, mosaïque, béton translucide, placage de pierre, contre-plaqué de bois, panneaux de particules, plâtre, etc…apparents en façades.
2. MENUISERIES EXTERIEURES.
2.1. Les menuiseries extérieures sont répertoriées en deux catégories :
2.1.1. Menuiseries existantes#
Au cas où l’état des menuiseries existantes ne permettrait pas leur maintien, les menuiseries neuves devront reprendre les modénatures et les dispositions des menuiseries d’origines.
2.1.2. Menuiseries neuves#
Les menuiseries neuves doivent correspondre à l’architecture des façades, à leur style et à leur époque. 79
Toutes les menuiseries doivent être peintes dans une teinte conforme au nuancier conseil de la Ville de Nîmes.
2.2. Protection contre les inondations#
La pose de batardeaux permanents est interdite. Les systèmes employés doivent être entièrement démontables, on devra privilégier des systèmes anti-intrusion d’eau ne nécessitant pas la mise en place de glissières permanentes.
2.3. Volets et fermetures#
Les volets anciens doivent être conservés et restaurés.
Les volets extérieurs doivent être peints dans la même tonalité que celle retenue pour les croisées et conforme au nuancier conseil de la Ville de Nîmes. Sont interdits : les persiennes pliantes en tableaux, les volets à barres et écharpes (style Z), les volets métalliques, les volets PVC, les volets en fer, en aluminium, apparents ou laqués, brisés, roulants ou à enroulement.
2.4. Garde-corps, grilles de défense et ouvrages divers#
Les ouvrages anciens de serrurerie ou de grilles doivent obligatoirement être conservés et restaurés pour être maintenus en place. Ils doivent être soigneusement décapés, restaurés et protégés contre la corrosion, puis remis en peinture. La couche de finition doit présenter un aspect mat ou satiné, d’un ton soutenu. Dans le cas de création, les dessins fantaisistes ou étrangers à la région sont à exclure.
3. TOITURES.
3.1. Généralités#
La pente des toitures, en règle générale, doit être comprise entre 28 et 35 %.
Les terrasses couvertes, ou non, les séchoirs, existants, quand ils font parties de l’architecture initiale de l’immeuble, sont à conserver et à restaurer.
3.2.1 - Matériaux de couverture#
La couverture sera réalisée en tuiles de terre cuite de type traditionnel, dites « demi-ronde, creuse ou canal », dans les nuances de la nappe des couvertures existantes, de teinte claire et uniforme. La tuile de récupération est recommandée en couvert.
Sont interdites : les couvertures en tuiles à emboîtement ou tuiles mécaniques.
3.2.2 – Egouts, faîtages, arêtiers#
Les égouts, les faîtages et les arêtiers doivent être réalisés de manière traditionnelle, en respectant les mises en œuvre propre à chaque type de toiture et aux matériaux de couverture. Les scellements seront réalisés au mortier de chaux grasse et sables naturels.
3.2.3. – Souches#
Les souches nouvelles devront s’inspirer des modèles anciens, en fonction de l’époque de construction et de l’architecture de l’immeuble.
Les solins, les noues et les abergements des souches doivent être réalisés en plomb, en acier inoxydable plombé, en cuivre ou en zinc, et être les plus discrets possibles.
Les tourelles d’extraction de ventilation mécanique contrôlée ou similaire ne doivent en aucun cas dépasser le plan des toitures. Dans tous les cas ces équipements techniques doivent faire l’objet d’une étude d’implantation détaillée soumise à l’approbation de l’architecte des bâtiments de France.
Les couronnements en béton préfabriqué, type aspirateur statique, les couronnements et sorties métalliques les souches du commerce ne répondant pas aux prescriptions du règlement sont interdites. Pour les couvertures les tuiles « canal » sont recommandés.
3.2.4. – Gouttières, descentes pluviales, cuvettes et dauphins#
Le zinc est le seul matériel acceptable pour réaliser les gouttières et les descentes pluviales.
Les coudes dans le plan des façades et les descentes obliques, sont interdits. Les descentes pluviales doivent être utilisées uniquement pour ce seul usage. Pour chaque descente d’Eaux Pluviales, on devra équiper celle-ci en pied, d’un dauphin en fonte de deux éléments (2 m de haut) qui sera peint aspect mat RAL – 7001.
II. B) prescriptions applicables aux batiments neufs : constructions ex-nihilo et extensions#
Les constructions neuves doivent présenter un aspect compatible avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, du site et des paysages.
Une attention particulière devra être portée aux toitures :
La pente des toitures, en règle générale, doit être comprise entre 28 et 35 %.
Dans le seul cadre d’une création architecturale contemporaine, une toiture non traditionnelle peut être admise (toiture terrasse ou à faible pente…) à condition qu’elle contribue à une composition architecturale signifiante de qualité et intégrée à son environnement naturel et bâti proche. Dans les cas de toitures terrasses autorisées, l’acrotère doit être accompagné d’une couvertine, d’une corniche simple ou de tout autre système afin de protéger le mur de façade des effets de ruissellement. Le garde-corps de sécurité devra être le plus discret possible, par relèvement de l’acrotère ou avec un dispositif transparent ou en partie ajouré.
Les terrasses couvertes, ou non, les séchoirs, existants, quand ils font parties de l’architecture initiale de l’immeuble, sont à conserver et à restaurer.
Hors toiture non traditionnelle autorisée dans le cadre d’une création architecturale contemporaine évoquée ci-dessus (cf. Généralités), la couverture sera réalisée en tuiles de terre cuite de type traditionnel, dites « demi-ronde, creuse ou canal », dans les nuances de la nappe des couvertures existantes, de teinte claire et uniforme. La tuile de récupération est recommandée en couvert.
Sont interdites : les couvertures en tuiles à emboîtement ou tuiles mécaniques.
- Egouts, faîtages, arêtiers
Les égouts, les faîtages et les arêtiers doivent être réalisés de manière traditionnelle, en respectant les mises en œuvre propre à chaque type de toiture et aux matériaux de couverture. Les scellements seront réalisés au mortier de chaux grasse et sables naturels.
Les solins, les noues et les abergements des souches doivent être réalisés en plomb, en acier inoxydable plombé, en cuivre ou en zinc, et être les plus discrets possibles.
Les tourelles d’extraction de ventilation mécanique contrôlée ou similaire ne doivent en aucun cas dépasser le plan des toitures. Dans tous les cas ces équipements techniques doivent faire l’objet d’une étude d’implantation détaillée soumise à l’approbation de l’architecte des bâtiments de France.
Les couronnements en béton préfabriqué, type aspirateur statique, les couronnements et sorties métalliques les souches du commerce ne répondant pas aux prescriptions du règlement sont interdites.
- Gouttières, descentes pluviales, cuvettes et dauphins
Le zinc est le seul matériel acceptable pour réaliser les gouttières et les descentes pluviales.
Les coudes dans le plan des façades et les descentes obliques, sont interdits. Les descentes pluviales doivent être utilisées uniquement pour ce seul usage. Pour chaque descente d’Eaux Pluviales, on devra équiper celle-ci en pied, d’un dauphin en fonte de deux éléments (2 m de haut) qui sera peint aspect mat RAL – 7001.
Les autres règles relatives aux constructions sur existant exprimées en II.A) peuvent servir de principe pour l’insertion de constructions neuves dans le tissu urbain traditionnel. Toutefois, le cas échéant, elles ne sauraient faire échec à un projet d’architecture contemporain témoignant d’innovation ou de qualité.
III. Pour l’ensemble de la zone III UB (y compris les secteur III UBa et III UBb) et pour tout type de construction (extensions, réhabilitations, surélévations et constructions ex-nihilo)
1. CLOTURES. Les clôtures devront être en harmonie avec l’environnement. Leur hauteur devra être mesurée du côté où le terrain naturel est le plus élevé. Les murs de clôtures bordant des voies, fermant les jardins privés et les cours, doivent être conservés et restaurés s'ils présentent un intérêt architectural et s'ils correspondent à des dispositions anciennes. Les clôtures à créer, sont à considérer comme des "façades" et doivent être étudiées en s'inspirant de modèles anciens de murs appareillés ou moellons enduits, murs bahut surmontés de grilles peintes en respectant leurs proportions et modénatures. L’usage à nu des matériaux destinées à être enduit est interdit.
Elles sont de 2 types :
a) En murs pleins d'une hauteur maximale de 2 m (deux mètres), de nature identique à la façade et surmontés d'un couronnement s'harmonisant avec la modénature et l'aspect des façades de la rue. Les accès véhicules doivent être traités en portes cochères et les accès piétons suivant les dispositions anciennes des entrées d'immeubles.
b) En murs pleins d'une hauteur minimale de 90 centimètres surmontés d'une grille, l'ensemble ne devant pas excéder 2 m (deux mètres).
Une seule porte cochère ou porte de garage sera admise par voie limitrophe du projet (sauf exception concernant les dispositifs d'entrée et sortie des parkings collectifs enterrés). Les portes de garage doivent être réalisées avec la même qualité que les portails anciens, sauf immeuble moderne, en respectant les caractéristiques et la modénature des façades.
Toute édification de clôture sera soumise à déclaration préalable au titre de l’article R. 421-12 du code de l’urbanisme et cela sur la totalité du territoire communal.
2. CLIMATISEURS, POMPES A CHALEUR, CAPTEURS SOLAIRES.
L'emploi de capteurs solaires n'est autorisé que dans la mesure où les dispositifs peuvent être harmonieusement intégrés dans les projets de construction ou de réhabilitation.
Les panneaux solaires sont autorisés à condition d’être intégrés au plan de toiture (et non pas posés sur la toiture) à condition que le pan de toiture concerné soit non visible.
Dans le secteur à plan masse n°1 les installations solaires pourront être dissociées du plan de toiture sous réserve qu’un dispositif architectural les intègre harmonieusement.
Les groupes de climatisation et les pompes à chaleur sont interdits en façade. Ils doivent être dissimulés au mieux dans le volume des constructions.
Pour rappel, les paraboles et les caissons externes de climatiseurs sont soumis à déclaration préalable.
Les climatiseurs ne doivent pas être directement visibles depuis l’espace public : - Soit qu’ils soient implantés sur l’espace privé (cour, courette, jardin) ; - Soit qu’ils soient encastrés dans la maçonnerie de la façade, dans une baie aménagée à cet effet et masqués à la vue par un volet adapté, peint dans la nuance de la façade. La pose de climatiseurs sur console ou potence en façade sur rue est en tout état de cause interdite.
Les coffrets techniques des compteurs de gaz, eau, électricité doivent, sauf impossibilité technique, être regroupés et encastrés au mur de la façade ou de clôture.
3. PUBLICITES, ENSEIGNES, PREENSEIGNES.
La publicité lumineuse éventuelle sera mise en place de façon à ne pas créer de gêne pour l’environnement et la circulation.
4. LES PYLONES, PARATONNERRES, ANTENNES, PARABOLES.
Leur implantation doit être déterminée dans un souci d’esthétique par leur forme, leur couleur et leur disposition et être le moins visible possible depuis l’espace public.
La pose de paraboles en façade ou sur balcon est interdite ; elles doivent être placées en toiture et en recul par rapport aux façades. Pour les infrastructures de radiotéléphonie mobile, le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002 fixe les zones d’exclusion.